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De quoi souffre la Guyane ? Pourquoi un appel à la grève générale a-t-il été lancé à partir d'aujourd'hui ?

13 min

Les dernières annonces du gouvernement n'ont pas réussi à désamorcer la crise en Guyane, où un appel à la grève générale a été lancé, à partir d'aujourd'hui, par les 37 syndicats réunis dans l'Union des travailleurs guyanais. Ils dénoncent le retard économique et social de ce territoire ultramarin.

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Guyane Crédits : Jody Amiet AFP - AFP

Grève générale en Guyane : Malgré 60 millions d'euros, débloqués par le gouvernement pour le centre hospitalier de Cayenne, fortement endetté, malgré le renfort de 48 policiers et gendarmes annoncés hier, c'est un rattrapage structurel, dans tous les secteurs qu'attendent les habitants. D'où l'appel à la grève générale, lancé par les 37 syndicats réunis au sein de l'Union des travailleurs guyanais (UTG). L'UTG dénonce le retard économique et social de ce territoire ultramarin par rapport au reste de la France. Parmi les problèmes recencés : l'insécurité galopante, avec notamment 42 homicides l'an dernier, ce qui fait de la Guyane le territoire français le plus meurtrier par nombre d'habitants. Des milliers de familles vivent encore sans eau courante ni électricité. Sans compter un coût de la vie élevé, pas de travail, près d'un jeune sur deux est au chômage. C'est sur la situation de ces jeunes et du système scolaire guyanais que nous allons nous arrêter, ce matin. Enseignants et lycéens dénoncent une situation intolérable pour un territoire français. Reportage de Julie Pietri.

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Guyane Crédits : Simon MALFATTO, Sophie RAMIS AFP - AFP

Une "révolution participative" en Guyane ? Ce n'est pas la première fois que la Guyane entre en grève générale, la dernière mobilisation remonte à 2008. Presque dix ans plus tard, il y a une différence : la population est beaucoup plus impliquée et fait une "révolution participative", selon Isabelle Hidair, maître de conférence en Anthropologie à l'Université de Guyane, jointe par Laure Vernau.

Remettre les citoyens au coeur du débat, c'est aussi la méthode choisie par Benoît Hamon pour donner un coup d'accélérateur à sa campagne : C'est une originalité dans cette élection présidentielle. Hier, 42 femmes et hommes, actifs, étudiants ou chômeurs tirés au sort, ont écrit et voté une vingtaine de propositions pour l'avenir de la France sur la transparence de la vie publique, la démocratie ou encore l'économie durable. Reportage de Pauline Renoir.

A un mois de la présidentielle, France Culture se déplace toute la semaine dans l'Hexagone, pour comprendre les enjeux de la campagne, au plus près des électeurs. C'est la "Caravane de la présidentielle" : un lieu et une thématique tous les matins de la semaine. Première étape aujourd'hui : Hérouville-Saint-Clair et ses 23.000 habitants environ, une ville de la banlieue de Caen, dans le Calvados, où il est question, ce matin, des quartiers populaires. A quoi ressemble cette banlieue caennaise ? Eléments de réponse avec notre partenaire aujourd’hui le quotidien Ouest-France et sa journaliste Nathalie Lecornu Baert, au micro de Ludovic Piedtenu. Dans le journal de 7h30, nous verrons quels sont les leviers utilisés à Hérouville-Saint-Clair pour lutter contre le chômage des jeunes, qui frôle les 30%.

Le tribunal de commerce de Bobigny doit statuer sur le sort de l'enseigne Mim : L'entreprise d'habillement est en redressement judiciaire. Comme le groupe Vivarte, l'entreprise de vêtement à petit prix, rachetée par le géant chinois du textile Main Asia, souffre d'une dette colossale : 60 millions d'euros. Trois propositions de reprise ont été fournies, dont l'une a la préférence du comité d'entreprise : celle qui prévoit de supprimer le moins d'emplois. Mais de façon générale, c'est tout le secteur de l'habillement traditionnel qui souffre de la crise, et cela fait quelques années que ça dure. Analyse d'Anne-Laure Chouin.

L'opposant russe Alexeï Navalny doit être présenté à un juge, aujourd'hui, à Moscou : Celui qui pourfend la corruption en Russie et qui ambitionne de se présenter à l'élection présidentielle l'an prochain, a été arrêté, hier, comme des centaines de ses partisans lors de manifestations contre la corruption à travers toute la Russie. Alexeï Navalny est à l'origine de la mobilisation qui a réuni, hier, 7.000 personnes selon la police, des dizaines de milliers selon les manifestants, y compris dans des villes de province d'habitude plutôt calmes. On revient dans le journal de 7h30 sur ces manifestations et leur répression.

En Allemagne, une très nette victoire pour le parti d’Angela Merkel dans la Sarre : Après plusieurs revers électoraux depuis un an sur fond de crise des réfugiés, les conservateurs de la CDU se sont imposés, hier, dans la Sarre, région frontalière de la France. Le parti de la chancelière Angela Merkel a 10 points d’avance sur les sociaux-démocrates du SPD, qui rêvaient pourtant d’une coalition de gauche dans cet ancien bastion industriel et dans un scrutin-test, avant des élections fédérales en septembre prochain.

La favorite de Pékin devient chef du gouvernement hongkongais : Comme prévu, Carrie Lam, la chef adjointe du gouvernement sortant, a été élue, hier, à Hong-Kong, avec une majorité confortable, conformément au souhait et aux consignes de Pékin. Hong Kong est un territoire semi-autonome, qui jouit en théorie de libertés inconnues sur le continent, en vertu du principe "un pays, deux systèmes" qui avait présidé à sa rétrocession à la Chine en 1997. Le résultat des élections d'hier, sans surprise, ouvre néanmoins une nouvelle période pour Hong Kong. Correspondance de Florence de Changy.

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