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Graphique représentant les cas où le port du voile est interdit en France

Emmanuel Macron appelle à ne pas stigmatiser les musulmans

14 min

Le président est intervenu ce soir pour tenter de mettre fin à la polémique sur le voile lors des sorties scolaires, alors qu'Edouard Philippe avait exclu hier de légiférer sur la question. Le sujet divise la majorité.

Graphique représentant les cas où le port du voile est interdit en France
Graphique représentant les cas où le port du voile est interdit en France Crédits : KUN TIAN, ANNE-SOPHIE THILL - AFP

La polémique grandissante sur le port du voile aura donc obligé Emmanuel Macron à sortir de sa réserve. A l'issue du sommet franco-allemand de Toulouse ce soir, le président a appelé à ne pas stigmatiser les musulmans. Le chef de l'Etat qui espère clore la controverse provoquée par un élu du Rassemblement national. En pleine séance du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, Julien Odoul avait pris à partie une mère de famille voilée présente dans le public avec un groupe d'enfants.  Depuis, la classe politique se déchire sur la nécessité ou non d'interdire les sorties scolaires aux femmes voilées. L'intervention du Premier ministre hier à l'Assemblée n'aura pas suffi à éteindre l'incendie. D'où peut-être l'intervention d'Emmanuel Macron ce soir. On retrouvera à Toulouse Julie Marie-Leconte.

Cette question du voile commence à diviser sérieusement la majorité. Le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer avait déclaré dimanche que, je cite, "le voile en soi n'est pas souhaitable dans notre société". Hier, c'est la députée Aurore Bergé, porte-parole de la République en marche, qui se disait prête à voter une loi interdisant les sorties scolaires aux femmes voilées.  Une loi proposée par le député Les Républicains Eric Ciotti. Initiative aussitôt condamnée par plusieurs députés LREM sur Twitter sous le hashtag "Not in my name" (pas en mon nom). A l'évidence, il y a au sein de la Macronie des sujets identitaires qui ne font pas l'unanimité. On écoutera l'analyse du politologue Benjamin Morel, professeur à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

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Donald Trump menace à nouveau la Turquie de graves sanctions économiques si l'armée turque poursuit son offensive en Syrie. Le vice-président américain Mike Pence sera à Ankara demain pour rencontrer le président Erdogan. La correspondance d'Anne Andlauer. 

Les journalistes qui couvrent cette offensive turque travaillent dans des conditions très difficiles, souvent au péril de leur vie. Deux reporters kurdes ont trouvé la mort dimanche dans un bombardement turc. Nous en parlerons avec l'invitée de cette édition, Catherine Monnet, rédactrice en chef adjointe à Reporters sans frontières.

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Des miliciens pro-turcs tirent sur les positions kurdes près de la ville-clé de Ras al-Aïn Crédits : NAZEER AL-KHATIB - AFP
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Catherine Monnet évoque "une situation sécuritaire extrêmement dangereuse" pour les journalistes en Syrie

Au Maroc, le roi Mohammed VI a finalement gracié la journaliste Hajar Raissouni. Cette jeune femme de 28 ans avait été condamnée à un an de prison pour avortement illégal et relations sexuelles hors mariage. L'affaire avait scandalisé une bonne partie de l'opinion publique marocaine. Ce soir, Hajar Raissouni est sortie de prison avec son fiancé et son médecin, qui avaient été condamnés en même temps qu'elle. La correspondance de Théa Ollivier.

Intervenants
  • rédactrice en chef adjointe à RSF (Reporters sans frontières)
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