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Des manifestants, hier, dans le cortège parisien contre la réforme des retraites

Réforme des retraites : des manifestants toujours déterminés mais des cortèges plus clairsemés

13 min

La mobilisation a reflué, hier, dans la rue, mais les syndicats opposés à la réforme s'affirment "déterminés" pour la suite avec un nouveau rendez-vous le 24 janvier, jour d'examen du projet de loi en conseil des ministres. La SNCF chiffre à 1Md€ le coût de la grève et annonce un plan d'économies.

Des manifestants, hier, dans le cortège parisien contre la réforme des retraites
Des manifestants, hier, dans le cortège parisien contre la réforme des retraites Crédits : Karine Pierre / Hans Lucas - AFP

Le 6e appel interprofessionnel à la mobilisation contre la réforme des retraites a été moins suivi que la semaine dernière : 250.000 personnes ont défilé, hier, rien qu'à Paris selon la CGT mais près de 10 fois moins, selon le décompte du cabinet Occurrence. Le ministère de l'Intérieur estime, lui, à 187.000 le nombre de manifestants partout en France. L'intersyndicale annonce une nouvelle série de mobilisation la semaine prochaine,  vendredi prochain notamment, jour de présentation du projet de loi en Conseil des ministres. Valentin, qui travaille dans les services administratifs du ministère de l'Education nationale, appelle à une solidarité public - privé, au micro de Laura Dulieu.

La SNCF annonce un plan d'économies pour répondre au coût de la grève : pour la SNCF, le coût de la grève contre la réforme des retraites devrait finalement approcher le milliard d'euros, a indiqué, hier, le PDG du groupe public Jean-Pierre Farandou, qui compte annoncer un plan d'économies en février sans pour autant supprimer d'emplois "sur le terrain", dans un contexte d'ouverture du rail à la concurrence. Analyse d'Anne-Laure Jumet.

Les autres titres du journal

L'année 2019 a été marquée par des violences sexuelles encore en forte hausse : elles ont été encore en forte augmentation en 2019 avec plus de 54.000 faits enregistrés ( 12%), après l'année 2018 marquée par un bond de 19%. Depuis l'affaire Weinstein et les mouvements MeToo et BalanceTonPorc, les victimes osent davantage déposer plainte que par le passé, à l'instar d'Adèle Haenel, l'actrice qui a dénoncé les agressions sexuelles du cinéaste Christophe Ruggia. Il a été mis en examen hier. Précisions de Florence Sturm.

Renault-Nissan : Jean-Dominique Senard défend le management par consensus, critiqué par Carlos Ghosn. Le "consensus" et une gouvernance "transparente" constituent la "meilleure garantie pour l'avenir" de l'Alliance Renault-Nissan, a estimé, hier, son président Jean-Dominique Senard, devant l'Association des journalistes économiques et financiers, après des critiques de son prédécesseur Carlos Ghosn sur ce mode de fonctionnement. 

Irak : Onze soldats américains ont été blessés dans l'attaque par l'Iran de la base aérienne d'Aïn al-Assad en Irak la semaine dernière, contrairement à ce qu'avait annoncé le président Donald Trump, suite aux tirs de missiles effectués contre des bases irakiennes le 8 janvier dernier par l'Iran en représailles à l'assassinat du général Qassem Soleimani. L'Irak, où le parlement est dominé par des chiites pour la plupart proches de l’Iran, vit toujours dans l’incertitude d'un retrait des Etats-Unis et notamment à Erbil, la capitale de la région autonome du Kurdistan irakien.  Depuis la mort de Saddam Hussein en 2003, et le début de la présence américaine sur le sol irakien, Erbil est en plein développement. La guerre contre l’Etat islamique en a fait la base arrière des intérêts occidentaux avec des consulats, des ONG, un aéroport international, une base armée et toute une économie liée à la présence des troupes américaines. Sur place, l’hypothèse américain d’un retrait inquiète. Reportage de nos envoyés spéciaux, Thibault Lefèvre et Eric Audra.

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