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L'avenue des Champs-Elysées bouclée à Paris après l'attentat revendiqué par Daech

Fin de campagne présidentielle bouleversée par l'attentat sur les Champs-Elysées à Paris, revendiqué par Daech : 1 policier tué, 3 personnes blessées

13 min

François Hollande convoque un conseil de défense à 8h, ce matin, après la fusillade, hier soir, vers 21h, sur les champs-Elysées. Un policier a été tué, 2 autres grièvement blessés dans un attentat revendiqué par Daech. Peu de détails ont été fournis par le procureur Molins sur l'assaillant, abattu.

L'avenue des Champs-Elysées bouclée à Paris après l'attentat revendiqué par Daech
L'avenue des Champs-Elysées bouclée à Paris après l'attentat revendiqué par Daech Crédits : FRANCK FIFE AFP - AFP

François Hollande convoque un conseil de défense à 8h, ce matin, après la fusillade, d'hier soir, vers 21h, sur les Champs-Elysées : Un homme est sorti de sa voiture vers 21h. Avec une arme automatique, il a ouvert le feu sur un car de police, tuant un agent et en blesssant deux autres, ainsi qu'une touriste allemande. Quant à l'assaillant, il a été abattu par la police "dans un tir de riposte", selon les mots du procureur François Molins. Il précise qu'il ne donne pas plus de détails sur l'identité du terroriste présumé en raison des besoins de l'enquête. Dans sa revendication de l'attentat, le groupe Etat islamique parle d' "Abu Yussef le Belge". Que s'est-il passé, précisément hier soir ? Et que sait-on de l'assaillant ? Précisions de Marie-Pierre Vérot. Et puis focus sur ce mode opératoire, car des policiers, pris pour cibles, dans un lieu fréquenté par des touristes, cela rappelle également, l'attaque à la machette de militaires au Carrousel du Louvre, en février dernier à Paris, ou encore cet homme, abattu après avoir dérobé une arme à un militaire de l'opération Sentinelle, à l'aéroport d'Orly-sud.

Sur les Champs-Elysées, hier soir, à Paris
Sur les Champs-Elysées, hier soir, à Paris Crédits : BENJAMIN CREMEL / AFP - AFP

François Hollande a promis, hier, une "vigilance absolue" pour sécuriser la présidentielle, dès le premier tour, après la fusillade d'hier sur les Champs-Elysées et après un autre attentat déjoué, avec l'arrestation, mardi, de deux hommes, à Marseille. Le chef de l'Etat a également annoncé un "hommage national", rendu au policier tué.

Une présidentielle sous menace terroriste et sous état d'urgence, une première sous la Ve République : Marine Le Pen, François Fillon et Emmanuel Macron ont annulé leurs derniers déplacements de campagne prévus aujourd'hui. L'attentat des Champs-Elysées est survenu alors que les candidats à la présidentielle étaient, hier soir, dans l'Emission politique sur France 2. C'était leur dernier grand oral, avant la campagne officielle s'achève ce soir à minuit. Emmanuel Macron est revenu sur l'attentat des Champs-Elysées, exprimant, comme d'autres candidats sa solidarité avec les forces de l'ordre, et ses pensées pour la famille de la victime. EXTRAIT. Il a également évoqué la menace terroriste "qui fera de notre quotidien ces prochaines années". A rebours du candidat d'En Marche, Marine Le Pen, elle, a une fois de plus répété son refus de s'habituer au terrorisme. La candidate du Front national s'exprimera , par ailleurs, à 10h, ce matin, depuis son siège de campagne à Paris. Cette élection présidentielle, sous menace terroriste et sous état d'urgence, c'est une première sous la Ve République. L'occasion, pour Benoît Hamon de souligner, hier soir sur France 2, son attachement aux moyens donnés aux forces de l'ordre et à la justice, à leur renforcement, même, plutôt qu'à un état d'urgeence prolongé mois après mois. EXTRAIT. A 8h16, dans son billet politique, Frédéric Says reviendra sur l'Emission politique, hier soir de France 2, et s'interrogera sur le vote sous le coup de l'émotion, après l'attentat d'hier.

Est-ce un baroud d'honneur avant la fin du mouvement social en Guyane ? La Guyane semble approcher du dénouement de son mouvement social, après un mois de grève et/ou de barrages dressés dans le territoire d'outre mer. L'opération "ville morte" à Cyaenne a été finalement peu suivie, qualifiée par le collecrif à la pointe du mouvement, de "dernier uppercut", avant la possible signature d'un protocole d'accord de fin de conflit avec le gouvernement. Parmi les éléments jugés "positifs" par le collectif, dans la proposition d'accord de l'exécutif, le gouvernement "légitime les 2,1 milliards" supplémentaires réclamés par le collectif, alors que le Premier ministre avait d'abord parlé de revendications "irréalistes". Egalement, "l'Etat a acté le fait qu'il n'y aurait aucune poursuite judiciaire, pénale et financière envers les participants au mouvement", alors que des contrôles de police ont été menés sur les barrages après des plaintes de particuliers pour "entrave à la circulation", détaille encore le collectif.

Des milliers de Syriens évacués de villes assiégées sont bloqués en route : Pour ces quelque 3.300 personnes, l'attente est longue dans la soixantaine de bus, à l'arrêt dans deux zones de transit distinctes à la périphérie d'Alep, dans le nord du pays en guerre. On y revient dans le journal de 7h30.

Manifestation à Kef, en Tunisie
Manifestation à Kef, en Tunisie Crédits : Yassine Gaidi ANADOLU AGENCY - AFP

Grève générale en Tunisie : Des milliers de personnes ont manifesté, hier, dans la ville du Kef, au nord-ouest du pays, après des rassemblements, la semaine dernière à Tataouine dans le sud et avant dans le centre à Kairouan. Les manifestants crient leur colère contre les autorités, à qui ils reprochent de ne pas avoir tenu leurs promesses et de laisser leur région s'appauvrir encore un peu plus. Pas d'emploi, manque d'argent, d'infrastrucutres,et de perspective sont les raisons pour lesquelles les jeunes sortent dans les rues. Précisions de Nadine Epstain.

Vénézuéla : Plusieurs milliers de personnes ont de nouveau manifesté à Caracas pour réclamer le départ du président socialiste Nicolas Maduro, très impopulaire dans ce pays pétrolier plongé dans une grave crise politique et économique.

Le président bolivien Evo Morales a annoncé, hier, son soutien à Jean-Luc Mélenchon, notamment car le leader de la France insoumise a promis de donner la citoyenneté française aux lanceurs d'alerte Edward Snowden et à Julian Assange. De son côté, Nathalie Arthaud, candidate de Lutte ouvrière à la présidentielle, a appelé, hier, sur France 2, tous les citoyens à devenir, à leur tour, des lanceurs d'alerte. EXTRAIT.

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