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Benoît Hamon

Benoît Hamon remporte largement la primaire à gauche, avec une participation en hausse : est-ce le signe d'un vote d'adhésion, de bon augure pour le PS à la présidentielle ?

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Il est désormais le champion du PS pour la présidentielle. Avec près de 60% des voix au 2d tour de la primaire, Benoît Hamon l'a emporté, largement, sur Manuel Valls, hier. Participation en hausse, est-ce le signe d'un vote d'adhésion qui conforterait les ambitions du PS à la présidentielle ?

Benoît Hamon
Benoît Hamon Crédits : Denis Meyer Hans Lucas - AFP

Une victoire sans appel du frondeur Benoît Hamon, sur l'ancien Premier ministre Manuel Valls, hier à la primaire citoyenne : Benoît Hamon a réuni près de 59% des suffrages, hier au second tour de la primaire de la Belle Alliance populaire, contre 41% des voix, environ, pour Manuel Valls, selon des résultats quasi définitifs. Participation en hausse : plus de 2 millions de personnes, selon les organisateurs de cette primaire citoyenne, soit 400.000 de plus, environ, qu'au premier tour. Ces résultats sonnent comme un désaveu pour ceux qui ont exercé le pouvoir depuis 2012. Mais cette victoire de Benoît Hamon est-elle le signe d'un vote d'adhésion de bon augure pour le PS, avant la présidentielle ? Analyse de Ludovic Piedtenu, chef du service politique de France Culture, qui était au QG de Benoît Hamon, hier à Paris.

La droite veut prouver qu'elle fait bloc derrière François Fillon : A droite, après une semaine noire pour François Fillon, marquée par les révélations du Canard enchaîné sur des soupçons d'emploi fictif de son épouse, semaine à l'issue de laquelle la justice a ouvert une enquête préliminaire pour détournement de fonds publics et abus de biens sociaux, l'ancien Premier ministre a tenté de reprendre la main, hier après-midi, en réunissant plus de 10.000 personnes à l'occasion d'un meeting, à la Villette, à Paris. La droite a tenté de prouver qu'elle faisait bloc derrière son candidat à la présidentielle. François Fillon était, ainsi, venu accompagné de son épouse mais aussi des principaux ténors Les Républicains. Le champion de la droite pour la présidentielle a désigné son ennemi : une nouvelle hydre à 4 têtes..."quatre gauches" celle de Jean-Luc Mélenchon, du PS, d'Emmanuel Macron mais aussi du FN, selon François Fillon. Extrait de son discours, au micro de Stéphane Robert.

6 morts et 8 blessés, dans une fusillade dans une mosquée de Québec : Six personnes ont été tuées, et 8 autres blessées, dans un attentat contre une mosquée de Québec. Une fusillade a éclaté hier, à la fin de la prière du soir. Attaque qualifiée de terroriste par la police. Deux suspects ont été arrêtés et, pour l'instant, rien n'indique que d'autres agresseurs présumés soient en fuite. Condamnation du Premier ministre canadien, Justin Trudeau : "La diversité est notre force", a-t-il déclaré dans un communiqué, "Les musulmans canadiens constituent un élément important de notre tissu national, et des gestes insensés comme celui-là n'ont pas leur place dans nos communautés, nos villes et notre pays", a-t-il ajouté. Les précisions, à Québec de Pascale Guéricolas.

Levée de boucliers après le décret migratoire signé par Donald Trump aux Etats-Unis : Après un week-end de confusion et de controverse, Donald Trump s'est défendu de toute discrimination anti-musulmans, alors que des milliers de manifestants se sont rassemblés à Washington, New York, Boston et dans d'autres villes des Etats-Unis. Réactions au décret migratoire signé vendredi par le président républicain. Décret qui interdit l'entrée aux États-Unis de ressortissants de sept pays majoritairement musulmans : Syrie, Libye, Soudan, Iran, Irak, Somalie et Yémen. Accès interdit, également à ceux qui ont une double nationalité. Ce décret est contesté par la justice et en attendant de savoir s'il est légal, la plus grande confusion règne quant à son application. Incompréhension et colère, par ailleurs, chez les réfugiés syriens, bannis jusqu’à nouvel ordre des Etats-Unis. Omar Ouahmane, notre correspondant au Liban, est allé à leur rencontre.

Grève des ouvriers du textile au Bangladesh : C'est une grève qui dure depuis un mois et dont on entend peu parler. Au Bangladesh, des ouvriers et des ouvrières du textile font grève pour obtenir de meilleures conditions salariales. Leur situation avait été révélée au monde entier après la catastrophe du Rana Plaza. Des marques comme Benetton, H&M, Primark ou Auchan, et des dizaines d’autres sous-traitent la fabrication de leurs vêtements sur place au Bangladesh. Le 12 décembre dernier, plusieurs milliers d’ouvrières et d’ouvriers de la province d’Aschulia, grande région industrielle du Bengladesh se sont arrêté de travailler. Point départ de la mobilisation: des négocaitions qui devaient s'ouvrir pour des salaires décents, négociations repoussées à 2018 par le gouvernement. Au Bangladesh, revendiquer de meilleures conditions de travail peut être dangereux et d'ailleurs la repression ne s'est pas faite attendre. Nayla Ajaltouni est coordinatrice de l'assocaition "Ethique sur l’étiquette ", une ONG qui fait pression sur les indutriels du secteur textile pour de meilleures conditions de travail, interrogée par Anne-Laure Chouin.

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