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Le chantier de Notre-Dame de Paris

Où en est le chantier de Notre-Dame ? L'exécutif maintient l'objectif de réouverture de 2024

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Il y a deux ans, Notre-Dame s'embrasait, sa flèche s'effondrait devant les caméras du monde entier. Depuis, les dons ont afflué, les polémiques se sont multipliées pour savoir comment reconstruire la cathédrale, à l'identique ou non. La phase de sécurisation s'achève, restauration prévue dès l'hiver

Le chantier de Notre-Dame de Paris
Le chantier de Notre-Dame de Paris Crédits : SHINYA YAMADA / YOMIURI / THE YOMIURI SHIMBUN - AFP

Il faut encore nettoyer les pierres, posées il y a près de huit siècles par des tailleurs qui laissaient parfois leur signature, étudier les polychromies du Moyen Age, comprendre la stabilité des voûtes de la cathédrale et retrouver l'acoustique grandiose de Notre-Dame, ce joyau du patrimoine français, dévasté il y a deux ans jour pour jour par un incendie. Le chantier en est toujours à sa phase de sécurisation qui s'achève cet été. Suivront les restaurations à partir de la fin de l'année, il faut notamment reconstruire le toit et la flèche de la cathédrale. Le calendrier est très serré : la réouverture a été fixée pour 2024 par Emmanuel Macron, qui se rend, aujourd'hui, sur le site. Cinq ans pour terminer les travaux, c'est un délai réalisable, assurait, aussi, la ministre de la Culture, mercredi, devant le Sénat. Roselyne Bachelot a souligné que la souscription publique nationale et internationale avait permis de recueillir 833 millions d'euros de dons. Notre-Dame pourra donc rouvrir ses portes en 2024, avec tout d'abord, une messe symbolique.

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Les explications de Maxime Tellier
Notre-Dame de Paris : les dégâts de l'incendie
Notre-Dame de Paris : les dégâts de l'incendie Crédits : SIMON MALFATTO, SABRINA BLANCHARD, FRÉDÉRIC GARET - AFP

Puisque la cathédrale est en chantier, la mairie de Paris veut en profiter pour réaménager les abords de Notre-Dame d'ici 2025 : le site actuel est, selon l'équipe d'Anne Hidalgo, trop dédié au tourisme et pas assez aux Parisiens. Le conseil de Paris délibère sur la question, aujourd'hui. Les flux sur le parvis, les jardins autour de Notre-Dame mais aussi les sous-sols, la crypte et le parking sous-terrain pourrait disparaître pour laisser place à un accès ouvert depuis la Seine. Budget prévu : 50 millions d'euros, sur le fonds "Notre-Dame" de la Ville de Paris.

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Pour préparer la sortie de l'épidémie, Emmanuel Macron préside, ce soir, une réunion sur "les protocoles de réouvertures progressives" des lieux culturels, des bars et des restaurants, fermés depuis fin octobre. Pour cela, il faut notamment passer par la case "vaccination" et l'Union européenne se félicite d'avoir obtenu des laboratoires Pfizer-BioNTech 50 millions de doses supplémentaires,  pour atteindre 250 millions de doses sur la 2e moitié de l'année. Par ailleurs, Bruxelles a ouvert des négociations formelles avec le groupe américano-allemand pour commander 1,8 milliard de vaccins dits de "deuxième génération", destinés à lutter contre les variants du virus.  Mais comment se déroulent les négociations pour les vaccins dans les coulisses de Bruxelles ? A la hausse des prix en faveur de Pfizer-BioNTech, vu la  tourmente dans laquelle sont plongés les vaccins d'AstraZeneka et de Johnson & Johnson  Enquête menée par Thomas Larabi.

Les autorités sanitaires comptent officiellement 99.805 décès liés au Covid-19 mais des données du centre d’épidémiologie de l’Inserm laissent penser que ce cap a été franchi il y a plusieurs semaines. Sur la foi des certificats de décès, l’Inserm a compté plusieurs milliers de décès supplémentaires par rapport à Santé Publique France. Précisions de Jean-Marie Robine, démographe et épidémiologiste, directeur de recherches émérite à l’Inserm, interrogé par Margot Delpierre.

Joe Biden sonne la "fin" de "la plus longue guerre" des Etats-Unis : l'Afghanistan, dont les troupes américaines vont se retirer le 11 septembre prochain, vingt ans après les attentats qui avaient provoqué l'intervention de Washington. Joe Biden a confirmé, mercredi soir, le départ des 2 500 soldats américains encore présents en Afghanistan. Leur retrait doit débuter le 1er mai, en coordination avec celui des militaires de l’OTAN. Il s’achèvera un peu plus de quatre mois plus tard,  soit le 11 septembre prochain, date du vingtième anniversaire des attentats qui avaient précipité, les Etats-Unis dans la plus longue guerre de son histoire. En Afghanistan, le retrait des Etats-Unis et des autres troupes étrangères, comme l'OTAN,  fait craindre une guerre civile. A Kaboul, les forces de sécurité se sentent abandonnées. Correspondance de Sonia Ghezali pour RFI et France Culture.

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