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Effectifs, statuts, salaires dans la fonction publique en France

Mobilisation dans la fonction publique pour de meilleures rémunérations : "le service public a été rendu mais sans aucune considération pour ceux qui l'ont rendu"

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Ils font partie des personnels en première ligne face à la pandémie : 5,5 millions d'agents de la fonction publique (État, territoriale, hospitalière) sont appelés à faire grève, ce mardi, par des syndicats qui réclament une meilleure rémunération après des années de gel du point d'indice.

Effectifs, statuts, salaires dans la fonction publique en France
Effectifs, statuts, salaires dans la fonction publique en France Crédits : SIMON MALFATTO, PAZ PIZARRO / AFP - AFP

"Le service public a été rendu mais sans aucune considération pour ceux qui l'ont rendu". C'est en ces termes que la Fédération autonome de la Fonction publique justifie son appel à la grève, ce mardi, aux côtés de la CGT, de la FSU et de Solidaires pour réclamer une "hausse générale" des rémunérations des 5,5 millions d'agents dans les trois versants de la fonction publique : hospitalière, territoriale et d'Etat. 80 manifestations sont prévues partout en France. Cette journée est "un signal d'alarme" face à un gouvernement sourd, expliquent les syndicats, alors que le pouvoir d'achat des fonctionnaires ne cesse de baisser depuis une dizaine d'années et le gel du point d'indice. Les inégalités se creusent au sein des différentes catégories d'agents publics. Précisions d'Anne-Laure Chouin.

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CGT, FSU, FA-FP et Solidaires appellent à une journée d'action ce mardi, 80 manifestations sont prévues dans autant de villes de France. Le reportage d'Anne-Laure Chouin
 Valeur et évolution du salaire mensuel net moyen en EQTP dans la FPT depuis 2010, selon l'INSEE
Valeur et évolution du salaire mensuel net moyen en EQTP dans la FPT depuis 2010, selon l'INSEE Crédits : INSEE - AFP

Pour défendre l'hôpital public, en particulier, des infirmiers, aide-soignants et médecins sont également appelés à manifester par intersyndicale Santé : Les syndicats se disent déçus du Ségur et du gouvernement qui continue à fermer des lits. En parallèle de cette mobilisation dans la rue, une vingtaine d'élus locaux de gauche soutiennent l'idée d'un RIP, un référendum d'initiative partagé ; projet lancé par l'association de soignants "Notre Hôpital, c’est Vous". Mais a-t-il une chance d'aboutir avant la présidentielle de l'an prochain ? Analyse de Sophie Delpont.

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Les adolescents qui le souhaitent peuvent désormais se faire vacciner contre le Covid-19, en France : Il faudra pour cela qu'ils aient l'autorisation de leurs deux parents, dont l'un devra être présent pour des injections qui se font obligatoirement en centre de vaccination,  avec les doses de Pfizer - BioNTech, seul laboratoire, à ce jour, à disposer d'une autorisation de mise sur le marché pour les 12 - 18 ans. 3,5 millions de jeunes sont concernés. Début juin, la Haute Autorité de santé proposait une stratégie de "sérologie pré-vaccinale". En clair, il s'agirait d'effectuer un test sérologique avant d'être vacciné ; un moyen de détecter les cas asymptomatiques, des personnes qui ont été malades et qui n'ont donc besoin que d'une seule dose de vaccin. Les adolescents sont plus susceptibles d'avoir été malades sans le savoir. Dans ce cas, ils n'auraient besoin que d'une seule dose de vaccin. Faut-il développer les tests sérologiques avant de se faire vacciner ? Enjeux sanitaires et économiques de la "stratégie pré-vaccinale" proposée par la Haute Autorité de santé, décryptés par Lou Momège.

Nicolas Sarkozy attendu au tribunal correctionnel de Paris, ce mardi après-midi, au procès Bygmalion. L'ancien chef de l'Etat sera interrogé sur les dépenses excessives de sa campagne présidentielle de 2012. Les treize autres prévenus - anciens cadres de Bygmalion et de l'UMP, directeur de campagne, experts comptables - qui ont défilé à la barre, sont tous soupçonnés d'être impliqués à des degrés divers dans le système de double facturation imaginé pour masquer l'explosion des dépenses autorisées pendant la campagne du président candidat à sa réélection. Le prix réel des quelque 40 meetings organisés par l'agence événementielle Bygmalion avait été drastiquement réduit, et le reste - 80% des factures - réglé par l'UMP (devenu LR), au nom de conventions fictives du parti. Contrairement aux autres, renvoyés notamment pour escroquerie ou usage de faux, Nicolas Sarkozy n'est pas mis en cause pour ce système, et comparaît pour "financement illégal de campagne" uniquement. Il encourt un an d'emprisonnement et 3.750 euros d'amende.  En mars, il était devenu le premier ex-président de la Ve République à être condamné à de la prison ferme (trois ans dont un ferme), pour corruption et trafic d'influence dans l'affaire dite "des écoutes".

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