LE DIRECT
Theresa May, Première ministre britannique

Après le "hard Brexit" dessiné, hier, par Theresa May, les grands patrons flegmatiques à Davos, les 27 dubitatifs

13 min

La Première ministre britannique a dévoilé sa feuille de route, hier, pour le Brexit : sortie du marché unique, maîtrise de l'immigration. Au Forum de Davos, en Suisse, les plus grands chefs d'entreprise du monde restent flegmatiques. Les 27 partenaires de Londres s'attendent à d'âpres négociations.

Theresa May, Première ministre britannique
Theresa May, Première ministre britannique Crédits : FACUNDO ARRIZABALAGA POOL POOL AFP - AFP

Le Royaume-Uni quittera le marché unique européen en même temps que l'Union européenne : C'est ce qu'a annoncé, hier, la Première ministre britannique. Après sept mois passés à entretenir le flou sur les modalités du Brexit, Theresa May a précisé que ce ne serait pas "un pied dedans un pied dehors". Londres cherchera à obtenir de nouveaux accords de libre-échange, avec le meilleur accès possible au marché unique, mais sans y appartenir. Pas question, non plus, d'adopter les modèles déjà utilisés par d'autres pays ayant des accords de libre-échange avec le bloc. Comment les plus grands chefs d'enteprise de la planète, réunis en ce moment, en Suisse, au Forum mondial économique de Davos, ont-ils réagi à l'annonce de ce "hard Brexit" - de Brexit dur ? Les grands patrons gardent un flegme tout britannique, comme l'a constaté Marion L'Hour à Davos, reportage. Et demain, Theresa May viendra assurer le "service après-vente" de son Brexit au forum de Davos, qui ferme ses portes vendredi.

12 points dans le plan de sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, autant de travaux d'Hercule pour Theresa May : La ligne dure dessinée, hier, par la Première ministre britannique promet d'âpres négociations, avec les 27 autres partenaires européens, une fois que Londres aura déclenché l'article 50 du Traité de Lisbonne. La procédure de divorce débutera fin mars. Analyse de Catherine Mathieu, économiste à l'OFCE et spécialiste du Royaume-Uni, jointe par Annabelle Grelier.

Le Parlement européen a un nouveau président, l'italien Antonio Tajani : Conservateur proche de Silvio Berlusconi, l'ancien président du conseil en Italie, Antonio Tajani était le candidat du PPE, le Parti populaire européen. Il a été élu, hier, à Strasbourg face au socialiste Gianni Pitella, également italien. Agé de 63 ans, Antonio Tajani, ancien journaliste et officier de l'armée de l'air, succède pour deux ans et demi au social-démocrate allemand Martin Schulz. Antonio Tajani s'est montré rassurant, hier, quant au maintien du siège de l'institution à Strasbourg.

Aux Etats-Unis, à trois jours de son départ de la Maison Blanche, le président Barack Obama a commué la peine de Chelsea Manning : La militaire transexuelle, qui s'appelait auparavant Bradley Manning, a été condamnée à 35 ans de prison pour avoir transmis des documents confidentiels au site WikiLeaks. Chelsea Manning verra finalement sa peine de prison expirer le 17 mai prochain. "Victoire", a immédiatement tweeté l'organisation spécialisée dans les révélations de documents secrets. De son côté, le camp républicain, a dénoncé une décision scandaleuse.

50 morts et 120 blessés, hier, dans le nord-est du Nigeria : Un raid de l'aviation nigériane a touché, par erreur un camp de déplacés, des personnes qui avaient fui les violences du groupe Boko Haram. C'est justement l'insurrection islamiste qui était visée par l'armée nigérianne. Une frappe accidentelle, déplorent les autorités, une bavure dénoncée par Laurent Ligozat, directeur adjoint des opérations de Médecins Sans Frontières au micro de Sébastien Nemeth pour RFI et France Culture.

Manuel Valls giflé, hier en Bretagne : Gros temps pour Manuel Valls en campagne pour la primaire de gauche. Après avoir été enfariné, fin décembre à Strasbourg, malmené par ses six adversaires pendant le deuxième débat, dimanche, hier, lors d'un déplacement en Bretagne, Manuel Valls a été giflé par un jeune homme. Il a finalement décidé de porter plainte, et dans le même temps, de passer à l'offensive contre celui qui apparaît, désormais, comme son principal adversaire politique : Benoît Hamon. Reportage de Laurence Peuron.

Laurence Rossignol, ministre des Droits des femmes
Laurence Rossignol, ministre des Droits des femmes Crédits : Yann korbi Citizenside - AFP

Laurence Rossignol accuse François Fillon d'avoir accueilli dans son équipe un prêtre mormon anti-IVG : La ministre des droits des femmes s'exprimait, hier, à l'Assemblée nationale, à l'occasion du 42e anniversaire de la loi Veil autorisant l'avortement en France. Elle a fait allusion à Dominique Calmels, chargé de communication au sein de l'Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. Dominique Calmels vient de rejoindre le pôle "Projet" de l'équipe Fillon, où il s'occupe de fiscalité. Extrait de la déclaration de Laurence Rossignol.

Une quarantaine d'avocats du barreau de Meaux assignent l'Etat, aujourd'hui, devant le tribunal d'instance de la ville : Cette action est destinée à dénoncer les délais excessifs de jugement dans les dossiers aux prud'hommes, ces tribunaux chargés de se prononcer sur les litiges entre salariés et employeurs, notamment dans les cas de licenciement. A Meaux, 14e juridiction de France, les justiciables peuvent attendre des années, avant de voir leur affaire jugée aux prud'hommes. Explications de Florence Sturm.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......