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Le calendrier de la levée des mesures

La France tombe le masque en extérieur et met fin au couvre-feu dimanche : la levée anticipée des restrictions ne signifie pas la fin de l'épidémie de Covid-19

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Tomber le masque à l'extérieur, oui mais abandonner totalement les gestes barrières, sûrement pas : les épidémiologistes invitent à la prudence, après l'annonce, mercredi, de la levée des restrictions sanitaires dix jours avant la date prévue.

Le calendrier de la levée des mesures
Le calendrier de la levée des mesures Crédits : PAZ PIZARRO, VALENTIN RAKOVSKY - AFP

Certains sont ravis de respirer, le nez à l'air libre, par ces températures caniculaires ; d'autres préfèrent le conserver, par précaution : le masque n'est plus obligatoire, en extérieur, depuis ce matin, sauf sur les marchés, dans une file d'attente ou les tribunes d'un stade. A partir de dimanche, fini le couvre-feu. La situation épidémique "s'améliore plus vite que nous l'avions espéré", a expliqué, mercredi, Jean Castex. 3 058 nouveaux cas de Covid ont été recensés en 24h, c'est 2 500 de moins que mercredi dernier. Sans compter la campagne vaccinale qui avance plus vite que prévu. 31 millions de Français ont reçu une première dose de vaccin. L'objectif fixé en mars par Jean Castex, à savoir 30 millions de primo-vaccinés à l'été, est donc déjà atteint.   72% des personnes âgées de plus de 75 ans ont reçus les doses suffisantes de vaccins, c'est à dire en principe deux doses, et une seule si la personne a déjà été infectée par le covid, ou si le vaccin est un vaccin Jansenn. C'est ce qui explique en partie la chute de la mortalité due au Covid-19 dans le pays. Si on regarde ensuite pour l'ensemble de la population, près de 17 millions de Français ont reçu deux doses de vaccins. Pour atteindre l'immunité collective, Alain Fischer, président du conseil d’orientation de la stratégie vaccinale, estime désormais qu’il faudra vacciner près de 77 % de la population. A ce jour, à peine plus du quart (27,4%) de la population adulte française a reçu deux injections.

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L'objectif de vaccination fixé par Jean Castex en mars est atteint, ce qui explique les dernières annonces du gouvernement. Les explications de Thomas Larabi
Les annonces de Jean Castex, ce mercredi 16 juin
Les annonces de Jean Castex, ce mercredi 16 juin Crédits : VISACTU - Visactu

La levée anticipée des restrictions sanitaires enchante déjà les restaurateurs mais les épidémiologistes appellent à la prudence.  "Je pense que les autorités ont pris conscience que les gens en avaient assez et se sont dit qu'il était nécessaire de revenir à la vie normale", estime Jean-Claude Lamouroux, patron du restaurant Le Chansonnier dans le Xe arrondissement à Paris, au micro de Valentin Belleville. Tomber le masque à l'extérieur, oui mais fallait-il annoncer, en même temps, la fin du couvre-feu pour dimanche ?, s'interroge Benjamin Davido. Cet infectiologue à l'hôpital Raymond-Poincaré de Garches (Hauts-de-Seine), interrogé par Simon Soubieux, invite à la prudence et au maintien des gestes barrières.

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La levée anticipée des restrictions sanitaires enchante déjà les restaurateurs mais les épidémiologistes appellent à la prudence et au maintien des gestes barrières

Fini, aussi, le masque dans les cours de récréations. Mais il faudra le porter en intérieur, notamment dans les salles qui accueillent les candidats au baccalauréat ce matin : L'épreuve de philosophie attend, dès 8h ce jeudi matin, 525.000 candidats au bac général et technologique. L'écrit de philosophie, seule épreuve maintenue cette année avec le grand oral. A chaque fois, des aménagements de note à la clé et une moindre pression pour de nombreux élèves. L'édition 2021, est chamboulée, une fois de plus, par la crise sanitaire  Seules deux épreuves sont maintenues, cette année : la philo et le grand oral. Le contrôle continu représentera au minimum 82% de la note finale. Celles et ceux qui ont déjà une bonne moyenne partent donc l'esprit tranquille, ce matin. Mais pour le ministère de l'Education nationale, il fallait maintenir le bac, pour préparer les élèves au supérieur, notamment. L'occasion aussi de lancer la réforme de Jean-Michel Blanquer. Un bac 2021 aménagé : explications d'Hakim Kasmi.

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Les poids lourds de la politique se pressent sur la route des régionales à trois jours du premier tour. Marine Le Pen se rend en PACA, le patron des LR Christian Jacob part dans les Hauts-de-France tout comme Emmanuel Macron. Sur les terres natales de La Fontaine, ou d'Alexandre Dumas, le chef de l'Etat va faire de la lecture une "grande cause nationale". La lecture est la base de la citoyenneté, explique l'Elysée : elle permet de se construire comme individu, de se lier aux autres et de créer une culture commune. Ce label de "grande cause nationale" existe depuis plus de quarante ans et vient mettre l'accent sur un sujet à travers, notamment, d'événements ponctuels et de campagnes de communication diffusées sur les radios et télévisions publiques. Un plan pour les bibliothèques est également prévu avec des aides financières pour étendre les horaires d'ouverture, construire ou rénover des locaux, et acheter des livres dans des librairies indépendantes. Dans les cartons, également, extension du pass culture aux collégiens et lycéens et quart d'heure de lecture en entreprise.

La Grèce voit défiler des milliers de personnes contre une loi Travail controversée que le Parlement a approuvé mercredi soir. Elle remet en cause la journée de huit heures et vise à encadrer le droit de grève. Les transports publics d'Athènes ainsi que les services de ferry vers les îles grecques étaient totalement à l'arrêt pour 24 heures. Plusieurs services publics ont également été fermés afin de protester contre ce projet de loi, qui vise à augmenter la flexibilité du temps de travail et à encadrer le droit de grève. Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis estime que la réforme, "profondément favorable à la croissance", aligne le pays sur les normes européennes et apporte plus de "transparence" aux processus syndicaux. Un travailleur sur quatre est actuellement non déclaré ou partiellement déclaré, selon le Premier ministre.  Mais le secrétaire général du parti communiste Dimitris Koutsoumbas pense au contraire que ce nouveau système légalise une sorte de "jungle" sur le lieu de travail, où les employés seront "totalement sans défense". Pour le leader de l'opposition, Alexis Tsipras, "Ce projet de loi revient à travailler plus, pour un moindre salaire et sans sécurité". "C'est un retour au Moyen-âge", a-t-il lancé mercredi depuis la tribune du Parlement. Reportage dans les rues d'Athènes d'Angélique Kourounis.

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