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Gravure représentant un double portrait de Napoléon, comme Premier Consul de France puis comme Empereur

Emmanuel Macron commémore le bicentenaire de la mort de Napoléon : derrière l'enjeu mémoriel, la bataille présidentielle

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200 ans après la mort de Napoléon, honni à gauche, admiré à droite & au RN, Emmanuel Macron prononce un discours à l’Institut de France, dépose une gerbe devant le tombeau de l’Empereur aux Invalides. "Ni déni, ni repentance" : l'Elysée joue le "en même temps" mémoriel, un an avant la présidentielle

Gravure représentant un double portrait de Napoléon, comme Premier Consul de France puis comme Empereur
Gravure représentant un double portrait de Napoléon, comme Premier Consul de France puis comme Empereur Crédits : Hulton Archive - Getty - Getty

Emmanuel Macron commémore le bicentenaire de la mort de Napoléon : derrière l'enjeu mémoriel, la bataille présidentielle autour de cette figure abhorée par une partie de la gauche et adorée par la droite et l'extrême droite. "Napoléon a tant fait pour le pays, il a tant donné au monde qu'on aurait pu au moins faire une année Napoléon", écrit Marine Le Pen dans une tribune publiée, mardi soir, dans la Revue politique et parlementaire. La cheffe du Rassemblement national estime encore qu'Emmanuel Macron commémore "à la va-vite" la mort de Napoléon Ier,  il y a 200 ans, à Sainte-Hélène. Le chef de l'Etat prononcera un discours en fin d’après-midi à l’Institut de France lors d’une cérémonie en présence d’académiciens et de lycéens et déposera une gerbe au pied du tombeau de l'Empereur, sous la majestueuse coupole des Invalides. Emmanuel Macron sera alors entouré de la ministre des Armées Florence Parly mais aussi de Jean-Christophe Napoléon Bonaparte, descendant de l’Empereur. Même si l’Elysée répète que "commémorer n’est pas célébrer" et qu’ Emmanuel Macron "regarde l’histoire en face", la figure de Napoléon est toujours contestée : ses défenseurs célèbrent le stratège militaire et l'initiateur de "l'Etat moderne", créateur du Code covil et des grandes écoles. Ses détracteurs l'accusent d'avoir provoqué des centaines de milliers de morts lors de ses campagnes militaires et d'avoir rétabli l'esclavage. "Ni hagiographie, ni déni, ni repentance", explique l'Elysée, que tente un "en même temps" mémoriel, à un an de la présidentielle.

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Les explications de Sophie Delpont

"Si l’on combattit Napoléon alors qu’il était sur le trône, il y a consentement universel à accepter les fers, que mort, il nous jette", écrivait Chateaubriand, dans "Les Mémoires d'Outre-tombe" dénonçant, à maintes reprise le despotisme de l'Empereur et de sa mémoire. Les historiens s’écharpent sur la façon d’aborder ce personnage historique autant adoré qu’abhorré. L'héritage napoléonien est complexe, difficile à enseigner dans l’enseignement secondaire comme dans le supérieur. 

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Le reportage de Julie Pacaud

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