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La revue de la presse en ligne du 06/01

6 min
À retrouver dans l'émission

par Solenne LE HEN

L'organigramme ne sera officialisé que le 18 janvier prochain, mais déjà tous les journaux en ligne ce matin ont une idée assez précise de ce que sera le nouvel UMP.

Selon le Parisien-Aujourd'hui en France, Jean-François Copé, récemment investi à la tête du parti présidentiel, nommera 4 délégués généraux, Bruno Lemaire, Edouard Courtial, Nadine Morano et Michèle Tabarot. Des nominations officialisées la semaine prochaine. Ces quatre-là seront secondés par des délégués généraux adjoints, tous de sensibilité politique différente.

En novembre, déjà, deux secrétaires généraux adjoints avaient été désignés, Hervé Novelli et Marc-Philippe Daubresse.

Ce n'est pas tout. Il y aura aussi bientôt des secrétaires nationaux, avec leurs délégués, leurs adjoints. "On va en nommer beaucoup", a prévu Copé. Qui reconnait dans 20 minutes, "ça fera un peu armée mexicaine".

Des sensibilités différentes, a donc promis Jean-François Copé. Il faut de tout pour faire l'UMP, mais quand même, être copéiste, ça aide bien sur le CV.

Ainsi parmi les nouveaux promus, raconte le Parisien-Aujourd'hui en France, Bruno Le Maire, un proche de Copé. Il sera en charge du projet, épaulé par Valérie Rosso-Debord, l'une des rares députés trentenaires de l'Assemblée, réputée elle aussi proche de Copé.

Un autre jeune député, Edouard Courtial, plutôt tendance Hortefeux lui, pilotera les fédérations. Et sera pour cela secondé par Catherine Vautrin, copéiste, et peut-être par Philippe Cochet, du même bord.

En charge de la formation des élus, des militants et des futurs candidats, Michèle Tabarot, une "très proche", cette fois. Allez faire la différence entre "proche" et "très proche", visiblement, cela a son importance pour être noté par le journal.

Et puis pour finir le tableau de cet UMP tendance Copé, exeunt les anciens cadres. Rue 89 s'intéresse au sort de Dominique Paillé, qui vraisemblablement ne sera pas reconduit à la fonction de porte-parole. L'intéressé prend acte de cette décision, amer. Surtout après la polémique lancée par le JDD. Copé y accusait Paillé de critiquer un peu trop, et un peu trop ses positions tant qu'à faire. "Un jour il critiquait les affiches, un autre il déplore mes propositions sur les 35 heures", se plaignait le nouveau secrétaire général.

Et puis porte-parole, c'est une fonction "ringarde", selon le Télégramme de Brest. Oui, désormais, chacun s'exprimera sur ses sujets, prédit plutôt 20 minutes.

"Copé a plutôt envie de faire la com de l'UMP lui-même", dénonce Paillé, qui redoute une "chasse aux sorcières" selon ses propres termes. Ambiance.

Surtout, Dominique Paillé digère mal, car il pourrait se retrouver "sur la paille" selon un bon mot du Canard enchaîné paru hier. En tant que porte-parole, il touche, ou touchait, 8 000 euros par mois. Un salaire jugé excessif par la direction du parti. Rue 89 rappelle qu'hormis le porte-parolat, Dominique Paillé n'a aucun mandat, il a été battu aux dernières législatives et sénatoriales.

Finalement, celui qui s'en sort bien dans cette affaire, c'est Frédéric Lefèvre, la "doublette de Paillé" récemment nommé au gouvernement.

Enfin le patron de l'UMP fait le ménage chez les jeunes aussi, assure 20 minutes. Benjamin Lancar, le président des Jeunes Pop, n'est plus en odeur de sainteté et aurait été prié de se faire plus discret. Les jeunes de Génération France, le club de Copé, pourraient prendre le relais.

Bref, voilà comment on verrouille le parti présidentiel.

Le site du Figaro précise que tout cela, "tout dans l'action et le parcours de Jean-François Copé doit être mis en relation avec son "destin" de briguer la présidence de la République et de s'installer à l'Elysée en 2017". "C'est une Lapalissade de le dire, continue le site internet du journal, mais les évidences doivent parfois être rappelées".

Et pour qu'on se rappelle bien de lui, Copé se donne du mal. Il est partout ce matin dans la presse. Grâce aux 35 h, la brèche ouverte depuis ce week-end par le socialiste Manuel Valls. Ca tombe bien, c'est l'un de ses sujets de prédilection.

Marianne précise que le secrétaire général de l'UMP veut en finir avec les 35h, et rapidement.

Au contraire, pour Xavier Bertrand, son prédécesseur et désormais ministre du Travail, le sujet est clos, le débat est dépassé. "Augmentez la durée de travail, et les salariés y perdraient dans la minute sur leur fiche de paie", affirme-t-il.

Il ne faut pas s'y tromper, avertit le Figaro. "Cette stratégie d'opposition forte sert surtout à Copé à se démarquer de Xavier Bertrand et François Fillon. En rouvrant le débat, il les fait passer pour d'affreux conservateurs à droite et d'ardents défenseurs des 35h. L'avenir contre le passé, le modernisme contre le conservatisme..." 2017 n'est déjà plus si loin.

Mais qu'en pensent les autorités suprêmes? Sur le sujet des 35h, explique enfin Le Point, l'entourage de Nicolas Sarkozy se borne à dire que le chef de l'Etat est à l'écoute des uns et des autres. Suspense...

L'exécutif devrait trancher, et peut-être dès aujourd'hui. Nicolas Sarkozy pourrait s'exprimer sur la question lors de ses voeux aux partenaires sociaux. Nul doute que Jean-François Copé y sera attentif.

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