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Benoît Hamon

Benoît Hamon tente de faire réentendre ses idées dont le revenu universel d'existence corrigé

12 min

Sa campagne a été écrasée par l'affaire Fillon et les défections au sein de son propre camp. Benoît Hamon a tenté de replacer les idées au coeur du débat, hier soir, dans l'Emission politique sur France 2, précisant notamment les conditions d'attributions de son revenu universel.

Benoît Hamon
Benoît Hamon Crédits : GABRIEL BOUYS AFP - AFP

Benoît Hamon repart à l'offensive : Il s'était offert, hier, une photo, avec le Premier ministre Bernard Cazeneuve, preuve que que non, tous les ténors socialistes ne se détournent pas de lui. Benoît Hamon, attaqué notamment sur le coût de sa mesure-phare, le revenu universel d'existence, a quelque peu corrigé sa copie présentée lors de la primaire à gauche. Cette aide concernerait, outre les Français les plus pauvres et certains jeunes de 18 à 25 ans (avec des conditions d'attribution), les salariés touchant jusqu'à 1,9 fois le SMIC, pour un coût de "35 milliards d'euros", au lieu des 45 initialement prévus, "en-deçà du pacte de responsabilité et du CICE" a précisé le candidat socialiste à la présidentielle. Benoît Hamon tente ainsi de remettre à flot sa campagne. Analyse de Louise Bodet. Benoît Hamon propose également d'expérimenter les récépissés pour lutter contre les contrôles au faciès, sujet revenu dans l'actualité dans le sillage de l'"affaire Théo", ce jeune homme dont le viol présumé lors d'une interpellation, début février en Seine-Saint-Denis, a eu un retentissement considérable.

Des parents dénoncent des violences policières en Seine-Saint-Denis : Après les violences qui ont éclaté, mardi au lycée Suger à Saint-Denis, 55 personnes avaient été placées en garde-à-vue et 6 mineurs ont été mis en examen hier, notamment pour "participation à un attroupement sans arme malgré la sommation de déguerpir", "violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique". De leur côté, des élèves et des parents dénoncent des dérives policières. Reportage de Thibault Lefèvre.

Le groupe Etat islamique recule encore à Mossoul, la deuxième ville d'Irak : Ils sont déjà sous forte pression en Syrie, où les Etats-Unis vont quasiment doubler leur présence militaire pour lutter contre les jihadistes. Les combattants de l'organisation Etat islamique continuent de perdre du terrain à Mossoul face aux forces irakiennes. Le quartier ouest de Moualemine a été repris, hier, par les unités d'élite du contre-terrorisme. Ces unités n'ont pas encore eu l'ordre d'avancer vers la vieille ville, densément construite et peuplée où les combats s'annoncent t-encore plus ardus. Et dans les quartiers repris par les troupes fédérales - quartiers périphériques pour la plupart- les voitures piégées par les djihadistes sont un danger de chaque instant. Ces bombes roulantes sont utilisées en masse, comme le dira notre envoyé spécial à Mossoul, Etienne Monin, dans le journal de 7h30.

Violentes manifestations en Corée du Sud après la destitution de la présidente : Elle a été poussée vers la sortie par un gigantesque scandale de corruption. La présidente sud-coréenne Park Geun-Hye a été destituée par la Cour constitutionnelle. Elle perd aussi son immunité présidentielle, ce qui l'expose à d'éventuelles poursuites judiciaires, dans ce scandale à tiroirs, centré sur la confidente de l'ombre de l'ancienne présidente qui elle-même jugée pour avoir soutiré des millions de dollars à de grands groupes industriels. Une élection présidentielle anticipée doit maintenant être organisée sous 60 jours, l'occasion peut-être pour Séoul de tirer un trait sur un scandale de corruption qui pollue la classe politique et éconoàmique depuis des mois alors même que la Corée du Nord mutiplie les menaces et les tirs de missiles. Mais la fin des turbulences ce n'est pas pour maintenant, opposants et soutiens de la présidente déchue manifestent parfois violemment dans les rues de Séoul, s'en prenant parfois aux forces de l'ordre. Selon notre correspondant sur place, deux personnes sont mortes.

Carte des zones contaminées à Fukushima en 2015
Carte des zones contaminées à Fukushima en 2015 Crédits : INFOGRAPHIE, pld rg AFP - AFP

Au Japon, le gouvernement incite les réfugiés du nucléaire à revenir chez eux, six ans après la catastrophe de Fukushima alors que les terres sont encore contaminées : Demain, cela fera six ans qu'un séisme et un tsunami géants ravagaient la région de Fukushima sur la côte nord-est du Japon, faisant 18.500 morts et disparus et provoquant une terrible catastrophe nucléaire. Aujourd'hui, le gouvernement japonais incite la population à retourner chez elle, car à la fin du mois, plusieurs villages et hameaux évacués après la catastrophe seront à nouveau décrétés habitables. Les compensations financières que perçoivent actuellement les réfugiés seront supprimés d'ici un an. Mais ce retour des "réfugiés du nucléaire" ne fait pas l'unanimité. Explications de Véronique Rebeyrotte.

Epineuse question de l'environnement dans les Etats-Unis de Donald Trump : C'est un projet très contesté par les défenseurs de l'environnement : l'oléoduc "Keystone XL" que le président Donald Trump a autorisé entre le Canada et les Etats-Unis. Rex Tillerson, le nouveau chef de la diplomatie, ancien patron du géant pétrolier ExxonMobil, s'exclut des délibérations et de la décision de son ministère pour construire cet oléoduc. La politique environnementale de Donald Trump qui fait également du bruit, avec le nouveau patron de l'Agence américaine de l'environnement, nommé par la Maison Blanche. Le climato-sceptique Scott Pruitt a pris, hier dans un entretien à chaîne CNBC, le contre-pied du consensus scientifique mondial en estimant que les émissions de dioxyde de carbone n'étaient pas un facteur déterminant dans le changement climatique. Il dénonce également l'accord signé à Paris par 194 pays dont les Etats-Unis après la COP21.

Union européenne : Au lendemain de la reconduction du Polonais Donald Tusk à la tête de la présidence du Conseil européen, les dirigeants de l'Union Européenne vont se pencher à 27, aujourd'hui, sur l'avenir de l'Europe post-Brexit, sans la Première ministre britannique. Mais Theresa May a prévenu, hier : pas question, pour Londres, de débourser de vastes sommes pour le budget européen après le Brexit.

Croissance insolente de l'Irlande : Alors que la croissance moyenne tourne à 1,7% en Union européenne, l’Irlande vient à nouveau d’afficher un record sur le vieux continent- le troisième en 3 ans - avec une hausse du PIB estimée à 5,2%, au-dessus des prévisions de Dublin ou de Bruxelles. Le pays semble de plus en plus montrer qu'il a définitivement tourné la page de l'austérité imposée après la crise de 2008, ainsi que celle de la récession avec la fin du plan de sauvetage européen de 85 milliards d'euros. Les performances irlandaises semblent renouer avec la prospérité des années 90. A Dublin, les précisions de Julien Lagache.

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