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7e séquence de grève "en pointillés" à la SNCF entre mercredi soir et samedi matin

Union syndicale contre l'exécutif, à la fois sur le dossier ferroviaire et pour améliorer le congé parental en Europe

11 min

13e jour de grève à la SNCF depuis début avril : l'intersyndicale appelle à des rassemblements partout en France, pour maintenir la pression sur l'exécutif avant des réunions, lundi à Matignon. Les syndicats s'unissent par ailleurs pour demander à E.Macron d'améliorer le congé parental en Europe.

7e séquence de grève "en pointillés" à la SNCF entre mercredi soir et samedi matin
7e séquence de grève "en pointillés" à la SNCF entre mercredi soir et samedi matin Crédits : Philippe LOPEZ / AFP - AFP

7e épisode de la grève "en pointillés" des cheminots : L'intersyndicale appelle à cesser le travail depuis hier soir et jusqu'à samedi matin, pour s'opposer à l'ouverture du rail à la concurrence ou à la fin du statut de cheminots pour les nouveaux embauchés.   La moitié des TGV etTransilien devrait circuler aujourd'hui, ainsi que 2 TER sur 5 et 1 Intercités sur 3. Avant d'être reçus lundi prochain par Edouard Philippe à Matignon,  lors de réunions bilatérales, pour accentuer la pression sur le Premier ministre,  les syndicats organisent des rassemblements aujourd'hui à travers toute la France. Les cheminots pourraient être rejoints, ponctuellement, par des enseignants. L'intersyndicale SNES-FSU, CGT Educ'action, Sud et SNEP-FSU appelle à la grève aujourd'hui, pour dénoncer la réforme du lycée et du baccalauréat, les nouvelles règles d'accès à l'enseignement supérieur ainsi que les fermetures de classes en milieu rural ou encore le gel du point d'indice. Reportage de Raphaël Ebenstein.

CGT, CFDT, FO, CFTC et UNSA unissent leur force dans un autre dossier, pour améliorer le congé parental au niveau européen et faire changer d'avis, sur le sujet, Emmanuel Macron : Les 5 membres de la Confédération européenne des syndicats ont publié, hier, une lettre ouverte adressée au président de la République, Emmanuel Macron. Ils lui demandent de soutenir le projet de directive concernant l'équilibre vie privée / vie professionnelle, discuté en ce moment à Bruxelles. Le texte prévoit notamment de payer le congé parental à hauteur de 50% du salaire alors qu'en France, il est plafonné à 396 euros par mois. Pour les syndicats, la mesure ferait progresser l'égalité homme-femme, grande cause du quinquennat Macron, sauf que la France a, pour l'instant, refusé de soutenir ce projet de directive le 17 avril dernier, devant le Parlement européen, expliquant que ce nouveau dispositif coûterait trop cher. Sophie Binet, en charge de l'égalité Femme / Homme à la CGT, dénonce un double discours de l'exécutif français, au micro de Tifaine Cicéron.

Les autres titres du journal

L'exécutif s'est défendu, hier, de toute défaillance dans le maintien de l'ordre après les violences qui ont éclipsé la traditionnelle manifestation syndicale du 1er-Mai à Paris : Mardi, le défilé à Paris a été perturbé de bout en bout par de violents heurts commis en marge du cortège syndical par environ 1.200 militants radicaux, des "black blocs", qui avaient promis "une journée en enfer". Pour empêcher les "black blocs "de nuire à l'avenir, le Premier ministre envisage de dissoudre les "associations de fait",  c'est-à-dire des associations constituées sans déclaration officielle ni statuts. Comment mettre en pratique cette idée ? On y revient dans le journal de 7h30.

Des examens près des pistes d'Orly, faute de faculté ouverte à Paris-Tolbiac : L’heure des examens de fin d’année a sonné, pour les étudiants, et la situation est particulière pour ceux de Tolbiac, à Paris. Leur bâtiment, bloqué pendant des semaines par les opposants aux nouvelles règles d’accès à l’université, est désormais fermé pour travaux, après de nombreuses dégradations.  L'université Paris 1 - Panthéon Sorbonne ne pouvant accueillir tous les étudiants de Tolbiac,  un site a été loué à Rungis, dans le Val-de-Marne. 2.000 étudiants ont commencé leurs partiels hier, mais le lieu est particulièrement décrié, en raison, entre autres, des bruits de va-et-vient de camions et des pistes de l'aéroport d'Orly. Reportage de Solenne Le Hen.

La France juge "inacceptable" la baisse proposée du budget de la PAC : La politique agriocole commune baisserait de 5 à 7%,  selon le projet présenté hier par la Commission européenne pour 2021-2027 : C'est un casus belli pour Paris,  alors que la France est la principale bénéficaire de la PAC. Stéphane Travert, le ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, dénonce une baisse "drastique, massive et aveugle" des subventions agricoles européennes, car "si nous voulons répondre aux attentes des consommateurs et plus largement des citoyens,  il nous faut préserver le revenu des agriculteurs et donc maintenir un budget de la Pac à la hauteur de cette ambition".  Mais Bruxelles a bien dû composer avec le départ du Royaume Uni de l’Union européenne prévu en 2019. Analyse de notre correspondant à Bruxelles Pierre Bénazet.

En Arménie, l'opposition crie victoire : Nikol Pachinian, à la tête de la fronde antigouvernementale a appelé, hier, ses partisans à mettre fin aux manifestations et à la grève générale car il a reçu l'assurance de devenir Premier ministre. Il affirme avoir obtenu le soutien des quatre forces politiques présentes au Parlement arménien,  pour devenir Premier ministre le 8 mai. Les négociations vont se poursuivre aujourd'hui, mais sans attendre la session de mardi prochain, les opposants au pouvoir en place ont fait la fête hier soir à Erevan. Reportage d'Anastasia Becchio, correspondante de RFI à Erevan..

Dissolution de l'ETA : Après des décennies d'attentats qui ont fait au moins 829 morts en Espagne et en France, l'organisation séparatiste basque ETA a annoncé, hier, sa dissolution, mettant fin à la dernière insurrection armée d'Europe occidentale.

Au Royaume Uni, les élections locales d'aujourd'hui pourraient bien se transformer en référendum "pour ou contre" la politique menée par le gouvernement de Theresa May : Face aux conservateurs,  divisés et affaiblis à moins d'un an du Brexit, le parti travailliste de Jeremy Corbyn pourrait monter en puissance. A Londres par exemple, les travaillistes pourraient réaliser leurs meilleurs résultats depuis 40 ans et s’emparer du quartier emblématique de Westminster,  qui abrite les principales institutions politiques du pays. Antoine Giniaux est parti à la rencontre de jeunes militants du Labour qui faisaient, ces derniers jours, du porte-à-porte pour tenter de convaincre les habitants de voter à gauche. Reportage à suivre dans le journal de 7h30.

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