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Des personnels de sécurité du Capitole repoussent un assaut alors que des morceaux de la fenêtre d'une porte viennent d'être brisés de l'extérieur par des manifestants pro-Trump.

Des partisans de Donald Trump ont forcé le Capitole et semé le chaos à Washington

15 min

La situation a dégénéré comme jamais ce mercredi à Washington. La séance du Congrès qui devait certifier la victoire de Joe Biden à la présidentielle a été interrompue vers 20h30 heure de Paris. Des dizaines de manifestants pro-Trump ont pénétré dans l'enceinte même du Capitole.

Des personnels de sécurité du Capitole repoussent un assaut alors que des morceaux de la fenêtre d'une porte viennent d'être brisés de l'extérieur par des manifestants pro-Trump.
Des personnels de sécurité du Capitole repoussent un assaut alors que des morceaux de la fenêtre d'une porte viennent d'être brisés de l'extérieur par des manifestants pro-Trump. Crédits : Bill O'Leary / The Washington Post - Getty

[Dernière actualisation de cette page à 0h30 heure de Paris]  Ces manifestants pro-Trump ont pénétré dans l'enceinte du bâtiment qui sert de siège au Congrès, le pouvoir législatif des États-Unis. Particulièrement véhéments à l'égard des journalistes, ils ont réussi à forcer les barrages de police qui protégeaient l'édifice. L'un d'entre eux s'est même assis au bureau de Nancy Pelosi, la présidente démocrate de la Chambre des représentants, avec un message laissé sur son clavier : "We will not back down", "nous ne reculerons pas".

Le vice-président Mike Pence a été évacué en urgence. 

Dans ce journal, le récit de notre correspondant Grégory Philipps et extrait de l'intervention de Donald Trump devant ses partisans un peu plus tôt dans la journée. Le président battu refusant obstinément de reconnaître sa défaite. Ce discours incendiaire de Donald Trump semble donc avoir incité ses  partisans à passer à l'action, si l'on peut dire. Le Président républicain qui a fini bien plus tard par demander à ses partisans de rentrer chez eux, estimant sur Twitter que "Nous avons besoin de paix, nous avons besoin de la loi et de l'ordre". Mais en répétant que l'élection avait été "volée".

Une femme blessée par balle dans l'enceinte est décédée, a déclaré à l'AFP vers minuit heure de Paris une porte-parole de la police, Alaina Gertz. Le chef de la police de Washington, Robert Contee, a précisé lors d'une conférence de presse qu'une enquête avait été ouverte, sans livrer aucune information sur les circonstances du drame.
Un policier a ouvert le feu sur un individu à l'intérieur du Capitole, avait auparavant rapporté la chaîne d'information NBC News. Et selon CNN, plusieurs membres des forces de l'ordre ont été blessés et l'un d'entre eux, au moins, a été hospitalisé.

Affrontements aux abords du Capitole entre pro-Trump et forces de l'ordre.
Affrontements aux abords du Capitole entre pro-Trump et forces de l'ordre. Crédits : Joseph Prezioso - AFP
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Des militants pro-Trump posent à l'intérieur du Capitole.
Des militants pro-Trump posent à l'intérieur du Capitole. Crédits : Saul Loeb - AFP

Le président élu Joe Bien a pris la parole pour évoquer une "sédition" et un "spectacle vu aujourd'hui absurde". L'ancien vice président démocrate a estimé que "Notre démocratie subit une attaque inédite", rappelant qu'elle est "fragile". Et de conclure : "Président Donald Trump, levez-vous".

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Des élus ont dénoncé une tentative de coup d'Etat. "Nous assistons à une tentative de coup d'Etat encouragée par le criminel de la Maison Blanche. C'est voué à l'échec", a tweeté le représentant démocrate William Pascrell, en faisant référence à Donald Trump. "Il ne s'agit pas d'une manifestation. C'est une tentative de coup d'Etat", a de son côté estimé l'élue démocrate Diana DeGette, en dénonçant "l'anarchie fomentée par notre propre président".

Couvre-feu à Washington. La maire de Washington, Muriel Bowser, a annoncé l'instauration d'un couvre-feu à partir de 18 heures (minuit, heure de Paris). Il doit durer jusqu'à jeudi matin à 6 heures (midi, heure de Paris), a annoncé Muriel Bowser dans un communiqué publié sur Twitter, en précisant que les travailleurs essentiels ainsi que les journalistes en étaient exemptés.

Des militaires de la Garde nationale de Washington et des Etats voisins de Virginie et du Maryland ont été mobilisés pour tenter de rétablir l'ordre dans la capitale fédérale en proie à une situation insurrectionnelle.

Les condamnations de l'ensemble des anciens présidents

Les anciens présidents américains dans leur totalité, de Jimmy Carter à Barack Obama, ont fermement condamné mercredi ces violences.

Les messages des anciens présidents publiés sur Twitter.
Les messages des anciens présidents publiés sur Twitter. Crédits : Captures d'écran

"L'Histoire se souviendra des violences aujourd'hui au Capitole, encouragées par un président qui a menti sans relâche sur l'issue d'une élection, comme d'un moment de déshonneur et de honte pour notre pays", a notamment jugé Barack Obama dans un communiqué.

Pour le républicain George W. Bush, l'irruption de partisans pro-Trump au Capitole et l'interruption de la séance de certification de la victoire de Joe Biden à la présidentielle pendant plusieurs heures étaient dignes d'une "république bananière". "Je suis consterné par le comportement irresponsable de certains dirigeants politiques depuis l'élection et par le manque de respect montré aujourd'hui à l'égard de nos institutions, de nos traditions et de nos forces de l'ordre", a souligné le 43e président des Etats-Unis.

Les réactions internationales

- Le chef de la diplomatie de l'Union européenne, Josep Borell, a dénoncé un "assaut inédit contre la démocratie américaine". Selon lui, via Twitter, "Il s'agit d'une attaque invisible contre la démocratie américaine, ses institutions et la primauté du droit. Ce n'est pas l'Amérique. Les résultats des élections du 3 novembre doivent être pleinement respectés."

- La présidente de la Commission européenne a dit croire "en la force des institutions et de la démocratie américaines". Ursula von der Leyen de citer un tweet de Joe Biden et de souligner sa "hâte de travailler avec lui en tant que prochain président des États-Unis". 

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- "Les violences contre les institutions américaines sont une atteinte grave contre la démocratie", a déploré Jean-Yves Le Drian, le ministre français des Affaires étrangères. "Je les condamne. La volonté et le vote du peuple américain doivent être respectés", a-t-il écrit sur le réseau social.

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- Le Premier ministre britannique Boris Johnson a dénoncé des "scènes honteuses" et appelé à une transition "pacifique et ordonnée" du pouvoir vers le démocrate Joe Biden. "Les Etats-Unis sont les défenseurs de la démocratie dans le monde entier", a-t-il estimé dans un tweet, "et il est désormais vital que le transfert de pouvoir se fasse de manière pacifique et ordonnée".

- Pour le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, "Trump et ses partisans devraient en fin de compte accepter la décision des électeurs américains et cesser de piétiner la démocratie, les paroles incendiaires se muent en actions violentes".

Enfin, le chef de l'Otan, Jens Stoltenberg, a évoqué des "scènes choquantes" et appelé au respect du résultat de la présidentielle remportée par Joe Biden.

Dans le reste de l'actualité

Jean Castex tiendra demain soir à 18h une nouvelle conférence de presse sur la crise sanitaire. Le Premier ministre devrait confirmer officiellement la prolongation de la fermeture des établissements de restauration au-delà du 20 janvier, date initialement évoquée pour leur réouverture. Ce soir, le secrétaire d'Etat au Tourisme Jean-Baptiste Lemoyne confirme que les remontées mécaniques ne rouvriront pas demain dans les stations de ski. Le Conseil des ministres de ce matin, le premier de l'année, a été largement consacré à la lutte contre le coronavirus. Face aux critiques de l'opposition, le gouvernement affirme accélérer la campagne de vaccination. Les explications d'Antoine Marette.

Pour accélérer cette campagne de vaccination, des élus prennent des initiatives. Exemple en Occitanie, la présidente de la région, la socialiste Carole Delga, le président PS du département de l'Hérault Kléber Mesquida et le député LREM Patrick Vignal tiendront demain une conférence de presse commune. Objectif, proposer au gouvernement d'organiser cette campagne de vaccination sur leur territoire. Le député Patrick Vignal est l'invité de ce journal.

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5 min
Patrick Vignal : "Nous devons sonner la charge contre ce virus, et les politiques doivent mouiller la chemise"
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