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Selon une étude publiée en 2016 par Trade Union Congress et Everyday Sexism Project, une femme sur deux (52%) dit être ou avoir été victime d'harcèlement sexuel au travail.

Conseil des ministres : présentation du budget rectificatif qui prépare la fin du "quoi qu'il en coûte", ratification d'une convention de l'OIT sur la violence et le harcèlement au travail

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15Mds€ pour les entreprises touchées par la pandémie : le PLFR est examiné en Conseil des ministres, ainsi que la suppression de l'ENA & la ratification - a minima, déplorent syndicats et associations féministes - de la convention de l'OIT sur les violences et le harcèlement au travail.

Selon une étude publiée en 2016 par Trade Union Congress et Everyday Sexism Project, une femme sur deux (52%) dit être ou avoir été victime d'harcèlement sexuel au travail.
Selon une étude publiée en 2016 par Trade Union Congress et Everyday Sexism Project, une femme sur deux (52%) dit être ou avoir été victime d'harcèlement sexuel au travail. Crédits : VISACTU - Visactu

Présentation, ce mercredi matin, en Conseil des ministres du projet de loi de finances rectificatives : Le texte prévoit un effort budgétaire supplémentaire de 15,5 milliards d'euros pour financer notamment le fonds de solidarité resserré à partir de ce mois de juin - les pertes de chiffres d'affaires des entreprises seront de moins en moins indemnisés, de 40 à 20% - mais aussi l'activité partielle de longue durée qui montera, elle, en puissance. Viendra ensuite la préparation du projet de loi de finances pour 2022. Là, il conviendra d'être le plus "raisonnable possible", prévient le ministre du budget Olivier Dussopt, après une année de déficits record. Dans ce projet de budget rectificatif, le déficit public s'inscrit ainsi à un niveau record de 9,4 % du produit intérieur brut. Quant à la dette publique, elle s'affiche à peu plus de 117 % du PIB, là aussi du jamais vu. Le ministre de l'Economie répète à longueur d'interviews qu'il n'augmentera pas les impôts   pour assainir les finances publiques ; pas de taxe sur les plus hauts revenus par exemple. Il table donc sur le retour de la croissance, avec une prévision de 5 % cette année. Pour faire des économies, la réforme de l'assurance chômage et celle des retraites restent au premier rang de ses priorités.  Mais à l'approche de la présidentielle, le terrain est socialement miné. Enjeux décryptés par Anne-Laure Jumet. La France, qui prendra en janvier prochain la présidence de l'Union, entend bien peser de tout son poids pour changer les règles budgétaires européennes. Sujet à prolonger avec la Bulle économique de Marie Viennot "Budget : la règle des 3% déjà de retour".

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Côté dépenses, le locataire de Bercy annonce aussi depuis plusieurs mois qu'il faudra le moment venu faire des économies. Pour cela la réforme des retraites reste au premier rang de ses priorités

Le gouvernement doit également entériner, ce mercredi, la disparition de l'ENA au profit de l'Institut national du service public, plus ouvert à la diversité sociale. Au menu, également, du Conseil des ministres, une ordonnance doit supprimer l'ENA et de certains "grands corps" de l'Etat, au profit d'une haute administration placée sous le signe de la diversité. La promotion actuelle n'a qu'un seul élève fils d'ouvrier, alors que 70% ont un parent qui exerce un métier intellectuel. Avec l'Institut national du service public, qui occupera les mêmes locaux que l'ENA, à Strasbourg, Emmanuel Macron promet une révolution en terme de recrutement un tronc commun aux treize écoles du service public, des administrateurs territoriaux à la magistrature, en passant par les ingénieurs en travaux publics. Avec pour tou.te.s, à la sortie, un même diplôme d'administrateur d'Etat. Pour accéder à un poste à haute responsabilité, les anciens élèves devront aussi avoir passé cinq ans sur le terrain.

La France va ratifier une convention de l'Organisation internationale du travail sur la violence et le harcèlement en milieu professionnel. Plusieurs syndicats, ONG et associations féministes dénoncent une ratification a minima, sans faire évoluer la loi. En clair : un double discours sur l'égalité femmes-hommes. Suivant les sources, 30 % à 52% des femmes salariées ont déjà été harcelées ou agressées sexuellement sur leur lieu de travail. La France est le septième pays à ratifier la convention 190 de l'OIT qui vise à l'élimination de la violence et du harcèlement dans le monde du travail, adoptée le 10 juin 2019, avant son entrée en vigueur dans trois semaines. La France n'a pas prévu de changer la loi, ce que dénoncent notamment la CGT, FO, la CFE-CGC et la CFDT mais aussi Maryline Baldeck, déléguée générale de l'Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail ou encore l'ancienne ministre Laurence Rossignol, qui signent une tribune dans Libération. Précisions de Théo Sire.

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Le reportage de Théo Sire

Les autres titres du journal

Le procès d'opposants à l'enfouissement de déchets nucléaires à Bure se joue aussi hors les murs : 500 manifestants se sont fait entendre, mardi, sous les fenêtres du Palais de justice de Bar-le-Duc, dans la Meuse, alors que sept opposants au projet d'enfouissement commençaient à comparaître en correctionnelle. Les sept prévenus, qui via leurs avocats, dénoncent un procès politique, ont choisi de quitter la salle d'audience, mardi après- midi, pour rejoindre une  manifestation de soutien. Reportage de Véronique Rebeyrotte.

Aux Etats-Unis, Joe Biden veut réparer "100 ans d'oubli". Il s'est rendu, mardi, sur les lieux d'un massacre d'Afro-Américains à Tulsa, dans l'Oklahoma. 300 hommes, femmes et enfants tués. 10 000 personnes laissées sans abri dans un quartier surnommé "Black Wall Street" pour sa prospérité économique. Joe Biden est le premier président à commémorer l’un des pires massacres racistes de l’histoire du pays. Il y a tout juste un siècle, le quartier noir et prospère de Greenwood était presque entièrement rayé de la carte, ses habitants massacrés par une foule blanche armée, les survivants forcés de tout quitter. Cette sombre page de l’histoire des Etats-Unis a longtemps absente des livres d’histoire ; un tort que Joe Biden souhaitait réparer. Pour diminuer les inégalités raciales, l'administration Biden veut investir 10 milliards de dollars,  notamment pour revitaliser des quartiers à majorité noire, comme Greenwood, dans  l’Oklahoma  ou encore augmenter de 50% les contrats fédéraux passés avec des entreprises dirigées par des minorités. Correspondance de Loig Loury.

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