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La chaîne de télévision publique israélienne diffuse des images d'un homme, considéré comme arabe par ses agresseurs, lynché par une foule de militants d'extrême-droite, en banlieue de Tel-Aviv

Les combats entre Israël et les islamistes du Hamas se doublent de scènes de lynchages en Israël, entre Juifs et Arabes

12 min

1 500 roquettes ont été tirées depuis l'enclave palestinienne vers Israël, des centaines, interceptées par le "Dôme de fer". 7 morts côté israélien, l'armée riposte en pilonnant Gaza. 67 Palestiniens ont été tués, dont 17 enfants. Des Arabes et des Juifs sont, par ailleurs, lynchés en pleine rue.

La chaîne de télévision publique israélienne diffuse des images d'un homme, considéré comme arabe par ses agresseurs, lynché par une foule de militants d'extrême-droite, en banlieue de Tel-Aviv
La chaîne de télévision publique israélienne diffuse des images d'un homme, considéré comme arabe par ses agresseurs, lynché par une foule de militants d'extrême-droite, en banlieue de Tel-Aviv Crédits : Kan 11 public proadcaster / AFP - AFP

Des combats dans les airs, entre Israël et les islamistes du Hamas et des scènes de lynchage dans la rue. "Rien ne justifie le lynchage d'Arabes par des juifs et rien ne justifie le lynchage de juifs par des Arabes", a déclaré, cette nuit, Benjamin Netanyahu. Pour la première fois depuis lundi et l'escalade militaire entre Israël et les islamistes du Hamas au pouvoir à Gaza, les sirènes ont retenti dans la vallée de Jezreel en Galilée, dans le nord d'Israël. Des sirènes, encore ce jeudi matin, dans la métropole de Tel Aviv. Au total, ce sont 1 500 roquettes ont été tirées depuis l'enclave palestinienne vers Israël, des centaines interceptées par le "Dôme de fer", système de bouclier anti-missiles développé avec les Etats-Unis, il y a une dizaine d’années. On compte désormais sept morts côté israélien. L'armée israélienne riposte en pilonnant Gaza. 67 Palestiniens ont été tués, des islamistes mais aussi dix-sept enfants. Près de 400 personnes ont été blessées. Le front militaire se double de violences intercommunautaires entre Juifs et Arabes. La chaîne de télévision publique israélienne a diffusé, mercredi soir, des images d'un homme, considéré comme arabe par ses agresseurs, lynché par une foule de militants d'extrême-droite : l'incident se déroulait sur la promenade du bord de mer de la ville côtière de Bat Yam en banlieue de Tel-Aviv. A Saint-Jean-d'Acre, scène inverse : un citoyen juif a été lynché par plusieurs hommes arabes. Analyse, en direct, de Frédéric Métézeau, notre correspondant à Jérusalem.

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Les explications de notre correspondant à Jérusalem, Frédéric Métézeau

Le Premier ministre israélien, qui se dit confronté à un "combat sur deux fronts", a enfin reçu un coup de fil de Joe Biden. Le président des Etats-Unis multiplie les contacts avec les pays arabes de la région, mais Washington s'oppose à toute déclaration commune à l'ONU pour faire cesser les affrontements, la jugeant "contre-productive" à ce stade. "Mon espoir est que la situation soit résolue aussi rapidement que possible, mais Israël a le droit de se défendre quand des milliers de roquettes sont tirées vers son territoire", a déclaré Joe Biden. Le secrétaire d'Etat Antony Blinken, qui s'est entretenu, pour la première fois, avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, a également joint Benjamin Netanyahu et "souligné la nécessité pour les Israéliens et les Palestiniens d'être en mesure de vivre en sécurité" et de "jouir dans la même mesure de la liberté, de la sécurité, de la prospérité et de la démocratie". Face à cette intensification des combats, une nouvelle réunion en urgence du Conseil de sécurité de l'ONU pour vendredi a été demandée mercredi par trois pays, la Tunisie, la Norvège et la Chine. Cette session, qui sera publique et à laquelle devraient participer Israël et les Palestiniens, sera la troisième du Conseil depuis lundi. Lors des deux premières visioconférences, tenues à huis clos, les Etats-Unis se sont opposés à l'adoption d'une déclaration commune du Conseil de sécurité visant à faire arrêter les affrontements, la jugeant "contre-productive" à ce stade, selon des diplomates. Washington a, par ailleurs, annoncé mercredi soir l'envoi d'un émissaire en Israël et dans les Territoires palestiniens pour exhorter une nouvelle fois à la "désescalade", tandis que la Russie a appelé à une réunion d'urgence du Quartet sur le Proche-Orient (UE, Russie, USA, ONU).

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Roselyne Bachelot donne son feu vert aux concerts-test à Paris et Montpellier mais pas à Marseille. Déception voire colère des élus locaux et des artistes qui devaient se produire. A Paris, il y aura bien un concert-test le 29 mai, avec “Indochine” à l’Accor Arena de Bercy, avec un public debout, non distancié, en collaboration avec une équipe de l’AP-HP, pour évaluer les risques de contamination au Covid-19. Une expérimentation sera également menée à Montpellier, dans un club rock en collaboration avec le CHU, mais pas  à Marseille. Devant la commission des affaires culturelles du Sénat, la ministre de la Culture Roselyne Bachelot a évoqué "des risques liés au protocole sanitaire proposé", par l'INSERM, sans test Covid à l'entrée. Le rappeur marseillais Akhenaton qui devait se produire avec son groupe IAM est plus que déçu. Quant à Olivier Darbois, à la tête du Prodiss, principal syndicat des producteurs de spectacle musical (interrogé par Benoît Grossin), il souhaite se projeter vers la rentrée de septembre.

Comment ces expérimentations peuvent-elles préparer un retour à la normale ? Le "pass sanitaire" entre également en jeu pour les rassemblements de plus d'un millier de personnes. Qu’il soit sous forme numérique, via l’application TousAntiCovid, ou sur papier, le futur "pass sanitaire" centralisera trois types de documents : l’attestation de vaccination contre le Covid-19, disponible une fois le "parcours vaccinal" terminé, mais aussi les résultats négatifs au Covid-19 ou un certificat de rétablissement du virus, obtenu plus de 15 jours après un dépistage positif et datant de moins de deux mois. Un seul de ces trois types de documents sera considéré comme un "pass sanitaire". Sera t-il obligatoire ? Non, répète le gouvernement. Les grandes surfaces, lieux de travail, restaurants ne seront pas concernés. Le "pass" s’appliquera seulement aux événements qui rassemblent plus de 1 000 personnes, comme les festivals, les salons professionnels ou les grandes expositions. Précisions de Camille Marigaux.

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