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Des manifestants devant la Maison blanche, à Washington, jeudi 1er juin 2017

De Pittsburgh à Paris, en passant par Pékin et Bruxelles, la résistance s'organise dans le monde, après la décision de Donald Trump de retirer les Etats-Unis (2e pollueur de la planète) de l'accord de Paris sur le climat

16 min

"Triste journée", décision "funeste", "gravement erronée": les réactions étrangères sont unanimement négatives après l'annonce de Donald Trump de sortir les Etats-Unis de l'accord sur le climat, signé en 2015. Ce désengagement est aussi interprété comme un bras d’honneur pour toute l’Amérique verte.

Des manifestants devant la Maison blanche, à Washington, jeudi 1er juin 2017
Des manifestants devant la Maison blanche, à Washington, jeudi 1er juin 2017 Crédits : PAUL J. RICHARDS AFP - AFP

"Make our planet great again" vs "Make America great again" : Le président français Emmanuel Macron a appelé, hier en anglais, à "rendre sa grandeur à notre planète" - "Make our planet great again". EXTRAIT de cette paraphrase du slogan de campagne de Donald Trump ("Make America great again" - "rendre sa grandeur à l'Amérique"), est à l'image de la résistance qui s'organise dans le monde, après la décision du président des Etats-Unis de sortir son pays, 2e pollueur de la planète, de l'accord de Paris sur le climat. Cet accord avait été signé par son prédécesseur, Barack Obama, aux côtés de 196 autres dirigeants et entités en fin 2015. L'accord de Paris vise à contenir la hausse de la température moyenne mondiale "bien en deçà" de 2°C par rapport à l'ère pré-industrielle.

Donald Trump justifie son choix par la priorité donnée aux emplois aux Etats-Unis : "J'ai été élu pour représenter les habitants de Pittsburgh, pas de Paris", a-t-il lancé hier, avant de mettre en avant la défense des emplois américains et dénoncé un accord "très injuste" pour son pays.

Donald Trump
Donald Trump Crédits : Cheriss May / NurPhoto - AFP

Les réactions étrangères sont unanimement négatives : le Premier ministre danois Lars Lokke Rasmussen a déploré une "triste journée pour le monde". La réponse des Européens, tranchante, ne s'est pas fait attendre : s'ils "regrettent" cette décision, Berlin, Paris et Rome ont souligné, dans un communiqué commun, que l'accord ne pouvait en aucun cas être renégocié.

Ce désengagement décidé par Donald Trump est également interprété comme un bras d’honneur dans l'Amerique très engagée dans l’économie verte, engagée, aussi, désormais, dans la résistance à Donald Trump. A commencer, par la ville de Pittsburgh. CORRESPONDANCE A WASHINGTON DE FREDERIC CARBONNE.

Dans le concert unanime des nations, qui ont refusé, hier, d'abandonner le combat pour la planète, Emmanuel Macron a fait entendre la voix de la France, y compris en anglais ! C'était peu avant minuit, le Président venait de parler à Donald Trump pendant 5 minutes, dans un échange qualifié de "direct" par l'Elysée. Emmanuel Macron s'est exprimé en français et en anglais pour mieux se faire entendre comme fer de lance de la résistance verte. Emmanuel Macron a appelé les "scientifiques, ingénieurs, entrepreneurs, citoyens engagés" aux Etats-Unis à venir travailler en France sur "des solutions concrètes pour le climat". EXTRAIT DU DISCOURS DU PRÉSIDENT. Le combat de la France, partagé par Londres, Bruxelles, par Pékin, également. L'Union européenne et la Chine, réunies en sommet depuis hier à Bruxelles, sont déterminées à porter le flambeau de la lutte contre le changement climatique, après le retrait des Etats-Unis de l'accord de Paris décidé par Donald Trump.

Retrait de l'accord de Paris pas si évident que cela, rappelle Ségolène Royal : L'ancienne ministre de l'Environnement, qui dénonce un "très grave délit contre l'humanité", rappelle aussi que l'article 28 du texte exige un délai d'attente de TROIS ANS pour se retirer, après l'entrée en vigueur de l'accord de Paris sur le climat. Ratifié en septembre par Washington, sous la présidence Obama, l'accord de Paris sur le climat n'est entré en vigueur que le 4 novembre dernier, ce qui porte à novembre 2020 une éventuelle sortie du traité. Novembre 2020, c'est aussi la date de la prochaine élection présidentielle américaine.

En attendant, l'écologiste Cécile Duflot, déplore le choix du président des Etats-Unis. INTERVIEW DE CECILE DUFLOT avec Samuel Grimonprez.

3 médiateurs et 6 mois maximum pour sortir de l'impasse Notre-Dame-des-Landes : Matignon a mandaté, hier, trois médiateurs pour tenter de débloquer le dossier d'aéroport, enlisé et controversé depuis des années, un projet auquel était opposé Nicolas Hulot, aujourd'hui ministre de la Transition écologique. DOSSIER A SUIVRE DANS LE JOURNAL DE 7h30.

Comment mettre fin aux affaires qui plombent la vie politique française ? Cette question était au coeur de la campagne du candidat Macron. François Bayrou en avait fait un préalable à son alliance avec le candidat d'En Marche pour la présidentielle. Désormais ministre de la Justice, François Bayrou a présenté, hier, le tout premier texte de loi du quinquennat sur ce sujet. Plus largement, il a exposé les différentes pistes de travail qui permettront au gouvernement de "moraliser la vie publique". Une forme de réponse aux circonstances et aux affaires de ces dernières années qui ont entaché la vie publique. EXPLICATIONS d'Antoine Marette.

Eviter des suicides à la SNCF : C'est une entreprise en pleine mutation, qui se prépare à la concurrence du rail à partir de 2020 - et dont la transformation ne se passe pas sans heurts. La direction de la SNCF et les syndicats de cheminot ont discuté, toute la journée, hier, des risques psycho-sociaux, lors d'un comité national d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail. Mi-avril, les représentants du personnel toute étiquette confondue (Sud, CGT, Unsa et CFDT) avaient dénoncé "un nombre exceptionnel de drames" accidents du travail ou suicides sur les trois premiers mois de l'année. Les syndicats avaient réclamé des mesures. Pour éviter un nouveau scandale comme à France Télécom, l'entreprise veut prendre les devants. COMPTE-RENDU D'ANNE FAUQUEMBERGUE.

Série de violences aux Philippines , sous menace djihadiste notamment : Difficile de comprendre ce qui se passe depuis hier à Manille, la capitale des Philippines. Un homme, armé, est entré dans un casino. Il a tiré à l'arme automatique, sans faire, alors de victimes. Il s'est ensuite suicidé par le feu et l'incendie, à partir d'une table de jeu aurait tué au moins 36 personnes. La police explique qu'il ne s'agit pas d'un acte terroriste, alors que le gourpe Etat islamique avait indiqué, auparavant, qu'il s'agissait d'une attaque menée par des "loups solitaires" lui ayant prêté allégeance. Toujours aux Philippines, les combats se poursuivent sur l'île de Mindanao, la plus grande et la plus méridionale de l'archipel, avec environ 20 millions d'habitants. Depuis dix jours, les forces armées philippines sont aux prises avec plusieurs centaines de djihadistes, liés au groupe Etat Islamique. Ces combattants contrôlent toujours une partie de la ville de Marawi. PRECISIONS D'ERIC BIEGALA.

Retour sur Terre pour Thomas Pesquet et son collègue russe Oleg Novitski ! L'heure est venue pour les deux hommes de mettre leur scaphandre. Ils regagnent la Terre, aujourd'hui, après un séjour de près de 200 jours dans l'espace. Dans la matinée, ils iront au revoir aux astronautes qui restent dans la Station spatiale internationale (ISS), à 400 km de la Terre. Il ne leur faudra que 3h20 environ pour atterrir vers 16h10 heure de Paris, dans les steppes du Kazakhstan.

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