LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
Depuis deux semaines, à Alep, les Casques blancs tentent de dégager morts et survivants des bombardements menés par Damas et Moscou sur les quartiers est de la ville, contrôlés par les rebelles

A Alep, un militant anti-Assad témoigne de son rêve d'une société syrienne plus démocratique, brisé sous les bombes

12 min

Moins de bombes sur les quartiers rebelles d'Alep. C'est ce qu'annonce le régime de Bachar al-Assad, alors que depuis deux semaines, cette métropole du nord de la Syrie essuie un déluge de feu de la part de Damas et de Moscou. A Alep, un militant anti-Assad témoigne de son enfer quotidien.

Depuis deux semaines, à Alep, les Casques blancs tentent de dégager morts et survivants des bombardements menés par Damas et Moscou sur les quartiers est de la ville, contrôlés par les rebelles
Depuis deux semaines, à Alep, les Casques blancs tentent de dégager morts et survivants des bombardements menés par Damas et Moscou sur les quartiers est de la ville, contrôlés par les rebelles Crédits : THAER MOHAMMED - AFP

Alep, entre piège pour ses habitants et impasse diplomatique : Moins de bombes sur les quartiers rebelles d'Alep. C'est ce qu'annonce le régime de Bachar al-Assad, alors que depuis deux semaines, cette métropole du nord de la Syrie, ancien poumon économique du pays, essuie un déluge de feu. Les bombardements sont menés par Damas et son allié, Moscou. Bilan : 270 civils tués, des infrastructures en ruines, comme le principal hôpital du secteur. 250.000 personnes se retrouvent prises au piège dans les quartiers est d'Alep, classés officiellement depuis hier, par les Nations-Unies en "zones assiégées". Car les quartiers contrôlés par les rebelles réunissent trois critères : encerclement militaire, manque d'accès pour l'aide humanitaire et pas de liberté de déplacement pour les civils. C'est pour permettre aux habitants d'atteindre des zones sûres que les forces pro-régime disent réduire leurs bombardements. Cette annonce intervient alors que Jean-Marc Ayrault, le ministre français des Affaires étrangères, se rend à Moscou aujourd'hui puis à Washington, demain, afin de pousser un projet de résolution du Conseil de sécurité de l'ONU sur un nouveau cessez-le-feu à Alep. Il y urgence, témoigne un jeune millitant anti-Assad, qui vit dans un quartier tenu par les rebelles. Propos recueillis par Géraldine Hallot.

Un nouveau corps européen de gardes-frontières : Hier,22 personnes sont mortes en tentant de rejoindre l'Europe depuis la Libye. 368 personnes ont pu être sauvées, selon les gardes-côtes italiens, ce qui porte à plus de 11.000 le nombre d'hommes, de femmes et d'enfants secourus dans le canal de Sicile depuis lundi. C'est dans ce contexte que l'Union européenne lance aujourd'hui son corps européen des gardes-frontières et gardes-côtes. Il remplacera l'agence Frontex. Ses effectifs permanents atteindront un millier de personnes, plus du double de ceux de Frontex. Cette nouvelle structure pourra faire appel rapidement à une réserve de 1.500 gardes-frontières ou gardes-côtes nationaux, ainsi qu'à des équipements techniques, que les Etats membres auront l'obligation de mettre à sa disposition à partir de décembre prochain. Cette nouvelle agence pourra également acquérir son propre matériel, alors que Frontex devait systématiquement adresser des demandes de contributions aux Etats membres, souvent peu pressés d'y répondre. Ce nouveau corps européen de gardes-frontières et de gardes-côtes sera lancé en Bulgarie, à la frontière turque, c'est-à-dire aux confins de l'UE. Une décision pertinente pour Mariya Gabriel, députée européenne bulgare de centre-droi, vice-présidente du Parti populaire européen au parlement de Strasbourg. Elle estime que si l'Italie et la Grèce sont en première ligne dans la crise migratoire, la Bulgarie a également besoin de l'aide européenne. Entretien de Mariya Gabriel avec Stanislas Vasak, dans le journal de 22h hier.

La bataille de Mossoul se prépare, en Irak : En Irak, la coalition contre le groupe Etat islamique a reconnu, hier, avoir très probablement tué par erreur une vingtaine de combattants sunnites, alliés des forces gouvernementales irakiennes, dans un bombardement près de Gayarah. Cette ville, située près de Mossoul, devient le centre névralgique de la future offensive vers la capitale autoproclamée du califat du groupe Etat Islamique. Reportage de notre envoyé spécial en Irak, Philippe Randé.

La Cour des comptes épingle les emplois d'avenir : La Cour des comptes étrille l'une des mesures phares du quinquennat Hollande : les emplois d'avenir, ces contrats aidés, destinés aux 16-25 ans peu ou pas qualifiés. Ils sont trop chers et inefficaces selon la rue Cambon. Car une fois le contrat terminé, seul 1 jeune sur 10 parviendrait à trouver un emploi classique. La France compte aujourd'hui près de 16% de jeunes sans emploi et sans formation. Un taux qui n'a pas reculé depuis 2013 contrairement aux autres pays de l'Union européenne selon un rapport publié hier par l'OCDE. Doublement attaqué, l'exécutif n'a pas tardé à réagir. Explications de Maxime Debs.

Législatives au Maroc demain : Faut-il continuer l'expérience islamiste ? Les Marocains votent demain pour élire leurs députés, et départager les islamistes du PJD, aux affaires depuis 2011, de leurs rivaux "modernistes". Ce scrutin est perçu comme un défi par certains électeurs. D'autres lui tourneront le dos. Reportage de Nabila Amel dans le quartier Hassan à Rabat.

Intervenants
  • Journaliste à la rédaction de France Culture, présentatrice des journaux de 7h, 7h30 et 9h, membre du jury du Prix France Culture BD des étudiants.
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......