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François Baroin

Francois Baroin, chef de file LR pour les législatives, prône "le désistement" en cas de victoire possible du FN le 18 juin : de quoi la fin du "ni-ni" est-elle le signe ?

13 min

François Baroin, qui conduit la campagne du parti Les Républicains pour les législatives, a plaidé, hier, en faveur d'une stratégie de désistement réciproque avec les candidats d'En Marche et du PS dans les circonscriptions où le Front national serait en mesure de l'emporter.

François Baroin
François Baroin Crédits : JEAN-SEBASTIEN EVRARD - AFP

La fin du "ni-ni" à droite : Dès le soir du premier tour de la présidentielle, il avait appelé à voter Macron, pour faire barrage au Front national. François Baroin, qui mène la bataille des législatives pour le parti Les Républicains, prône aujourd'hui "le désistement" si le Front national est en mesure d'emporter des circonscriptions les 11 et 18 juin prochains. C'en est fini, donc, des atermoimements, à droite. On se souvient, par exemple, dans l'entre-deux-tours de la présidentielle, de la subtile et ambiguë consigne de vote des LR : pas d'abstention face à Marine Le Pen, mais pas d'appel direct, non plus, du parti, à soutenir Emmanuel Macron. Alors, aujourd'hui, pourquoi un tel changement ? De quoi la fin du "ni-ni" est-elle le signe ? ANALYSE de Frédéric Says (que l'on retrouve, par ailleurs pour son billet politique, intitulé ce matin : "A Versailles, le président-soleil")). Et après le désistement, prôné par François Baroin pour empêcher des victoires du FN aux législatives, Marine Le Pen a qualifié le parti Les Républicains de "strapontin à la majorité présidentielle".

Vladimir Poutine et Emmanuel Macron, hier, à Versailles
Vladimir Poutine et Emmanuel Macron, hier, à Versailles Crédits : Nataliy Zemboska / ANADOLU AGENCY - AFP

Rencontre Poutine-Macron "franche et directe" : Hier, Emmanuel Macron a reçu son homologue russe, Vladimir Poutine au château de Versailles. Le lieu choisi pour leur conférence de presse commune, la Galerie des Batailles, a tenu toutes ses promesses : visages fermés, Vladimir Poutine et Emmanuel Macron ne se sont fait aucun cadeau, qu'il s'agisse de la Syrie, des droits de l'Homme ou des médias russes. "Nous nous sommes tout dit, on partage des désaccords mais au moins, on les a évoqués", a résumé le nouveau président français. Emmanuel Macron espère tout juste avancer "sur des solutions communes" avec son homologue russe. "La lutte contre le terrorisme" est la "priorité absolue" pour la France comme pour la Russie. Emmanuel Macron a souligné, hier, un point de convergence avec Vladimir Poutine. Mais le président russe est prévenu, à propos de la Syrie : "toute utilisation d'armes chimiques" par "qui que ce soit" fera "l'objet de représailles et d'une riposte immédiate de la part des Français", a déclaré, hier Emmanuel Macron. La tension a culminé, par ailleurs, lorsque le nouveau président français a justifié son choix d'exclure certains médias russes de sa campagne présidentielle : " Russia Today et Sputnik ne se sont pas comportés comme des organes de presse et des journalistes ((pendant cette campagne)) mais comme des organes d'influence, (...) et de propagande mensongère, ni plus ni moins". Retour sur cette rencontre qualifiée de "franche et directe" par l'Elysée avec un REPORTAGE de Marie-Pierre Vérot.

Comment relancer les relations commerciales franco-russes ? La question a également été abordée, hier à Versailles, entre Vladimir Poutine et Emmanuel Macron. Le président russe avait déjà fustigé les sanctions prises contre Moscou après la crise ukrainienne. A partir de 2014, les échanges entre la France et la Russie ont fortement reculé mais depuis l'année dernière, les flux commerciaux sont repartis a la hausse. PRECISIONS de Jean-Marc Chardon.

Emmanuel Macron conforté, dans sa politique, par un sondage à 12 jours du premier tour des élections législatives : La première étude Ipsos Sopra Steria pour France Culture et France Télévisions, sur les intentions de vote au premier tour des législatives, confirme, ce matin, la dynamique dans laquelle se trouve la République En Marche, le parti d'Emmanuel Macron. Selon notre partenaire :

- 29,5% des personnes sondées envisagent de voter En Marche,

- 22% pour LR-UDI,

- 18% pour le FN,

- 11,5% pour les Insoumis

- 9% pour le PS et ses alliés.

Bref, c'est la prime accordée au vainqueur de la présidentielle, 58% des personnes interrogées se disent satisfaites de l'action du nouveau président et 55% d'entre elles souhaitent qu'Emmanuel Macron ait une majorité à l'Assemblée pour gouverner.

Le groupe Etat islamique, acculé à Mossoul, en Irak, revendique un attentat, cette nuit à Bagdad : 8 personnes sont mortes, 30 autres ont été blessées, dans un attentat-suicide à la voiture piégée, devant un marchand de glaces populaire à Bagdad, où des familles ont l'habitude de se rendre, pendant le ramadan. Cette attaque, revendiquée par le groupe Etat islamique et perpétrée dans le centre de la capitale irakienne, survient au début du ramadan, le mois de jeûne musulman durant lequel les habitants de Bagdad, en famille, déambulent en soirée dans les rues. Toujours en Irak, les civils courent un grave danger à Mossoul, dernier grand fief du groupe Etat islamique en Irak. Après 7 mois d'intenses combats, l'armée irakienne resserre son étau autour des dernières positions des djihadistes. Dans ces quartiers très peuplés, l'aviation de Bagdad a, de nouveau, largué des tracts, hier, pour exhorter les 200.000 habitants à fuir. EXPLICATIONS A SUIVRE dans le journal de 7h30.

La menace terroriste et la sécurité se sont invitées, hier, dans le débat télévisé pour les législatives au Royaume-Uni : Ils avaient 45 minutes chacun pour convaincre. La Première ministre britannique Theresa May et Jeremy Corbyn, le chef du parti travailliste, principal parti d’opposition, se sont affrontés hier soir sur Sky News. Pas de face-à-face, la dirigeante conservatrice et son rival du Labour se sont succédés en plateau, pour exposer leur vision du Royaume-Uni post-Brexit. Une semaine après l’attentat suicide de Manchester, le débat était surtout dominé par la sécurité. REPORTAGE A LONDRES de Marie Vivent. Le parti travailliste de Jeremy Corbyn profite actuellement d’une remontée dans les sondages, rattrapant son retard sur les conservateurs. A moins de 10 jours des élections législatives du 8 juin prochain, le Labour est crédité de 37% d’intentions de vote, contre 43% pour les Tories. Toujours au Royaume-Uni, des centaines de personnes ont respecté une minute de silence à 22H31 précises à Manchester, une semaine jour pour jour après l'attentat suicide qui a fait 22 morts et 116 blessés. 14 suspects sont en garde à vue en Angleterre, dans cette enquête.

Les favoris ont été au rendez-vous de la 29ème cérémonie des Molières : Hier soir, aux Folies Bergères, deux pièces se sont taillé, sans surprise, la part du lion. 5 prix pour "Edmond", qui raconte les coulisses de fabrication de Cyrano de Bergerac. C'est le plus gros succès public de l'année dans le privé. Il tient l'affiche depuis septembre et couronne un jeune auteur et metteur en scène de 34 ans, Alexis Michalik. La pièce sera encore à l'affiche la saison prochaine, tout comme l'autre vainqueur de la soirée, "Les Damnés" d'après le film de Visconti dans la mise en scène d'Ivo van Hove. La pièce, créée au Festival d'Avignon et reprise à la Comédie française, a reçu 3 prix, hier soir, dont le Molière du théâtre public.

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