LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
Les forces de sécurité du Capitole ont tenté de se protéger des manifestants pro-Trump au Capitole, à Washington, le saint des saints de la démocratie américaine

Chaos au Capitole, le cœur démocratique des Etats-Unis : comment en est-on arrivé là ?

12 min

La vie politique a repris son cours, à Washington mais dans une fébrilité rare, au lendemain d'une violente intrusion historique de partisans de Donald Trump dans le Capitole, le cœur législatif des Etats-Unis. Une manifestante a été tuée par la police.

Les forces de sécurité du Capitole ont tenté de se protéger des manifestants pro-Trump au Capitole, à Washington, le saint des saints de la démocratie américaine
Les forces de sécurité du Capitole ont tenté de se protéger des manifestants pro-Trump au Capitole, à Washington, le saint des saints de la démocratie américaine Crédits : DREW ANGERER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / GETTY IMAGES VIA AFP - AFP

Washington a été placée sous état d'urgence pour 15 jours, soit jusqu'à la fin du mandat de Donald Trump. C'est la mesure préventive qu'a prise la maire de la capitale fédérale des États-Unis, pour parer, au besoin, à d'autres manifestations, après ces scènes incroyables, hier, dans le cœur démocratique d'un pays qui se veut un modèle pour le reste du monde. Des centaines de partisans de Donald Trump ont réussi à pénétrer à l’intérieur du Capitole, à Washington, brisant des vitres et des portes dans le siège du pouvoir législatif, interrompant la certification des résultats de la présidentielle de novembre qui a vu la victoire du démocrate Joe Biden. Une femme a été tuée par la police ; il s'agissait d'une ardente partisane du président Trump. Elle vivait à l'autre bout du pays, à San Diego, en Californie et avait fait le déplacement jusqu'à Washington, encouragée comme d'autres, par Donald Trump ces dernières semaines, et même, ce mercredi après-midi, lors d'un meeting devant la Maison-Blanche, pour dénoncer une élection truquée. Sébastien Paour, était au cœur du chaos et des manifestants quand ils ont envahi le Capitole.

Écouter
1 min
"C'est notre Capitole, il est temps qu'ils comprennent qui est leur patron", déclare un manifestant, déchaîné à Washington

Comment expliquer le chaos d'hier soir ? Est-ce l'aboutissement logique d'une présidence qui n'a cessé de nier des faits, la réalité électorale ? Ou bien y a-t-il eu un élément de surprise, tout de même ? Et qu'a fait la police capable de se montrer dans des manifestations comme Black lives matter ? Lors d'une allocution au ton grave, Joe Biden, qui s'installera à la Maison Blanche le 20 janvier, a dénoncé une attaque "sans précédent" contre la démocratie américaine. "Nous sommes face à un petit groupe d'extrémistes, partisans de l'anarchie, à la limite de la sédition. Et ça doit s'arrêter MAINTENANT. Je l'ai déjà dit dans d'autres circonstances : les mots d'un président comptent, que ce président soit bon ou mauvais. Au mieux, ses mots peuvent être une source d'inspiration. Au pire, ils poussent à la violence". De son côté, Donald Trump s'est contenté de quelques tweets et d'une brève vidéo dans laquelle il a demandé à ses partisans de se tenir à l'écart de la violence et de "rentrer chez eux".  "Je vous aime (...). Je comprends votre douleur", a-t-il cependant ajouté, évoquant une nouvelle fois une élection "volée". La vidéo a été retirée peu après par Facebook qui a jugé qu'elle "contribuait aux risques de violence". Le réseau social a par la même occasion décidé de bloquer le président américain pendant 24 heures. De son côté, Twitter a également supprimé la vidéo, a bloqué le compte @realDonaldTrump pour douze heures et l'a menacé de suspension permanente, des mesures sans précédent. Le seul des prédécesseurs républicains de Donald Trump encore en vie, George W. Bush, a dénoncé des scènes de chaos dignes d'une "république bananière".  Pour Barack Obama, ces violences sont "un moment de déshonneur et de honte" pour l'Amérique. Analyse complète de Grégory Philipps, en direct de Washington, alors que le Congrès poursuit la certification des résultats de la présidentielle de novembre dernier.

Écouter
4 min
"Les mots d'un président comptent", rappelle Joe Biden, face à Donald Trump qui joue les pompiers pyromanes en appelant au calme mais en criant encore à la fraude électorale

Le Sénat américain bascule dans le camp démocrate, un revers de plus pour Donald Trump : Les démocrates obtiennent la majorité au Sénat. Ils ont arraché une double victoire, hier, en Géorgie : le pasteur noir Raphael Warnock (premier sénateur noir élu de cet état du Sud) et le documentariste Jon Ossof  ont réussi à s'imposer dans cet état traditionnellement conservateur mais qui avait voté pour le démocrate Joe Biden en novembre dernier.

ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......