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Tensions lors du discours sur l'état de l'Union : Donald Trump a évité de serrer la main de la démocrate Nancy Pelosi, qui a déchiré la copie du discours du président républicain

Etats-Unis : Donald Trump vante ses promesses "tenues" dans un Congrès divisé et sous tension pour le discours de l'état sur l'Union

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A neuf mois de la présidentielle américaine, Donald Trump a vanté ses promesses "tenues" et une économie "rugissante" devant le Congrès des Etats-Unis plus divisé que jamais entre républicains et démocrates.

Tensions lors du discours sur l'état de l'Union : Donald Trump a évité de serrer la main de la démocrate Nancy Pelosi, qui a déchiré la copie du discours du président républicain
Tensions lors du discours sur l'état de l'Union : Donald Trump a évité de serrer la main de la démocrate Nancy Pelosi, qui a déchiré la copie du discours du président républicain Crédits : Alex Wroblewski / Consolidated News Photos / dpa Picture-Alliance - AFP

Pour son discours sur l'état de l'Union, Donald Trump vante ses promesses "tenues" dans un Congrès divisé : A neuf mois de la présidentielle américaine, Donald Trump a salué, devant le Congrès, le travail de son administration pour créer, en seulement trois ans, une économie "rugissante", sans dire un mot de son procès en destitution à la veille d'un acquittement quasi-certain. La division qui règne dans la classe politique comme dans le pays était palpable lors du traditionnel discours sur l'état de l'Union. Alors que Donald Trump concluait son discours, en annonçant que "le meilleur était à venir", derrière le président des Etats-Unis en costume sombre, cravate rouge, Nancy Pelosi, la cheffe de file de l'opposition démocrate, s'est clairement distinguée : par son tailleur blanc, référence aux suffragettes américaines mais surtout en n'applaudissant pas Donald Trump, quand les républicains lui accordaient une standing ovation. Nancy Pelosi allant même jusqu'à déchirer le texte présidentiel. Il faut dire que le président des Etats-Unis avait ostensiblement évité de serrer la main que lui tendait la cheffe démocrate de la Chambre des représentants. Analyse d'Isabelle Raymond sur les tensions qui ont éclaté lors du discours sur l'état de l'Union.

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Le congé après le deuil d'un enfant sème la zizanie en macronie et dans l’hémicycle : Des députés LREM "en colère", y compris contre Emmanuel Macron, une ministre qui prend "cher" et un chef de gouvernement qui "assume" sa responsabilité : la majorité a tenté, hier, de dénouer la crise autour du congé de deuil d'un enfant qui sème la zizanie au sein de la macronie. Le rejet, jeudi dernier à l'Assemblée, d'une proposition UDI-Agir qui visait à porter de cinq à douze jours ce congé, n'en finit pas de jeter le trouble. Sur "ce sujet devenu une espèce de boule de feu", "probablement, sûrement, une part de responsabilité vient du gouvernement. Je l'assume", a déclaré Edouard Philippe lors d'une réunion du groupe majoritaire tendue, selon des propos rapportés. "Le fossé se creuse entre l'exécutif et sa majorité", titre le Figaro ce matin ; "Attaque de boulettes géantes" ironise Libération.

Réforme des retraites : A la veille d'une nouvelle journée de mobilisation interprofessionnelle, les organisations de jeunesse appellent dès aujourd'hui à une grande journée d'action. Mais il y a de fortes chances pour qu'elle passe inaperçue car depuis le début du mouvement, les étudiants sont loin d'être à la pointe de la constestation, contrairement à ce qui s'était passé pour la réforme de 2010. Qu'est-ce qui a changé en dix ans ? Damien Mestre a rencontré des étudiants et doctorants du département de sciences politiques de la Sorbonne à Paris, très mobilisés depuis trois semaines mais ils n'arrivent pas à faire descendre leurs camarades dans la rue ; reportage.

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