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JOURNAL 6H30 par Jocelyne Jean

6 min
À retrouver dans l'émission

Le monde .fr revient sur la cacaphonie européenne face à la crise qui touche la Grèce et plus largement la zone euro. Philippe Ricard met le doigt sur ce qui divise, entre la position de la France, dont les banques explique t il, sont les plus exposés et qui est pour une forme de roulement de la dette, afin d'inciter les créanciers volontaires à maintenir leur exposition à la dette souveraine grecque.. et les positions de l'Allemagne,des Pays Bas et de la Finlande qui plaident pour un rééchelonnement de la dette. On l'a vu après la réunion de l'Europgroupe hier ,rien n'est réglé, tout reste en suspens. Guillaume Goubert dans la Croix,fait un parrallèle entre ce qui se passe aux Etats Unis ..les négociations pour augmenter le plafond de la dette américaine et ce qui se déroule en Europe. Pour lui que l'on soit d'un coté ou de l'autre de l'Atlantique, le problème est le même.Aux Etats Unis , présidence et parlement s'opposent sur les remèdes pour réduire la dette.. et au sein de l'union européenne,ce sont les etats membres qui tergiversent, s'enlisant ,écrit le journaliste de la Croix, dans des discussions techniques qui font parfois penser au sexe des anges..Dans la presse de la Manche, Jean Levallois s'alarme de la chute de la bourse. Le phénomène des dominos se poursuit avec l'inquiétude liée à la situation de la dette italienne..Une crise, qui , de proche en proche, nous atteindrait , entrainerait des mesures extrêmes d'austérité, touchant tout le monde, mais du meme coup, touchant chacun de nous.Au Portugal, c'est déja le cas. toujours sur le monde .fr Un article de Thomas Baietto nous plonge dans le quotidien des portugais, qui titre-t-il sont en colére contre Moody's. "Nous réagissons très mal" s'indigne Ines Furtado professeur de 60 ans : "après tout ce que nous avons souffert, et ce que nous allons souffrir encore", faisant allusion à la décision de l'agence de notation d'abaisser de 4 points la note de la dette du Portugal.Les mesures d'austérité frappent durement la population. Jony Peireira, un internaute de 34 ans pense que c'est le mode de vie des portugais qui est aussi touché. "le portuguais", raconte t il "traditionnellement sort beaucoup le soir, mange à l'extérieur" et il constate qu'autour de lui, il voit des restaurants fermer. "les gens sont tristes et résignés" conclut il.Les attaques contre les ambassades de france et des états unis en syrie font aussi réagir.L'occassion pour Nadira Bouazza sur l'Express.fr de revenir le dialogue national annoncé par Bachar el Assad dans sa dernière apparatition à la télévision le 20 juin dernier..Le dialogue national lancé dimanche, qui s'est poursuivi hier, sans qu'aucun opposant ne reponde à l'appel, ne convaint personne ni les foules, ni les responsables occidentaux écrit elle. Appelée "rencontre de concertations", cette réunion n'ouvre pas la voie à une véritable transition politique en Syrie, au contraire elle semble confirmer l'entêtement du régime alaouite à se maintenir, malgré une mobilisation croissante dans le pays.Nadira Bouazza explique que le déplacement des ambassadeurs américain et français à Hama déplaît fortement au régime , et le conforte dans sa position traditionnelle: dénoncer l'existence d'un complot israélien ou occidental. L'étau se resserre sur le régime mais il est difficile de jauger jusqu'où celui-ci est prêt à aller pour se maintenir au pouvoir. Les actes de torture qu'on lui impute décrédibilisent évidemment toute initiative de "dialogue national". Dans le journal de la Haute Marne, Patrice Chabane s'insurge contre ce qu'il appelle "le coup des manifestations spontanées, c'est de la très grosse ficelle!" et de pointer du doigt que le fait d'attaquer une ambassade est extrement grave sur le plan international..Cela revient à agresser un pays étranger. mais il constate que Bachar el Assad sait bien que l'on ne viendra pas l'attaquer. Pierre Barbancey de l'Humanité a réussi lui à aller à Damas. Il décrit la capitale syrienne, écrasée par la chaleur, avec des thermomètres géants qui affichent 45 degrès . La brise décrit t il, agite les milliers de drapeaux syriens accrochés à la hâte par les tenants du pouvoir, souvent accompagnés de portraits de Bachar el Assad. Il donne la parole à Michel Kilo un opposant qui a déja purgé plusieurs peines de prisons pour ses idées. Michel kilo qui explique pourquoi l'opposition ne veut pas participer au fameux dialogue national. "pour qu'il y ait un dialogue, il faut arreter la répression, libérer les prisonniers, autoriser les manifestations. Autre son de cloche avec Wahhid abed Rabbo, rédacteur en chef d'el watan qui a particpé aux premières réunions et qui se veut résolument optimiste. Toujours interrogé par l'envoyé spécial de l'Humanité, il explique que les gens qui ont parlé ont été très critiques, et que d'ici deux semaines les syriens pourront, selon lui ,s'apercevoir du sérieux des mesures.et Pierre Barbancey de conclure qu'il n'est pas certain que la lame de fond qui secoue le pays se calme avec quelques mesures, tant la colère et la volonté de changement sont profondes.

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