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Emmanuel Macron

Comment Emmanuel Macron peut-il faire entendre la voix de Paris sur l'Europe après la percée électorale des eurosceptiques en Allemagne ?

12 min

Le nouveau monde se dessine avec une Europe à plusieurs vitesses : c'est la vision que va défendre Emmanuel Macron, aujourd'hui, à la Sorbonne, à Paris. Mais le timing est-il vraiment le bon, alors qu'en Allemagne, la chancelière Angela Merkel pourrait gouverner avec des partis hostiles à E.Macron ?

Emmanuel Macron
Emmanuel Macron Crédits : LOUISA GOULIAMAKI - AFP

Une Europe à plusieurs vitesses, une taxe carbone aux frontières de l'Europe ou encore un budget de la zone euro : c'est ce qu'Emmanuel Macron va défendre, une fois de plus, aujourd'hui, lors d'un discours dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne, cet après-midi. Ou comment remettre "en marche", un modèle enlisé, selon le président français, par la bureaucratie, la sur-règlementation et les décisions à l'unanimité. Le candidat Macron avait déjà défendu pendant la présidentielle sa vision d'une Europe unie, démocratique et souveraine, une Europe à la carte, modulable suivant les dossiers - sécurité-défense, migrations, économie, écologie, numérique-, avec une dose de démocratie participative, pour répondre aux tentations nationalistes et populistes. Mais comment se faire entendre en Europe et en Allemagne, notamment, au surlendemain des élections législatives marquée par la percée de l’extrême-droite et un score décevant pour Angela Merkel ? Pour pouvoir gouverner, la chancelière pourrait former une coalition, notamment, avec le parti libéral FDP, qui s'est fait remarquer pendant la campagne par des positions très dures sur l'Europe et la zone euro envisagée par Emmanuel Macron. Correspondance, à Berlin, de Cyril Sauvageot.

Plan de relocalisation des migrants en Europe
Plan de relocalisation des migrants en Europe Crédits : Vincent LEFAI, Kun TIAN, Gillian HANDYSIDE / AFP - AFP

Les Etats européens sont loin d'avoir atteints leur objectif de relocalisation des migrants : En septembre 2015, l'Union européenne décidait d'un mécanisme de quotas, pour mieux répartir les migrants entre Etats membres et soulager l'Italie et la Grèce, confrontées à des arrivées d'hommes, de femmes, et d'enfants, sans précédent, sur leur territoire. Aujourd'hui, date limite pour mettre en place cette politique de relocalisation, sur les 160.000 migrants qui devait être relocalisés dans toute l'Europe, - objectif ramené à 100.000 personnes, après l'accord conclu avec la Turquie en mars 2016-, seules 46.000 personnes ont finalement été relocalisées selon Amnesty International. Si la Norvège et Malte font partie des bons élèves, le groupe de Visegrad (Pologne, Hongrie, République tchèque, Slovaquie) a refusé ce mécanisme. Quant à la France, qui s’était engagée, sous François Hollande, à accueillir 30 000 migrants, elle n'a admis que 4.000 personnes, venues de Grèce et d'Italie.

L'Italie cherche à impliquer toutes les parties dans la crise migratoire, y compris l’homme fort de l’est libyen : Le maréchal Haftar, qui ne reconnaît pas le gouvernement de Tripoli, est reçu à Rome aujourd'hui. L’Italie joue une partie délicate en Libye, car elle cherche à diminuer les arrivées de migrants sur ses côtes. Beaucoup de questions, autour d'un accord qui aurait été signé, cet été, entre des acteurs libyens z-et italiens. Précisions, à Rome, de Mathilde Imberty.

Le Conseil de l'Europe dénonce les conditions de détention "inacceptables" des migrants en Grèce : Cellules "crasseuses" et surpeuplées, manque de nourriture et d'eau potable, violences policières : "Maintenir des gens dans de telles conditions peut être considéré comme un traitement inhumain et dégradant, et qui en outre présente un risque pour la santé publique", estime, ce matin, l'organe anti-torture du Conseil de l'Europe.

Pressions autour du référendum au Kurdistan Irakien : En attendant de connaître (ce soir au plus tôt), les résultats du référendum au Kurdistan irakien, le parlement, à Bagdad, ordonne le déploiement de l'armée dans les zones disputées entre le pouvoir central et le Kurdistan irakien. La Turquie voisine menace, elle aussi, d'envoyer des troupes au sol et d'assécher la manne pétrolière du Kurdistan devenu indépendant. Mais c'est une arme à double tranchant, analyse à suivre dans le journal de 7h30.

En France, les députés ont commencé à examiner, hier soir, le projet de loi sur la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme, destiné à sortir de l’état d’urgence le 1er novembre : Le texte divise. A droite, on le trouve trop laxiste, à gauche on l’estime liberticide et chaque parti entend se poser en champion de l’opposition. Reportage d'Aurélien Colly à l'Assemblée nationale.

La ministre des Transports, Elisabeth Borne, recevra, ce jeudi, les syndicats des routiers et les représentants des organisations patronales du secteur : L'objectif, pour le gouvernement, est d'éviter de nouveaux blocages à des dépôts de carburant. Hier, les routiers de la CGT et de Force ouvrière ont annoncé la reconduction du mouvement d'action nationale contre la réforme du Code du travail. Malgré les menaces de pénuries d'essence, "la quasi totalité des dépôts de carburants est libre d'accès", a indiqué, hier, le ministère.

Appel à la grève lancé par tous les syndicats d'Engie (ex-GDF Suez) : Ils dénoncent, d'une même voix, la stratégie de "dumping social" de la direction, qui délocalise, selon eux, de plus en plus ses centres de service "Clients", vers le Cameroun ou le Sénégal, après l'avoir déjà fait vers le Maroc ou à l'Ile Maurice. Les syndicats estiment que la qualité de service ne sera pas au rendez-vous, et surtout, que cette stratégie financière n'a pas de raison d'être, hormis d'augmenter les marges, alors que l'Etat français, qui vante la priorité à l'emploi sur le sol national, est toujours actionnaire d'Engie. Interview d'Hachour Bedji-Guelal, membre CFDT de l'intersyndicale d'Engie, joint par Anne-Laure Chouin.

La ministre de la Culture Françoise Nyssen doit recevoir ce matin 11 associations de défense du patrimoine, ainsi que l'animateur Stéphane Bern qui est, depuis une semaine, chargé par le président Macron d'une mission sur le patrimoine en péril. Comment trouver des financements innovants, face au désengagement de l'Etat auprès des collectivités territoriales ? Des milliers de bâtiments ne sont plus rénovés. Reportage de Cécile de Kervasdoué.

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