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Des enseignants en novembre dernier, dans les rues de Toulouse, lors d'une grève sanitaire

De l'école à l'université, une intersyndicale, rare, appelle à faire grève pour de meilleurs salaires et contre la gestion de la crise sanitaire

13 min

Dans le contexte sanitaire, cette mobilisation est exceptionnelle : de la maternelle à l'université, les enseignants sont appelés à faire grève par six organisations syndicales. Ils dénoncent la gestion de la crise sanitaire et demandent surtout une revalorisation des métiers de l'éducation.

Des enseignants en novembre dernier, dans les rues de Toulouse, lors d'une grève sanitaire
Des enseignants en novembre dernier, dans les rues de Toulouse, lors d'une grève sanitaire Crédits : Alain Pitton / NurPhoto / NurPhoto via AFP - AFP

De la maternelle à l'université, les enseignants sont appelés à faire grève par 6 organisations syndicales : avec les infirmières scolaires et les parents d'élèves, ils dénoncent la gestion de la crise sanitaire mais demandent aussi une revalorisation des métiers de l'éducation. Les dernières annonces de Jean-Michel Blanquer sont considérées comme des miettes, par des professeurs dont le niveau de vie n'a cessé de baisser depuis 20 ans. Les infirmières scolaires promettent d'être nombreuses dans les cortèges, drapées dans des couvertures de survie pour symboliser l'urgence dans laquelle les 7.700 agent.e.s se trouvent aujourd’hui, sans avoir le temps de mener leurs missions habituelles avec le dépistage et le traçage des élèves et personnels en ces temps de Covid. Les infirmières se joindront aux enseignants, aujourd'hui et partout en France, pour dénoncer notamment, un manque de moyen et un protocole sanitaire inadapté, comme l'affirme Nicolas Cabrolier, professeur d'histoire-géographie et délégué syndical SNES dans un collège du Tarn, joint par Alexis Morel. Au cœur de la colère, également, la rémunération des personnels. Et ce, malgré les revalorisations annoncées par Jean-Michel Blanquer. Reportage de Thomas Giraudeau.

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