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Sylvain, âgé aujourd'hui de 11 ans, a vu son autisme diagnostiqué à l'âge de 7 ans

Grève des AESH qui accompagnent les élèves en situation de handicap pour dénoncer la précarité de leur métier

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Ils et elles sont 110 000 dans toute la France à accompagner des élèves atteints de handicap moteur, de troubles de l'attention ou d'autisme. Les AESH réclament de meilleurs salaires et un statut au sein de la fonction publique. Les syndicats se disent oubliés du Ségur, signe de mépris du handicap.

Sylvain, âgé aujourd'hui de 11 ans, a vu son autisme diagnostiqué à l'âge de 7 ans
Sylvain, âgé aujourd'hui de 11 ans, a vu son autisme diagnostiqué à l'âge de 7 ans Crédits : AMELIE-BENOIST / BSIP / BSIP via AFP - AFP

Le monde du médico-social se mobilise aujourd'hui et en particulier les AESH, les accompagnants et accompagnantes des élèves en situation de handicap, profession féminine à plus de 90% et précaires, sans statut de fonctionnaire. Une intersyndicale (CGT éducation, FNEC-FP-FO, FSU, SNALC, SNCL-FAEN, SUD éducation) appelle aujourd'hui à la grève pour réclamer de meilleures conditions de travail. Manuel Guyader, AESH dans l'académie de Paris depuis sept ans et membre de l'intersyndicale pour SUD éducation, explique au micro de Laura Dulieu que "la profession est en majorité à temps partiel à imposé, vu les emplois du temps des élèves. 24h hebdomadaires, payées au SMIC, donnent des salaires à 800 euros par mois, ce qui empêche de vivre normalement. L'école inclusive est une vitrine du ministère de l'Education nationale mais n'existe pas".

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Manuel Guyader est AESH dans l'académie de Paris depuis sept ans et membre de l'intersyndicale pour SUD éducation, il répondait à Laura Dulieu

Les syndicats d'AESH se sentent oubliés du Ségur de la Santé, ce qui en dit long, selon eux, sur la considération du handicap par l'exécutif. Un rassemblement est prévu notamment à Paris, à 13h devant le ministère de l'Education nationale. D'autres manifestations des professionnels du social et du médico-social se tiennent ce jeudi à Lyon, à Agen, devant les services départementaux de l'Education nationale, ainsi qu'à Limoges où des AESH, se disent "les oubliés du Ségur" : leur métier souffrait déjà avant la crise et le Covid n'a rien arrangé. Reportage de Jérôme Ostermann de France Bleu Limousin.

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Reportage de Jérôme Ostermann

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