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En Marche vers une majorité absolue à l'Assemblée

13 min

Le parti du président Macron pourrait occuper jusqu'à 450 sièges dans la prochaine Assemblée nationale. Avec aussi une abstention record à ce 1er tour des législatives. Le PS est laminé, la droite cherche à limiter la casse et FN et France insoumise sont loin de leurs résultats à la présidentielle.

Crédits : Visactu

32,32% des voix, hier, pour La République En Marche : Il avait déjà dynamité les partis traditionnels lors de la présidentielle, ralliant, à lui, des élus de droite, du centre et du parti socialiste. Emmanuel Macron n'en finit pas de bouleverser le champ politique. Victoire écrasante, aux législatives, du mouvement qu'il a initié : la République En Marche et son allié du MoDem obtiendraient entre 400 et 455 des 577 sièges à l'Assemblée nationale, bien plus que la majorité absolue. Le bon résultat de La République En Marche avec 32,32% des voix, hier, est l'un des enseignements de ce scrutin, marqué, également par une abstention record : près d'un électeur sur deux (51,29%) a boudé les urnes, hier. Autres leçons de ce 1er tour des législatives : claque pour le PS, effondrement, mais dans une moindre proportion, de la droite. Quant au Front national et à la France Insoumise, ils n'ont pas réussi à capitaliser sur la présidentielle. Analyse de tous ces résultats dans le détail.

Les Français ont accordé une prime au vainqueur de la présidentielle, Emmanuel Macron, et c'est le PS qui en paye le prix fort avec 9,51 % des voix, hier, pour les socialistes et leurs alliés : On est bien loin, de la vague rose de 2012. Des figures nationales et des élus bien implantés localement sont balayés. ANALYSE DE STEPHANE ROBERT. Le Parti socialiste, qui contrôlait la moitié de l'Assemblée sortante, s'effondrerait avec ses alliés : 15 à 40 sièges selon les projections. C'est encore moins que les 57 de la débâcle de 1993.

Le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis,錀:
Le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis,錀: Crédits : CITIZENSIDE / sadak souici / Citizenside - AFP

Un "recul sans précédent de la gauche", reconnaît le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, qui a mis en garde, hier, contre le risque de "l'unanimisme" au Parlement. Le patron du PS, éliminé à Paris, fait partie du cortège des battus, avec les anciens ministres Mathias Fekl, Pascale Boistard, Aurélie Filippetti, François Lamy, Kader Arif, Christian Eckert. Tous portent le poids du quiquennat Hollande, même ceux qui ont pris le chemin de la fronde. Benoît Hamon, candidat malheureux à la présidentielle, a également été éliminé dès le 1er tour, hier, tout comme les ex-ministres écologistes Cécile Duflot et Emmanuelle Cosse. D'autres personnalités sont en ballottage très défavorable, comme Najat Vallaud-Belkacem à Villeurbanne. Quant à Stéphane Le Foll, Marisol Touraine et Manuel Valls, protégés par le camp Macron, ils sont en ballottage favorable pour dimanche prochain.

Autres formations politiques qui font les frais de la vague pro-Macron : la France insoumise a recueilli 13,74% des voix, hier. Le FN 13,2%. Des résultats décevants pour ces deux formations, par rapport à la présidentielle. L'électorat de ces deux formations s'est démobilisé pour les législatives, même si leurs leaders, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon sont bien partis pour siéger à l'Assemblée. PRECISIONS DE STEPHANE ROBERT.

QUI SONT LES 51,29% D'ABSTENTIONNISTES ? DOSSIER complet à lire ICI. On note 65% d'abstentionnistes chez les 25-34 ans, et 66% chez les ouvriers et les employés.

François Baroin, chef de file des LR et de l'UDI pour les législatives
François Baroin, chef de file des LR et de l'UDI pour les législatives Crédits : Patrick KOVARIK / AFP - AFP

Les Républicains et leurs alliés de l'UDI ont obtenu, hier, un peu moins de 22% des voix : Ils peuvent espérer sauver des décombres une petite centaine de sièges, au mieux. C'est deux fois moins que dans l'Assemblée sortante. Mais des fiefs historiques de la droite sont en passe de tomber : dans les circonscriptions de Neuilly, Levallois-Perret ou Rueil-Malmaison. Les Républicains qui aspiraient à succéder à Jean-Christophe Fromantin, Patrick Balkany ou Patrick Ollier sont en ballottage défavorable. "Un échec incontestable", pour Bruno Retailleau, président des sénateurs LR. Autre symbole du désarroi de la droite : dans la deuxième circonscription de Paris, censée être imperdable pour les LR, c'est Gilles Le Gendre de la République en Marche, qui est arrivé largement en tête devant Nathalie Kosciusko-Morizet, notamment. Le député sortant Henri Guaino, candidat dissident Les Républicains a été largement battu, hier. Il arrête la vie politique, estimant être "allé au bout du bout de (ses) engagements politiques". Henri Guaino semble à bout, tout court : "L'électorat qui a voté dans la 2e circonscription de Paris, est, à mes yeux, à vomir" a-t-il déclaré. Et pour le 2e tour des législatives, dimanche prochain, François Baroin, qui mène la bataille pour Les Républicains et l'UDI, appelle à la mobilisation pour éviter des "pouvoirs concentrés" dans "un seul et même parti". INTERVIEW DE FRANCOIS BAROIN. La droite, qui espérait priver le nouveau président Macron de majorité, terminerait avec 70 à 130 élus LR et UDI. Une partie devrait soutenir la majorité présidentielle. Que se passe-t-il chez les LR et l'UDI ? COMMENTAIRE DE STEPHANE ROBERT.

Comment garder la main, à quelques jours du début officiel des négociations sur le Brexit ? Au Royaume-Uni, la Première Ministre conservatrice Theresa May, affaiblie depuis qu'elle a perdu sa majorité absolue aux élections législatives, a annoncé hier la composition de son nouveau gouvernement, sans véritable changement : Damian Green, l’un de ses amis d’Oxford, prend la place de premier secrétaire, une sorte de vice-Premier ministre. Quelques ministres changent de portefeuille, mais dans l’ensemble, les poids lours conservent leurs postes, comme Philip Hammond au ministère des Finances, David Davis, chargé du Brexit ou Boris Johnson encore aux Affaires étrangères. En parallèle, les discussions continuent avec le DUP. Les 10 députés unionistes nord irlandais pourraient permettre à Theresa May d'avoir la majorité absolue au Parlement. Mais cette coalition inquiète à plus d'un titre. Tout d'abord, des Britanniques ne veulent pas de ces élus traditionalistes protestants qui ont comparé l'homosexualité à une abomination et demandé à ce que le créationisme soit enseigné à l'école. Et puis, le Premier ministre irlandais Enda Kenny craint que l'alliance entre les conservateurs britanniques et le Parti unioniste démocrate d'Irlande du Nord n'ait aussi des conséquences sur la paix, en Ulster. PRECISIONS A DUBLIN DE JULIEN LAGACHE.

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