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Emmanuel Macron et Marine Le Pen

Fin de campagne mouvementée pour Marine Le Pen et Emmanuel Macron

13 min

Marine Le Pen et Emmanuel Macron ont été chahutés, hier, en Bretagne et dans le Tarn, au lendemain d'un débat télévisé jugé brutal et peu convaincant par certains. En meeting, hier, Marine Le Pen a voulu se rassurer dans la Somme, Emmanuel Macron a reçu le soutien de Barack Obama.

Emmanuel Macron et Marine Le Pen
Emmanuel Macron et Marine Le Pen Crédits : Eric CABANIS AFP - AFP

Déplacements compliqués, hier, à J-3 du second tour de la présidentielle : Des oeufs ont été lancés sur Marine Le Pen, par des opposants au FN, hier en Bretagne. Quant à Emmanuel Macron, il a été vivement interpellé par des militants syndicaux à Albi, sur la loi Travail. Ce n'est que dans la soirée, chacun en meeting, que les deux prétendants à l'Elysée ont pu aborder, dans le calme, la dernière ligne droite pour le second tour. Marine Le Pen était en terrain connu : en meeting, hier soir à Ennemain, une petite commune de la Somme qui a voté à 40% pour la candidate du FN au premier tour, elle a défendu une fois de plus la France rurale, oublié des élites politiques. Marine Le Pen est aussi revenue sur le débat de mercredi soir face à Emmanuel Macron, qui a déçu nombre de ses militants et sympathisants. Une fin de campagne difficile, REPORTAGE de Christine Moncla.

A 140 km loin de la kermesse frontiste, les chanteurs Pete Doherty, Mokobé, Tété ou encore les "Naive New beaters" étaient en concert, place de la République à Pari pour "dire NON" au Front national : Au moins 2.000 personnes ont assisté à ce " concert républicain", initié par SOS Racisme, l'Union des étudiants juifs de France et la FAGE, la Fédération des associations générales étudiantes, rejoints par une trentaine d'associations, autour d'un mot d'ordre "Face à la Haine, face à Le Pen, la République Réplique".

Yes, we can ! ou presque, d'Emmanuel Macron : Hier, à 3 jours du second tour de la présidentielle, Emmanuel Macron était, lui, à Albi. Le candidat d’En marche ! est allé visiter une entreprise de verrerie où il a été interpellé par des syndicalistes de la CGT à propos de la loi Travail. Dans la soirée, c'est dans le centre-ville d’Albi qu'Emmanuel Macron a donné son dernier meeting, évoquant Jaurès et un "moment de bascule que vivait l'Europe au tournant du siècle précédent". "Les extremes sont là", a lancé Emmanuel Macron, avant d'ajouter "nous devons, face à tout cela, faire un choix d'avenir". "Yes we can !", ou presque, pour le candidat d'En Marche !, qui a reçu, hier, le soutien de Barack Obama. Pourquoi l'ancien président des Etats-Unis s'est-il intéressé à cette candidature présidentielle en France ? RECIT des coulisses d'un soutien, avec Laurence Haïm, la porte-parole d'Emmanuelle Macron et ancienne correspondante aux Etats-Unis pour Canal , interrogée par Antoine Marette.

Des "fake news" (fausses informations) en France, comme aux Etats-Unis et la campagne présidentielle française a débordé, hier, sur le terrain judiciaire : Après les rumeurs et les insinuations de Marine Le Pen concernant un prétendu compte offshore d'Emmanuel Macron, évoqué lors du débat télévisé de mercredi soir; le candidat d'En Marche a déposé plainte contre X pour "faux, usage de faux et propagation de fausse nouvelle destinée à influencer le scrutin". Le parquet de Paris a ouvert dans la foulée une enquête préliminaire, pour savoir qui a lancé la rumeur. Des documents accusateurs ont été reproduits, notamment, par le site disobediantmedia.com. , et relayés par des comptes Twitter se présentant comme des soutiens au président américain Donald Trump, ainsi que sur des comptes proches de sites favorables au chef d'Etat russe Vladimir Poutine comme Sputnik et RussiaToday, affirme l'équipe d'En Marche!.

Demandez le programme !...sur l'éducation : Comme chaque matin, pendant l'entre-deux-tours de la présidentielle, nous nous arrêtons sur un point du programme des deux prétendants à l'Elysée. Focus ce matin sur l’éducation. Si en 2012, c’était l’une des priorités du candidat Hollande, aujourd'hui l’éducation semble reléguée au second plan. Ce qui pourrait être préjudiciable quand l'on sait que les enseignants représentent 800.000 électeurs potentiels. Macron-Le Pen, demandez le programme sur l'Education !, c'est un COMPARATIF signé Hakim Kasmi.

Tension entre la France Insoumise et le PCF pour les législatives : Le second tour de la présidentielle est dans 2 jours, mais déjà, se profile la bataille pour les législatives, les 11 et 18 juin prochains. La France Insoumise a haussé le ton, hier, contre les communistes avec lesquels les négociations patinent pour les législatives. La France Insoumise a même menacé de "poursuites judiciaires" en cas d'utilisation de l'image de Jean-Luc Mélenchon. "Le PCF cherche à semer la confusion chez les électeurs qui ont voté pour le candidat de La France Insoumise, en faisant croire que les candidats du PCF aux législatives ont le soutien de Jean-Luc Mélenchon", a estimé le mouvement de l'ancien candidat à la présidentielle dans un communiqué.

Donald Trump jubile : au 105e jour de sa présidence aux Etats-Unis, l'une de ses promesses de campagne franchit un cap législatif majeur : l'abrogation de l'Obamacare" , la grande réforme de son prédécesseur, Barack Obama, sur la santé, a été votée par la Chambre des représentants. Mais ce n'est que le début de la bataille législative, vous l'entendrez dans le journal de 7h30. La nouvelle loi doit encore passer au Sénat.

Le dépouillement se poursuit pour les législatives en Algérie : L'annonce de la participation officielle a été reportée, hier soir, pour les élections législatives, en Algérie. Le dépouillement des bulletins de vote, qui a pris du retard, se poursuivait tard dans la nuit. Le taux de participation est stable par rapport aux dernières législatives : il s'élevait à 33,53%,, trois heures avant la clôture du scrutin, contre 33,97% à la même heure, il y a 5 ans. Ce scrutin ne devrait pas remettre en question la domination des deux partis de l'Alliance présidentielle au pouvoir : le FLN (Front de libération nationale) du président Bouteflika, et son allié, le Rassemblement national démocratique (RND). Et hier, les Algériens guettaient l'apparition de leur président. Abdelaziz Bouteflika est finalement venu voter dans une école près de sa résidence sur les hauteurs d'Alger. Ils ont découvert un homme affaibli au teint cireux et au regard vide. Pour Mazen Abène, journaliste au quotidien Al-Watan, le vieux président est à l'image de la situation en Algérie : sans espoir et désenchantée. ENTRETIEN au micro de Christian Chesnot, envoyé spécial à Alger.

Le procès de la filière jihadiste dite de "Cannes-Torcy" se poursuit aujourd'hui devant les assises de Paris : Jusqu’au 7 juillet, vingt accusés seront jugés, notamment pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle". Deux d’entre eux répondront également des faits de "tentative d’assassinat", dans cette cellule djihadiste, longtemps considérée comme l'une des plus dangereuses de France et dont les projets d'attentat préfiguraient les attaques de janvier et de novembre 2015. Hier, le père de l'un des accusés a livré un témoignage glaçant à la barre. COMPTE-RENDU de Florence Sturm. "Terrorisme islamiste : la nouvelle stratégie judiciaire", comment la politique pénale en matière de terrorisme s'est récemment durcie, c'est un dossier à approfondir ICI.

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