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Edouard Philippe et François Bayrou

François Bayrou est-il devenu une épine dans le pied de l'exécutif ?

12 min

Le ministre de la Justice François Bayrou présente, ce matin, en Conseil des ministres ses 3 projets de loi sur la moralisation de la vie publique. Mais le conseil d'Etat demande au gouvernement de revoir sa copie. Climat troublé par des soupçons d'emplois fictifs au MoDem & tensions avec Matignon.

Edouard Philippe et François Bayrou
Edouard Philippe et François Bayrou Crédits : STEPHANE DE SAKUTIN AFP - AFP

Comment redonner confiance dans la vie démocratique ? C'est à cette question que veulent répondre l'exécutif et le ministre de la Justice : François Bayrou présente, ce matin en Conseil des ministres, trois projets de loi pour moraliser la vie publique. Parmi les mesures déjà annoncées : interdire aux parlementaires et aux membres du gouvernement d'employer des membres de leur famille, encadrer les activités de conseil des parlementaires, supprimer la "réserve parlementaire", cette enveloppe dont disposent les députés pour distribuer des subventions, quitte à tomber dans le clientélisme. François Bayrou porte tous ces projets de loi, mais il fait face à plusieurs difficultés. TOUT D'ABORD, FOCUS SUR LE CONSEIL D'ETAT QUI DEMANDE AU GOUVERNEMENT DE REVOIR SA COPIE, sur le projet de "banque de la démocratie". De quoi s'agit-il et qu'est-ce qui coince ? ANALYSE DE FREDERIC SAYS.

Premier couac au gouvernement : François Bayrou, ministre de la Justice, est par ailleurs dans une position délicate car une enquête est ouverte sur des soupçons d'emplois fictifs, visant les assistants parlementaires des députés européens de son parti, le MoDem. Cette affaire, évoquée à radio France, notamment est devenue une source de tension, aussi, entre le Premier ministre et le garde des Sceaux. Edouard Philippe a rappelé, hier, François Bayrou à son devoir d'"exemplarité", soulignant que "quand on est ministre (en l’occurrence de la Justice), on ne peut plus réagir comme quand on est un simple citoyen". Le garde des Sceaux François Bayrou est accusé de "pression" sur Radio France qui a enquêté sur les soupçons d'emplois fictifs entre le MoDem à Paris, et le parlement européen. François Bayrou ne semble pas avoir tenu compte de l'avertissement de Matignon, affirmant, hier, que "chaque fois qu'il y aura quelque chose à dire", il "le dira". COMMENTAIRE DE FREDERIC SAYS, que l'on retrouve, à 8h16, pour son billet politique qui pose cette question, ce matin : où est le renouvellement ?

Un mois de présidence Macron : Il y a un mois, jour pour jour, Emmanuel Macron prenait ses fonctions à l'Elysée. Et en un mois, le nouveau Président s'est déjà attelé à plusieurs dossiers, comme la moralisation de la vie publique, nous venons d'en parler. La réforme du Code du travail est aussi un projet-phare du quinquennat. Comment Emmanuel Macron compte-t-il instaurer le dialogue social ? Y a-t-il déjà un style Macron ? Sur la forme, le nouveau locataire de l'Elysée fait sensiblement la même chose que ses prédécesseurs avec une consultation des partenaires sociaux. Mais c'est sur le fond qu'il pourrait se démarquer. Analyse de Jean-Marie Pernot, chercheur à l'Institut de Recherches Economiques et Sociales. INTERVIEW MENEE PAR MAIWENN BORDRON.

Theresa May et Emmanuel Macron
Theresa May et Emmanuel Macron Crédits : MUSTAFA YALCIN / ANADOLU AGENCY - AFP

La lutte contre le terrorisme au menu d'un dîner Macron-May à l'Elysée : La Première ministre britannique Theresa May dînait, hier soir, à l'Elysée, avec Emmanuel Macron, avant d'aller assister à un match de football amical France-Angleterre, précédé d'un hommage aux victimes des attentats de Londres et de Manchester. Les dirigeants français et britannique ont évoqué un "plan d’action très concret" pour lutter contre le terrorisme, dont Emmanuel Macron n'a présenté que les grandes lignes. Objectif affiché : lutter contre la propagande terroriste en ligne. PRECISIONS DE CATHERINE PETILLON.

Nouvelle mobilisation des producteurs laitiers : A quelques semaines des états généraux de l'alimentation convoqués par le président Emmanuel Macron, les producteurs de lait se mobilisent de nouveau pour demander une revalorisation des prix et de leurs revenus, renvoyant dos à dos transformateurs et distributeurs. A l'issue d'une rencontre avec des représentants de la Fédération nationale des producteurs laitiers hier soir, le ministre de l'Agriculture, Jacques Mézard, a estimé que les prix du lait n'étaient à l'heure actuelle "pas à un niveau suffisant", mais il a rappelé qu'il ne lui appartenait pas de se prononcer sur le niveau de prix adéquat.

Les salariés de GM&S veulent faire pression sur la "cellule de crise" mise en place par l'Elysée : Les salariés de l'équipementier automobile GM&S Industry, menacé de liquidation, bloquent de nouveau leur usine, depuis hier, à La Souterraine, en Creuse. Leur objectif : faire évoluer les offres et pousser les constructeurs automobiles Renault et PSA, principaux donneurs d'ordre, à remettre le chiffre d'affaires nécessaire à une reprise pérenne bien supérieure à 140 emplois. Les salariés estiment que l'Etat bâcle le suivi du dossier, que le gouvernement préfère privilégier l'accompagnement vers Pôle Emploi plutôt que la recherche de solutions pérennes.

Un démenti et quelques oublis, aux Etats-Unis : Le ministre de la Justice Jeff Sessions a démenti, hier, toute collusion de l'équipe Trump avec la Russie pendant la dernière présidentielle américaine. Mais ses souvenirs ont parfois semblé en décalage avec ceux de l'ancien chef du FBI, James Comey, interrogé lui aussi par le Sénat (la semaine dernière). CORRESPONDANCE A WASHINGTON A SUIVRE DANS LE JOURNAL DE 7h30.

Un hôpital de fortune à Sanaa, au Yémen
Un hôpital de fortune à Sanaa, au Yémen Crédits : Mohammed HUWAIS / AFP - AFP

Au Yémen, les hôpitaux sont débordés face à l'épidémie de choléra : Plus de 120.000 cas suspects et près d'un millier de morts, ont été recensés en six semaines, dans ce pays déjà ravagé par la guerre depuis trois ans. L'épidémie de choléra se développe encore plus vite que ce que n'avait prévu l'Organisation mondiale de la santé. La moitié des hopitaux ne fonctionne plus, les médecins ne sont plus payés. Avec les coupures de courant à répétition, l'insalubrité des rares structures médicales, le manque de médicaments, les 27 millions de Yéménites frôlent la catastrophe. PRECISIONS DE NADINE EPSTAIN.

Des enfants atteints du choléra et soignés à l'hôpital Sabaeen à Sanaa, la capitale du Yémen
Des enfants atteints du choléra et soignés à l'hôpital Sabaeen à Sanaa, la capitale du Yémen Crédits : Mohammed HUWAIS / AFP - AFP
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