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Evaluation des engagements des pays en matière de contrôle de leurs émissions de gaz à effet de serre, à la date du 6 décembre 2019

La France est déjà à "découvert climatique" : nous avons émis en 9 semaines seulement la totalité des gaz à effet de serre autorisés sur un an dans le cadre de l'accord de Paris

12 min

Ce jeudi, "jour du dérèglement" selon les ONG écologistes : la France a émis la totalité des gaz à effet de serre autorisés en un an, dans le cadre de l'accord de Paris et de l’objectif "neutralité carbone" pour 2050. Les militants demandent des comptes aux politiques, de Paris à Bruxelles.

Evaluation des engagements des pays en matière de contrôle de leurs émissions de gaz à effet de serre, à la date du 6 décembre 2019
Evaluation des engagements des pays en matière de contrôle de leurs émissions de gaz à effet de serre, à la date du 6 décembre 2019 Crédits : Simon MALFATTO / AFP - AFP

Quand le fossé est béant entre les objectifs et la réalité climatique : alors que la Commission européenne se félicitait, hier, d'entériner l'objectif de neutralité carbone en 2050, dans un projet de loi "climat" inédit à l'échelle d'un continent, la jeune militante suédoise Greta Thunberg préférait, elle, dénoncer l'hypocrisie des Vingt-Sept, qui poursuivent, Pologne en tête, des politiques favorables aux énergies fossiles. Nouvelle illustration ce jeudi, appelé par les ONG écologistes, "le jour du dérèglement " ou comment la France est déjà "à découvert climatique". Autrement dit, notre pays vient d'émettre en neuf semaines seulement la totalité des gaz à effet de serre autorisés, normalement, sur un an, dans le cadre de l'accord de Paris et de la fameuse trajectoire de neutralité carbone d'ici 2050. Pour les ONG, la France n'est pas prête : reportage de Véronique Rebeyrotte. Nouvel exemple, ce matin, de ce dérèglement : l'Europe a connu son hiver le plus chaud, jamais enregistré, avec une température supérieure de 3,4°C à la moyenne, selon l'institut européen Copernicus.

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Crise migratoire et diplomatique entre l'Europe et la Turquie, impasse humanitaire en Syrie : les ministres européens de l'Intérieur ont rejeté, hier soir, le chantage exercé par Ankara. Des dizaines de milliers de personnes ont afflué vers la Grèce depuis vendredi et l'annonce du président turc d'ouvrir les frontières de son pays enfin vers l'Europe. En revanche, rares sont ceux qui arrivent à fuir les bombes de la Syrie à la Turquie. Ankara filtre, au contraire, les arrivés de Syriens sur son sol, depuis la province d'Idlib où trois millions d'hommes, de femmes et d'enfants sont coincés sous les bombes, entre l'armée de Bachar al-Assad, soutenue par la Russie et les insurgés, appuyés pour certains, par la Turquie. Un million de personnes ont été déplacées à cause des combats. Précisions à Bruxelles de Pierre Bénazet sur les Européens qui veulent renforcer leurs frontières extérieures et reportage d'Aurélien Colly à Reyhanli, ville frontière turque avec la Syrie et Idlib, avec le témoignage de l'un des rares réfugiés admis en Turquie pour des raisons médicales. Son sort pourrait résumer la tragédie de la guerre en Syrie, qui entre dans sa dixième année.

Près de 300 millions d'élèves sont privés de classe, dans le monde, pour se protéger du nouveau coronavirus : l'Italie est le dernier pays à avoir fermé ses écoles pour tenter de freiner l'épidémie de Covid-19. Le président du Conseil italien Giuseppe Conté reconnaît la fragilité de son système de santé.

Les enseignants chercheurs sont invités à déserter amphis et labos aujourd'hui, pour dénoncer la future loi de programmation pluriannuelle pour la recherche : les syndicats du supérieur et la Coordination nationale des facs et labos en lutte appellent à cesser le travail aujourd'hui et à manifester, - à Paris, par exemple dans le quartier latin dès 11h. Le ministère de l'Enseignement supérieur veut proposer des contrats mieux rémunérés, pour attirer les chercheurs qui seraient tentés de partir à l'étranger. Mais selon Johanna Siméant, politiste à l'école Normale Supérieure, interrogée par Anne-Laure Chouin, cette loi va aggraver la baisse des financements, la hausse de la précarisation, et une accumulation d'évaluations vides de sens.

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