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Le Premier ministre Jean Castex a annoncé, hier, une surveillance renforcée sur 20 départements qui pourraient, à l'issue d'une concertation, connaître de nouvelles restrictions dès le 6 mars

Covid-19 : 20 départements en sursis avant un nouveau tour de vis sanitaire, Paris demande un confinement total de 3 semaines pour rouvrir, ensuite, restaurants et lieux culturels

13 min

Le gouvernement veut prendre le temps de la concertation pour prendre de nouvelles restrictions contre le Covid. Une semaine pour dialoguer et surveiller 20 départements. Mais Anne Hidalgo et ses équipes prônent un reconfinement total de la Capitale, pour trois semaines.

Le Premier ministre Jean Castex a annoncé, hier, une surveillance renforcée sur 20 départements qui pourraient, à l'issue d'une concertation, connaître de nouvelles restrictions dès le 6 mars
Le Premier ministre Jean Castex a annoncé, hier, une surveillance renforcée sur 20 départements qui pourraient, à l'issue d'une concertation, connaître de nouvelles restrictions dès le 6 mars Crédits : STEPHANE DE SAKUTIN / POOL / AFP - AFP

Le gouvernement maintient le cap : pas de reconfinement national pour le moment, mais des territoires où pourraient s'appliquer dès le six mars des mesures renforcées, sur le modèle de Nice ou Dunkerque, confinés ce week-end et le suivant. Jean Castex a placé, jeudi, 20 départements en "vigilance maximale". Ceux d'Ile de France, où vit plus d'un Français sur 5, mais aussi le Nord, le Pas-de-Calais, la Somme, l'Oise, la Moselle, la Meurthe-et-Moselle, l'Eure-et-Loire le Rhône, la Drôme et puis les Bouches-du-Rhône,le Var et les Alpes-maritimes. Le gouvernement s'en tient à sa stratégie territorialisée, concertée avec les représentants de ces territoires. Explications de Sophie Delpont.

La Mairie de Paris prône un reconfinement total de la Capitale, pour trois semaines, car interdire les sorties le week-end, seulement, ne sert pas à grand-chose sur le plan sanitaire selon Anne Hidalgo et ses équipes. Mieux vaut taper fort pour casser la propagation galopante du virus et rouvrir, ensuite, les bars, les restaurants et les lieux culturels. La logique du "métro-boulot-dodo" est trop pesanteet pas assez efficace pour enrayer la propagation du virus et de ses variants, anglais, notamment selon Emmanuel Grégoire, le premier adjoint à la mairie de Paris. Selon lui, un confinement strict de trois semaines plutôt que le week-end, uniquement,  serait le prix à payer   pour pouvoir, ensuite, rouvrir les bars, restaurants et lieux culturels, avec des protocoles sanitaires stricts. La Ville de Paris s'appuie sur un comité Covid qu'elle a créé, présidé par l’épidémiologiste Dominique Costagliola de l'INSERM et composé, aussi, de commerçants et d’associations. Ce confinement total "n’aurait de sens qu’à l’échelle de l’Ile-de-France", précise le premier adjoint à la mairie de Paris, sur Twitter. Toute décision unilatérale serait effectivement absurde, estime Alexandra Dublanche, vice-présidente chargée du Développement économique à la région, interrogée par Alexandra Heuclin-Reffait de France Bleu Paris.

La réouverture des restaurants et lieux culturels pourrait être, aussi, atteinte grâce à un "Pass Sanitaire" : Emmanuel Macron en a parlé, jeudi, lors d'un sommet européen. Ce fichier intégrerait des tests négatifs récents et dirait si l'on a été vacciné. Des questions techniques et juridiques sont encore en suspens. Précisions à Bruxelles d'Angélique Bouin.

Les autres titres du journal

Dernière ligne droite pour la Convention citoyenne pour le climat : ses 150 membres se penchent, ce week-end, sur les réponses faites par le gouvernement à leurs propositions. Apres le conseil d’Etat, et le Haut conseil pour le climat, c’est au tour de la convention citoyenne  de se prononcer sur le projet de loi "Climat et résilience", qui sera examiné le mois prochain, par les députés. Les 150 citoyens tirés au sort vont se retrouver à distance, pendant trois jours, pour évaluer le texte du gouvernement et émettre un avis, a priori critique. Reportage de Véronique Rebeyrotte.

Des soldats érythréens ont tué "des centaines de civils" au Tigré, cette région du nord de l'Ethiopie en proie aux combats depuis novembre. Ce massacre pourrait constituer un crime contre l'humanité, selon Amnesty International. La guerre se déroulant loin des regards, il reste extrêmement difficile de mener l’enquête. Reportage, depuis Addis-Abeba, de Noé Hochet-Bodin.

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