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La revue du web de Thomas CLUZEL 28/06/11

5 min
À retrouver dans l'émission

Par Thomas CLUZEL

Alors ce matin, vous avez le choix, soit le profil de Martine le regard fixé sur la ligne d’horizon avec ce titre à la une de LIBERATION ce matin « peut-elle gagner ? », ou bien, ou bien Nicolas les poings serrés devant son pupitre et en train nous avertit cette fois-ci LE FIGARO de défendre sa vision de l’avenir.

Alors commençons si vous le voulez bien avec Martine. Honneur aux dames. L'annonce de sa candidature aujourd’hui à la primaire socialiste clôt une période d'attente où il faut bien reconnaître que le suspense n'était pas franchement des plus intense reconnaît Philippe Reinhard dans L’ECLAIR DES PYRENNES.

Reste qu’à présent et bien les socialistes sont au pied du mur avertit son confrère Paul Quinio du journal LIBERATION. Avec la candidature officialisée aujourd'hui de Martine Aubry, ils entament une compétition dont il est difficile dit-il de savoir si elle aboutira au meilleur ou au pire. Alors s’agissant du pire, les Français y sont habitués ce serait bien entendu de voir les socialistes se livrer à une bataille de congrès fratricide. Le meilleur en revanche serait de voir l’ensemble des candidats à l’investiture mobiliser des centaines de milliers de Français à force de débats. Et puis quant à la question de savoir qui sortira vainqueur de cette épreuve démocratique? Martine Aubry est aujourd’hui la candidate logique par fonction estime l’éditorialiste mais c’est aussi en quelque sorte son point faible car pour incarner conclue le journal il lui faudra se débarrasser de cette étiquette de candidate par devoir.

Francis Brochet d’ailleurs ne dit pas autre chose ce matin avec cette question : Tu veux ou tu veux pas ? La chanson dit-il est dans l'air depuis des mois et Martine Aubry répond enfin aujourd'hui : elle veut, elle sera bel et bien candidate. Mais en a-t-elle vraiment envie interroge l’éditorialiste du PROGRES DE LYON ? Ce n'est pas lui faire injure dit-il que de poser la question. Car elle a tant paru hésiter, prête même à s'effacer devant son camarade DSK qui lui-même ne manifestait pas vraiment une grosse envie enfin, du moins pas de ce côté-là. Et d’ajouter il faut certes laisser du temps au temps. Mais tout de même, si les candidats veulent que nous allions voter, il faudra bien comme le dit là encore la chanson qu’ils nous donnent l'envie d'avoir envie.

Pour l’heure, à eux donc la primaire mais aussi les bisbilles et les querelles politiciennes ! À lui en revanche le grand emprunt, les investissements innovants et le souci de l'avenir. Lui vous l’aurez compris c’est Nicolas. Nicolas Sarkozy qui nous l’a joué hier très chef de l’Etat, comprenez le gars qui prend de la hauteur estime Bruno Dive dans les colonnes de SUD OUEST ce matin.

Alors bien évidemment personne n’est dupe. Ce n'est pas tout à fait par hasard précise pour sa part Jacques Camus si Nicolas Sarkozy a choisi de présenter le bilan de sa politique économique, mais aussi les projets du grand emprunt la veille de la déclaration de candidature de Martine Aubry. Histoire d'opposer sa vision d'avenir aux utopies de sa rivale. Histoire aussi de situer les débats à venir sur le terrain essentiel de l'économie. Car en cette période de crise peut-on lire toujours ce matin dans LA REPUBLIQUE DU CENTRE, la crédibilité des candidats se jouera sur l'aptitude à proposer des solutions budgétairement tenables. Et sur ce plan, les orientations présentées, hier par Nicolas Sarkozy vont dans le bon sens écrit toujours Jacques Camus avant d’ajouter toutefois. Du coup, une question nous vient d'emblée à l'esprit : pourquoi avoir tant attendu pour batailler sur ce terrain-là, plutôt que d'avoir entraîné le pays sur des sentiers douteux balisés par le FN ?

Quoi qu’il en soit le propos est trop vite apparu comme un discours de précampagne tranche pour sa part Daniel Ruiz dans LA MONTAGNE. Dès-lors, pas facile dit-il de faire la démonstration que le grand emprunt est un pari sur notre intelligence et d'affirmer qu'il a inscrit la France dans son avenir. Il manquait encore à tout cela un rien de foi dans le progrès scientifique.

Alors s’agissant de science justement, je vous propose pour terminer la lecture de cet article signé Pierre Barthélémy et que vous trouverez sur son blog à SLATE.FR. Votre corps est-il de droite ou de gauche ?Une question qui nous intéresse tout particulièrement ce matin.Alors chacun d’entre nous, à condition de n’être pas manchot, sait de quelle main il écrit. Mais être droitier ou gaucher pour tenir un stylo ne préjuge pas forcément des autres latéralisations du corps. Vous avez un pied préféré pour tirer dans un ballon, un œil favori pour viser et même un côté de prédilection pour embrasser. On sait ainsi depuis quelques années dit-il que la majorité des êtres humains ayant pratiqué l’expérience bucco-buccale est droitière du patin, sans que cela ait de lien quelconque d’ailleurs avec la main qui écrit ou le pied qui shoote. Et puis et puis il existe une latéralisationtout aussi marquée que celle du baiser et peu connue : le côté du corps sur lequel on berce son petit enfant. De nombreuses études ont montré qu’instinctivement les mères mais aussi les pères portaient leur bébé sur la gauche pour le rassurer, le câliner, l’endormir ou lui chanter une berceuse. Normal me direz-vous puisque cela correspond peu ou prou à la proportion de droitiers dans la population. Sauf, sauf que dans une étude datant de 1973, le psychologue américain Lee Salk a montré que les gauchères tenaient elles aussi, très majoritairement leurs bébés à gauche ! Et pour lui la raison était évidente : la gauche est le côté du cœur. Et Pierre Barthélémy de préciser encore qu’en cas de dépression, de violences conjugales ou de perturbations émotionnelles, et bien là les mères en revanche ont plutôt tendance à porter leur bébé à droite.

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