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Maison blanche le 15 septembre 2020: de gauche à droite, le Premier ministre israélien Netanyahu, le président américain Trump, le chef de la diplomatie du Bahreïn al-Zayani et son homologue des Emirats Abdallah ben Zayed

Israël se fait deux nouveaux amis dans le monde arabe, les Emirats et Bahreïn

15 min

Après l'Egypte et la Jordanie, les Emirats arabes unis et Bahreïn signent un accord historique avec Israël. Un succès diplomatique majeur pour Donald Trump qui a présidé ce soir à Washington la cérémonie de signature.

Maison blanche le 15 septembre 2020: de gauche à droite, le Premier ministre israélien Netanyahu, le président américain Trump, le chef de la diplomatie du Bahreïn al-Zayani et son homologue des Emirats Abdallah ben Zayed
Maison blanche le 15 septembre 2020: de gauche à droite, le Premier ministre israélien Netanyahu, le président américain Trump, le chef de la diplomatie du Bahreïn al-Zayani et son homologue des Emirats Abdallah ben Zayed Crédits : ALEX WONG / GETTY IMAGES NORTH AMERICA - AFP

Une fois n'est pas coutume pour un homme qui déchaîne l'hostilité d'une bonne partie de la communauté internationale, Donald Trump est apparu ce soir à Washington en faiseur de paix. C'est sous l'égide du président américain qu'Israël et deux pays arabes, les Emirats Arabes Unis et Bahreïn, ont signé un accord historique à la Maison Blanche. Un accord qui établit de vraies relations diplomatiques entre les parties en présence. Jusqu'à aujourd'hui, seuls deux autres autres pays arabes, l'Egypte en 1979, et la Jordanie en 1994, avaient signé des traités de paix avec l'Etat hébreu. Grégory Philipps nous appelle de Washington.   

Cet accord, les Palestiniens le rejettent. Leur président Mahmoud Abbas exprime sa colère ce soir dans un communiqué : il  n'y aura aucune paix au Proche-Orient sans la fin de l'occupation israélienne, affirme Mahmoud Abbas.

LES AUTRES TITRES DU JOURNAL

Alexeï Navalny est de retour, en tout cas sur les réseaux sociaux. L'opposant russe, victime d'un empoisonnement au Novitchok en août, s'est affiché aujourd'hui sur Instagram. Son état de santé s'est amélioré ces derniers jours.  Les médecins allemands de l'hôpital de la Charité à Berlin ont donc réussi à sauver Navalny qui a voulu partager sa joie avec ses très nombreux abonnés. Ils sont 1,7 millions à le suivre sur Instagram. Les précisions d'Eric Biégala.

Alexeï Navalny pose pour un selfie avec sa femme et ses enfants le 15 septembre 2020 à l'hôpital de la Charité à Berlin
Alexeï Navalny pose pour un selfie avec sa femme et ses enfants le 15 septembre 2020 à l'hôpital de la Charité à Berlin Crédits : Compte Instagram d'Alexeï Navalny - AFP

Le Conseil des ministres examinera demain matin un texte qui prolonge de six mois les mesures de restrictions liées à l'épidémie de Covid-19. Il s'agit en fait de la loi qui organise selon les termes officiels la sortie de l'état d'urgence sanitaire. Le rebond de l'épidémie en France impose cette prolongation, estime le gouvernement.  Mais pour l'instant, les restrictions sont localisées, comme en Gironde ou dans les Bouches-du-Rhône, deux départements qui viennent de limiter les rassemblements. Et justement, cette gestion au cas par cas de la Covid-19 est critiquée par l'opposition. Le reportage de Rosalie Lafarge.

Emmanuel Macron a le sens de la formule quand il s'agit de défendre la 5G. Devant le gratin des entreprises françaises du numérique, le président a ironisé hier sur ceux qui s'opposent au déploiement de cette technologie au nom de la défense de l'environnement : ils défendraient le "modèle Amish" en souhaitant finalement "le retour à la lampe à huile". Il reste que derrière cette petite phrase présidentielle se cache un véritable débat de société. L'analyse de Catherine Petillon.

Le gouvernement soutient un amendement qui facilite l'expulsion des squatteurs. Le texte oblige les préfets à apporter sous 48 heures une réponse aux propriétaires dont la résidence est squattée. Il sera examiné demain à l'Assemblée dans le cadre du projet de loi "Asap" (Accélération et simplification de l'action publique). Cet amendement intervient quelques jours après l'affaire médiatisée de Théoule-sur-Mer dans les Alpes-Maritimes : un couple de retraités lyonnais avait eu la mauvaise surprise de voir leur résidence secondaire occupée par une famille de la région parisienne. Il avait fallu plusieurs jours pour obtenir leur départ.  Pourquoi est-il si difficile pour un propriétaire de faire expulser un squatteur ? Eléments de réponse avec l'invité de ce journal, Jérôme Maudet, avocat au barreau de Nantes, spécialiste en droit public. 

Théoule-sur Mer le 10 septembre 2020 : Henri Kaloustian, le propriétaire de la maison squattée pendant trois semaines, a finalement repris possession des lieux
Théoule-sur Mer le 10 septembre 2020 : Henri Kaloustian, le propriétaire de la maison squattée pendant trois semaines, a finalement repris possession des lieux Crédits : Patrice Lapoirie, PHOTOPQR/NICE MATIN - Maxppp
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Pour Jérôme Maudet, les squatteurs dévoient à leur bénéfice les lois qui protègent les locataires
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