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Donald Trump s'en prend aux services de renseignement et à certains médias

12 min

Donald Trump a laissé éclaté sa colère, hier, lors de sa première conférence de presse depuis son élection. Le futur président des Etats-Unis a vitupéré contre "les fausses informations" qui ont fuité des services secrets avant d'être relayées par certains médias américains.

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Donald Trump Crédits : TIMOTHY A. CLARY - AFP

Donald Trump contre-attaque : Finie la carte de l'apaisement, jouée après son élection à la tête des Etats-Unis. Hier, pour sa première conférence de presse depuis le mois de novembre, Donald Trump a répliqué avec violence aux révélations de certains médias, dont CNN, selon lesquelles la Russie détiendrait des informations compromettants sur sa vie personnelle et intime et sur ses affaires. Ces informations figureraient dans le rapport fourni par les services de renseignement sur le cyber-pirtage russe. Des accusations totalement fausses, a répliqué le principal intéressé. Celui qui va s'installer à la Maison-Blanche le 20 janvier prochain accuse les médias de mentir et s'en prend violemment aux agences de renseignement américaines. Le porte-parole de Barack Obama a d'ailleurs dénoncé cette attitude du 45e président des Etats-Unis. Jamais la crise n'a été aussi aiguë avec les super espions américains. Correspondance de Frédéric Carbonne à Washington.

Et hier, même la Russie, dont Donald Trump a pourtant annoncé qu'il voulait se rapprocher, a été attaquée par le futur locataire de la Maison-Blanche. Pour la première fois, Donald Trump a reconnu le rôle de Moscou dans le piratage des courriels du parti démocrate pendant la dernière campagne présidentielle américaine.

Le Mexique répond à Donald Trump : Autre point de la conférence de Donald Trump, l'épineux sujet du mur qu’il veut construire avec le Mexique voisin. Donald Trump a précisé qu’il ne pourrait pas attendre que le Mexique avance les frais mais qu’il ferait rembourser, d’une manière ou d’une autre, le mur par les Mexicains eux-mêmes. Ajoutées aux menaces sur les entreprises qui investiraient aux Mexique, ces déclarations ne sont pas pas du tout du goût du président mexicain Enrique Peña Nieto. Correspondance d'Emmanuelle Steels à Mexico.

D'autres épines dans le pied de Donald Trump : tout d'abord, son futur chef de la diplomatie, Rex Tillerson, l'ancien PDG du groupe pétrolier ExonMobil, a exprimé, hier, des vues divergentes de celles du président élu, à propos, notamment, de la prolifération nucléaire, du changement climatique et des relations avec le Mexique. Et puis, le directeur du Bureau pour l'éthique gouvernementale aux Etats-Unis a jugé "insuffisants" les garde-fous annoncés, hier, par Donald Trump pour empêcher d'éventuels conflits d'intérêts entre la présidence et son entreprise familiale. Les recommandations du bureau au 45e président des Etats-Unis n'ont pas changé : "Il doit céder ses parts. Rien d'autre ne permettra de résoudre ces conflits".

Premier débat télévisé, ce soir, entre les 7 candidats à la primaire de gauche : Ce soir, premier des trois débats télévisés, organisés avant le premier tour de la "Belle Alliance populaire", le 22 janvier prochain. Cet exercice sera peut-être déterminant pour départager les 7 candidats, pour inciter, aussi, à participer à cette primaire organisée par le P.S. Comme pour le premier débat de la primaire de droite, c'est le plateau deTF1 qui accueille les candidats. Et comme pour la primaire de droite, tout à a été savamment calibré. Précisions d'Aurélien Colly.

De son côté, Jean-Luc Mélenchon a exhorté, hier, ses sympathisants à ne pas prendre part à la prochaine "primaire de la gauche" pour ne pas "amnistier" les anciens ministres de François Hollande. Déclaration, hier, devant une salle archi-comble : plus de 2.000 personnes étaient venues à son meeting au Mans. "Il faut avoir du respect pour soi-même : vous ne pouvez pas dire d'un côté que les politiques sont des cyniques, et de l'autre voter pour quelqu'un qui n'est pas de votre bord", a lancé le candidat de la "France insoumise".

A droite, François Fillon, le candidat désigné pour 2017, a promis, hier, à Nice, de reprendre, s'il est élu président de la République, le contrôle de l'immigration pour la réduire "au strict minimum", dans une France qui n'est selon lui ni une "mosaïque" ni un "territoire sans limite".

Lancement, aujourd'hui, du CPA, le compte personnel d'activité, réforme majeure selon François Hollande, coquille vide selon certains syndicats : C'est le versant de la loi Travail dont on n'a presque pas parlé et pourtant, François Hollande y voit une réforme majeure de son quinquennat, une réforme dans la façon de gérer les droits attachés aux actifs, travailleurs ou sans-emploi, salariés ou independants. Le CPA , le compte personnel d'activité est lancé en grande pompe, aujourd'hui, par le gouvernement. Il lance les bases d'une "sécurité sociale du XXIe siècle", selon la ministre du Travail, Myriam El Khomri. En l'occurence, c'est le versant "sécurité" de la flexi-sécurité souhaité via la loi Travail, mais une coquille vide selon certains syndicats. Analyse et reportage d'Anne-Laure Chouin. Les fonctionnaires et les independants eux, devront attendre 2018 pour bénéficier du CPA.

L’Allemagne a accueilli 280.000 nouveaux demandeurs d’asile l'an dernier : Les chiffres ont été publiés, hier, par le ministre allemand de l’Intérieur. C'est une baisse de deux tiers, par rapport à l’année 2015, tournant historique pour le pays, où près d’un million de migrants étaient arrivés outre-Rhin. Correspondance à Berlin de Cyril Sauvageot.

Les élus Verts du Parlement de Strasbourg accusent Malte d'être un paradis fiscal : Rapport publié hier, alors que le plus petit Etat européen inaugurait symboliquement sa présidence tournante de l'Union. Inquiétude pour l'avenir de l'harmonisation fiscale, on y revient dans le journal de 7h30.

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