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François Fillon

Englué dans le "Penelopegate", François Fillon est lâché une partie de son propre camp qui réclame un "plan B"

13 min

Hier, il demandait aux parlementaires Les Républicains de tenir 15 jours, 15 jours pour le soutenir en plein "Penelopegate"...François Fillon est finalement confronté à une débandade. Un "plan B" est désormais ouvertement demandé par certains parlementaires de son propre camp.

François Fillon
François Fillon Crédits : ERIC PIERMONT - AFP

François Fillon peut-il rester le champion de la droite et du centre à la présidentielle ? François Fillon est confronté à des révélations en cascade sur des emplois présumés fictifs de sa femme, notamment comme assistante parlementaire, pour un montant s'élevant à près de 800.000 euros, comme l'indique le Canard enchaîné sorti hier. L'enquête au parquet national financier se poursuit, par ailleurs. Marc Joulaud, le suppléant de François Fillon à l'Assemblée, s'est présenté, hier, à l'office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales à Nanterre pour y être entendu. Une journée au rythme infernal, où, pour la première fois, certains députés Les Républicains ont appelé ouvertement à une solution de rechange. Récit d'Ilan Malka.

Des parlementaires continuent d'afficher leur solidarité à François Fillon, dans une tribune publiée, ce matin, dans Le Figaro : Parmi les premiers signataires de cette tribune, à lire en page 16 du Figaro, d'anciens rivaux de François Fillon à la primaire de la droite et du centre, les députés Nathalie Kosciusko-Morizet, Bruno Le Maire et Jean-François Copé. Avec les sénateurs François Baroin et Jean-Pierre Raffarin, notamment, ils dénoncent un "pilori médiatique et politique", une "manoeuvre grossière", pour "empêcher par tous les moyens l'alternance que veulent les Français".

De son côté, Alain Juppé l'a affirmé, hier soir à Bordeaux, "je ne serai pas le plan B" : Alain Juppé résiste, donc, à certains appels du pied de députés. Extrait de sa déclaration.

Par ailleurs, face à François Fillon qui a dénoncé, hier, un "coup d'Etat institutionnel" fomenté par la gauche, l'Elysée est immédiatement monté au créneau en expliquant que "le seul pouvoir" est "celui de la justice que l'on doit laisser travailler".

Hasard du calendrier, en pleine affaire Fillon, les députés ont adopté, hier, de nouvelles règles pour contrer la "défiance" envers les politiques : Ils veulent renforcer la moralisation et la transparence, avec notamment une OBLIGATION de casier judiciaire vierge, pour les candidats à une élection. Le Sénat s'est attelé au financement des partis. Ces textes, pour en "finir avec le leitmotiv 'tous pourris'", ont toutefois très peu de chances d'être adoptés définitivement avant la fin des travaux du Parlement fin février.

Serge Dassault fixé sur son sort, aujourd'hui : Il est poursuivi pour blanchiment de fraude fiscale et ommission dans ses déclarations à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Le sénateur de droite Serge Dassault sera fixé sur son sort cet après-midi, au tribunal correctionnel de Paris. Le parquet national financier a requis cinq ans d'inéligibilité, deux ans de prisons avec sursis et 9 millions d'euros d'amende contre l'industriel milliardaire. Précisions de Sara Ghibaudo.

EDF amplifie et prolonge d'un an son plan de réduction d'effectifs annoncé l'an dernier : Entre 5.200 et 7.000 suppressions de postes d'ici 2019, selon des chiffres qui doivent être présentés aujourd'hui en comité central d'entreprise. EDF se dit pénalisé par une concurrence accrue et par la chute des prix de marché de l'électricité, d'où cette baisse d'effectifs de 7,7% à 10,4% en quatre ans, contre 5% initialement prévu en trois ans. Explications d'Annabelle Grelier.

Rex Tillerson devient secrétaire d'Etat aux Etats-Unis, alors que Donald Trump continue, par ailleurs, sa politique protectionniste, "America first", dans le but de favoriser l'emploi américain, ce qui inquiète l'Inde et ses 300.000 ingénieurs aux Etats-Unis : Rex Tillerson devient secrétaire d'Etat américain. Donald Trump a réussi à faire approuver par le Sénat, cette nuit, le choix de son chef de la diplomatie, ancien PDG du géant pétrolier ExxonMobil. Mais les élus démocrates veulent ralentir les autres nominations des principaux membres de l'administration Trump et de son candidat à la Cour suprême, le conservateur Neil Gorsuch. Donald Trump qui continue, par ailleurs, sa politique protectionniste, "America first", dans le but de favoriser l'emploi américain. Le président américain a ainsi rédigé une proposition de décret qui vise cette fois les travailleurs qualifiés dans la santé et surtout dans les nouvelles technologies. En clair, un frein à l'attribution de visa pour ces employés étrangers. Ce projet de décret est doublé d'une proposition de loi qui va dans le même sens et qui suscite de très fortes inquiétudes, dans le pays qui bénéficie le plusssse de ces visas de travail : l'Inde. Les précisions à New Delhi de Sébastien Farcis.

Mauvais scénario pour la première opération militaire autorisée par le président Donald Trump, un raid commando contre Al-Qaïda au Yemen, a mal tourné, tuant de nombreux civils, dont au moins 10 femmes et enfants, ainsi qu'un soldat américain, selon l'organisation indépendante "International Crisis Group".

Au moins six personnes ont été tuées, hier, sur la ligne de front dans l'est de l'Ukraine : Au quatrième jour de combats entre soldats ukrainiens et rebelles prorusses, l'Otan appelle Moscou à user de son influence pour faire cesser les tirs. Par ailleurs, ce matin, un groupe de presse allemand affirme que le président ukrainien Petro Porochenko envisage d'organiser un référendum sur l'adhésion de son pays à l'Alliance atlantique. La Russie a, de son côté, convoqué l'attaché militaire ukrainien et lui a remis une note de protestation après le survol jugé "dangereux" par un avion ukrainien de ses installations gazières au large de la Crimée.

Manifestation à Bucarest, en Roumanie
Manifestation à Bucarest, en Roumanie Crédits : DANIEL MIHAILESCU AFP - AFP

En Roumanie, du jamais vu depuis la chute du communisme : Des manifestations antigouvernementales ont mobilisé plus de 250.000 Roumains, hier soir, pour dénoncer un assouplissement de la législation anticorruption, également critiqué à l'étranger.

De l’argent public pour financer un moteur de recherche Internet "made in Europe" : La caisse des dépôt et consignations, qui gère l’épargne des Français, doit annoncer aujourd'hui qu'elle rachète des parts de Qwant. Le moteur revendique aujourd’hui 32 millions d’utilisateurs en Europe. Cet acteur récent de l’Internet, est en pleine expansion et vise 150 millions d’utilisateurs d’ici la fin de l’année. Qwant joue la carte de l’anti-Google. Décryptage de Marion L’Hour.

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