LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
Quelques pays où le taux d'impôt sur les sociétés est inférieur à 15%

130 pays signent un accord sur un taux minimal de 15% d'impôt sur les sociétés

13 min

Pour Bruno Le Maire, c'est l'accord fiscal international le plus important conclu depuis un siècle". 130 pays ont validé, jeudi soir, l'instauration d'un impôt mondial sur les sociétés d'au moins 15%.

Quelques pays où le taux d'impôt sur les sociétés est inférieur à 15%
Quelques pays où le taux d'impôt sur les sociétés est inférieur à 15% Crédits : VISACTU - Visactu

Cet accord de principe, conclu entre 130 pays sous l'égide de l'OCDE, ne deviendra une réalité concrète qu'en 2023, au plus tôt, mais pour Bruno Le Maire, le ministre français de l'Economie, s'entendre sur un taux minimal de 15% d'impôt sur les entreprises est déjà une immense victoire, notamment contre les géants du numérique, Google, Apple, Facebook ou Amazon, accusés de localiser leur siège dans des paradis fiscaux et de payer peu voire pas d'impôts dans les pays où ils exercent réellement leurs activités.

Écouter
49 sec
"C'est l'accord fiscal international le plus important conclu depuis un siècle", Bruno Le Maire se félicite de cet accord de principe, conclu entre 130 pays, sous l'égide de l'OCDE.

Cet accord pourrait ramener 5 à 10 milliards d'euros chaque année dans les caisses de l'Etat français, sur les 150 milliards de dollars qui échappent aujourd'hui à l'impôt selon les économistes de l'OCDE. Ils voient leur travail de longue haleine enfin aboutir. "Les multinationales ne pourront plus opposer les pays les uns aux autres pour protéger leurs bénéfices ... au détriment des recettes publiques", se félicite Joe Biden, aux Etats-Unis, même si l'Irlande fait de la résistance. Précisions de Marie Viennot qui signait, en mai dernier, une Bulle économique sur le sujet à réécouter ici.

Écouter
1 min
Si ces réformes sont adoptées et appliquées, l’OCDE estime que les recettes fiscales générées dans le monde seraient supérieures à 150 milliards de dollars. 5 à 10 milliards pour la France, selon Bruno le Maire. Les explications de Marie Viennot

Les autres titres du journal

Comment éviter une quatrième vague épidémique de Covid ? Le gouvernement français réfléchit à un projet de loi, pour la rentrée qui rendrait la vaccination obligatoire pour les soignants, alors que le variant Delta inquiète les autorités politiques et sanitaires. A l'heure où l'Europe s'ouvre au monde pour relancer le tourisme, l'OMS alerte sur les risques de brassages de populations, de rassemblements cet été.

Dernier jour d’épreuve pour les 525 000 candidats au bac général et technologique, avec le Grand Oral. Ce pilier de la réforme de Jean-Michel Blanquer a connu des aménagements, crise sanitaire oblige, mais l'examen a révélé des inégalités entre les élèves. Reportage d'Hakim Kasmi.

Accusés de profiter du travail forcé des Ouïghours en Chine, quatre géants de l'habillement, dont Uniqlo et Skechers, sont visés depuis fin juin par une enquête en France pour "recel de crimes contre l'humanité", une qualification lourde de sens et rarissime. Cette enquête, ouverte par le pôle "Crimes contre l'humanité" du parquet national antiterroriste (Pnat), se fonde sur une plainte déposée en avril par l'association anticorruption Sherpa, le collectif Ethique sur l'étiquette, l'Institut ouïghour d'Europe (IODE) et une Ouïghoure ayant été internée dans la province du Xinjiang (nord-ouest de la Chine). S'appuyant sur un rapport publié en mars 2020 par l'ONG australienne ASPI (Australian Strategic Policy Institute), les associations reprochent à Uniqlo France (propriété du groupe japonais Fast Retailing), Inditex (qui détient les marques Zara, Bershka, Massimo Duti), SMCP (Sandro, Maje, de Fursac...) et au chausseur Skechers de commercialiser des produits fabriqués en totalité, ou en partie, dans des usines où des Ouïghours sont soumis au travail forcé.

Les Irakiens se souviennent, à leur manière de Donald Rumsfeld. L'ancien patron du Pentagone sous George W Bush, l'homme de la guerre en Afghanistan et en Irak est mort, mercredi à l'âge de 88 ans. Les Etats-Unis quittent leur principale base aérienne en Afghanistan, celle de Bagram à 50km de Kaboul. Cette guerre a commencé il y a presque vingt ans, sous George W Bush et le chef du Pentagone, Donald Rumsfeld. Ce dernier est mort, mercredi, à l'âge de 88 ans. Les Irakiens voyaient en lui le "symbole de l'occupation", le "visage de l'impérialisme" car le nom de Donald Rumsfeld reste attaché à l'invasion de l'Irak, en 2003. Pour les habitants à Bagdad, il est l'architecte de la ruine du pays, au départ riche en pétrole. Reportage de Lucile Wassermann.

ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......