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Le président des Etats-Unis Donald Trump

Après avoir largué leur plus puissante bombe non-nucléaire contre Daech en Afghanistan, les Etats-Unis évaluent désormais "leurs options militaires" face à la Corée du Nord

14 min

Les Etats-Unis larguent "la mère de toutes les bombes" en Afghanistan. La bombe conventionnelle la plus puissante qu'ils aient jamais utilisée visait des combattants de Daech, dans des grottes. Cette nouvelle démonstration de force sert aussi de mise en garde face à la Corée du Nord.

Le président des Etats-Unis Donald Trump
Le président des Etats-Unis Donald Trump Crédits : JOE RAEDLE GETTY IMAGES NORTH AMERICA AFP - AFP

Nouvelle démonstration de force des Etats-Unis : Il y a une semaine, les Etats-Unis frappaient une base de l'armée syrienne, en réponse à une attaque chimique imputée au régime de Bachar al-Assad. Et ce matin, Donald Trump prévient : "La Corée du Nord est un problème" qui "sera traité", avec ou sans la Chine, alors que l'anniversaire du fondateur du régime de Pyongyang, demain, pourrait être marqué par un nouveau test nucléaire ou un tir de missile. Cette menace n'est pas à prendre la légère. La nuit dernière, opération militaire inédite effectuée par les Américains : ils ont lancé la plus puissante bombe non-nucléaire qu'ils aient jamais employée au combat, l'équivalent d'environ onze tonnes de TNT. Cette frappe a visé des positions du groupe Etat islamique, à l'est de l'Afghanistan : une "série de grottes" dans la province de Nangarhar, où un soldat américain a été tué dans une opération contre les djihadistes le week-end dernier. Le président Trump dit avoir donné carte blanche aux millitaires, expliquant qu’une telle puissance était nécessaire pour déloger les djihadistes de leurs bunkers, pour frapper les esprits. Correspondance de Frédéric Carbonne. Addendum : Le gouvernement afghan évoque 36 combattants du groupe Etat islamique tués et écarte toute victime civile.

Bavure de la coalition anti-Daech en Syrie : 18 combattants, alliés des Forces démocratiques syriennes, alliance arabo-kurde, ont été tués dans ce que l’on appelle un "tir ami". Ce bombardement, censé viser des membres du groupe Etat islamique, près de la ville de Tabqa, a finalement touché une mauvaise cible. Le commandement des forces américaines au Moyen-Orient reconnait la frappe aérienne et assure mettre tout en œuvre pour que cela ne se reproduise pas.

Du gaz sarin utilisé en Syrie : Le président syrien Bachar al-Assad accuse les pays occidentaux, Etats-Unis en tête, d'avoir monté l'attaque chimique à Khan Cheikhoun, qualifiée de "crime de guerre" par Washington. Dans un entretien exclusif accordé à l'AFP à Damas, Bachar al-Assad affirme que son armée n'est pas responsable de l'attaque qui a tué 87 civils dans cette ville rebelle du nord-ouest syrien le 4 avril dernier. En attendant de déterminer des responsables, la nature du gaz mortel se précise. Il s'agit de gaz sarin, selon des experts britanniques qui confirment les tests menés par la Turquie. Correspondance à Istanbul d'Alexandre Billette.

Une cinquième personne est morte, au Venezuela, lors de manifestations contre le président socialiste Nicolas Maduro, dont l'opposition demande le départ : Un homme de 32 ans a été touché par un tir, dans la ville de Cabudare, au nord-ouest du pays.

La Somalie, menacée de famine, ravagée par la sècheresse, également frappée par une épidémie de choléra et de diarrhées : Plus de 6 milllions d'hommes, de femmes et d'enfants ont un besoin urgent d'aide humanitaire en Somalie. Et le temps est compté, prévient l'ONU, pour venir en aide aux 4 pays africains - Somalie, Soudan du Sud, Yémen et Nigeria, au bord de la famine. Il y a quelques semaines, l'ONU appelait à lever plus de 4 milliards de dollars, les promesses de dons peinent à arriver. Moins de 10% des fonds récoltés ont, à ce jour, été récoltés. Aujourd'hui la Somalie commence à compter ses morts : un demi-millier de personnes depuis le début de l'année. 50.000 morts sont à craindre d'ici fin juin. On y revient dans le journal de 7h30.

Information France Inter : les juges du pôle financier de Paris demandent au Parlement européen de lever l'immunité de Marine Le Pen. Ils réagissent ainsi au refus la candidate du Front national de se rendre à leur convocation le mois dernier. Marine Le Pen risquait une mise en examen pour abus de confiance dans l'enquête sur les assistants parlementaires du FN, pas très assidus à Bruxelles ou à Strasbourg. Explications signées Sara Ghibaudo.

Les affaires passées sous silence, hier, alors que Marine Le Pen était en campagne...à la campagne : La candidate du Front nationale tenait une réunion publique à Pageas, dans le sud-ouest de la Haute-Vienne. Marine Le Pen s'est rendue dans l'exploitation agricole de Christophe Lechevallier, vice-président de la FNSEA en Nouvelle-Aquitaine et ancien centriste du Modem. Reportage de Jérôme Edan.

Plus d'une centaine de parlementaires socialistes et écologistes signent dans Le Monde une tribune pour soutenir le projet de Benoît Hamon pour une Union européenne "plus sociale, écologiste et tournée vers la solidarité" : Parmi les signataires, on retrouve les députés Cécile Duflot, Olivier Faure, Jean-Marc Germain, les sénateurs Luc Carvounas et David Assouline, et les députés européens Edouard Martin et Vincent Peillon. A noter, le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, ne figure pas dans les signataires, à la différence du numéro deux du parti, Guillaume Bachelay.

Levée des barrages en Guyane : après plus de trois semaines de conflit social en Guyane, le collectif "Pou la Gwiyann dékolé" ("Pour que la Guyane décolle" en créole), a décidé de lever les barrages "jusqu'à nouvel ordre" : Les barrages sont donc ouverts, hormis quelques-uns jugés stratégiques, notamment celui du Centre spatial guyanais, vitrine économique du territoire. Une nouvelle réunion du collectif, qui porte des revendications sécuritaires, économiques et sociales pour permettre le rattrapage de ce territoire d'outre-mer par rapport à l'Hexagone, se tiendra lundi.

La 34e edition du rassemblement des musulmans de France commence demain au Bourget : Cette réunion est organisée par l'UOIF, l'Union des organisations islamiques de France. L'an passé plus de 170.000 personnes y avaient participé. Un rassemblement qui crée la polémique, cette année encore. Des groupes identitaires demandent son interdiction et la dissolution de l'UOIF au nom de sa proximité avec les Frères Musulmans. Mais les identitaires ne sont pas seuls dénoncer à ce rassemblement. Précisions de Maxime Fayolle.

Coloration politique avec des films sur le sort des réfugiés ou encore le changement climatique, et belle présence française au 70e Festival de Cannes : Le festival de Cannes se tiendra du 17 au 29 mai prochain, avec un jury présidé par le réalisateur espagnol Pedro Almodovar. A noter, également, dans la sélection dévoilée hier, la présence de séries télévisées et de films sur la plateforme Netflix. Détails avec Antoine Guillot.

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