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Critiques tous azimuts, de l'opposition et des ONG, sur la réforme des institutions dévoilée hier par Edouard Philippe

11 min

30% de parlementaires en moins, 15% de proportionnelle aux législatives, pour une rérfome qui serait adoptée en 2019. Le terme de climat ferait son entrée dans la constitution. Pour l'exécutif, c'est l'occasion de moderniser les institutions lais les critiques pleuvent, des LR au FN et aux ONG.

La réforme des institutions dévoilée, hier, par Edouard Philippe est critiquée de toutes parts : L’Assemblée Nationale élue en 2022 comptera 404 députés. 15% d'entre eux seront élus à la proportionnelle, selon les dispositions-phares de la réforme des institutions dévoilée, hier, par le Premier Ministre Edouard Philippe. Elle comprend donc 30% de parlementaires en moins et une dose de proportionnelle. La réforme, qui se décline en 3 projets de loi distincts - constitutionnel, organique et ordinaire- sera présentée en conseil des ministres le 9 mai prochain. L'exécutif espère un examen en première lecture avant la trêve estivale. Cette réforme aboutit après un mois de consultation de Matignon avec les partis politiques, les présidents des deux chambres, dont le Sénat où la droite est majoritaire. Mais hier soir,  dans un communiqué co-signé avec le parti "Les Républicains", le président du Sénat, Gérard Larcher, est revenu sur une partie de ses engagements. Avec les chefs de file des députés et sénateurs LR, Christian Jacob et Bruno Retailleau, Gérard Larcher et Laurent Wauquiez, le patron du parti les Républicains, expliquent que cette réforme porte en elle un risque de "dérive à l'italienne" et qu'elle est "totalement éloignée des préoccupations de nos compatriotes". 15% de proportionnelle serait, par ailleurs, "une aumône à la démocratie" pour la présidente du Front National, Marine Le Pen. Quant à François Bayrou, qui avait fait de l'introduction de la proportionnelle une condition du soutien à Emmanuel Macron, le patron du MODEM estime qu'il y aura "beaucoup de choses à améliorer" lors du débat parlementaire.  Autre source de mécontentement dans cette réforme constitutionnelle, le terme "climat" ferait son entrée dans le texte fondamental, mais pas à la bonne place selon les ONG de défense de l'environnement.  Analyse de Stéphane Robert et interview de Samuel Leré, de la Fondation pour la Nature et l'Homme (ex-fondation Nicolas Hulot), joint par Sandy Dauphin.

Les autres titres du journal 

Lula doit être incarcéré : La Cour suprême du Brésil l'a décidé hier, à une courte majorité. Ce vote met sans doute fin à la carrière politique de l'icône de la gauche qui espérait revenir au pouvoir. Cette nuit, 6 juges contre 5 de la Cour suprême ont estimé que Lula devait aller en prison. L'ancien président du Brésil, icône de la gauche, donné favori pour l'élection présidentielle d'octobre prochain, avait été condamné en appel à 12 ans de prison pour corruption en janvier dernier. Il avait fait une demande d'"habeas corpus",  pour rester en liberté jusqu'à l'épuisement de tous les recours judiciaires, ce qui aurait pu durer des mois voire des années.  Mais finalement, la Cour suprême a donné, cette nuit, son feu vert à l'incarcération de Lula. De quoi changer le destin de l'homme âgé de 72 ans et de tout le Brésil. Correspondance d'Anne Vigna.

Arrestation à Madrid d'Hervé Falciani, lanceur d'alerte dans les "SwissLeaks" : Il devait participer à un débat sur la nécessité de protéger les lanceurs d'alerte. Mais finalement, sa chaise est restée vide. C'est par lui que le scandale des "SwissLeaks" avait éclaté en 2009, sur ce vaste système d'évasion fiscale, avec des milliards d'euros, sur des comptes cachés, mis en place par la filiale suisse de la banque HSBC. Hervé Falciani, le lanceur d'alerte franco-italien, ex-informaticien de la banque, a été arrêté hier en pleine rue, à Madrid, à la demande de la Suisse, qui demande son extradition. Hervé Falciani avait été condamné en 2015, par contumace, à 5 ans de prison ferme pour espionnage économique par la justice suisse.  Précisions à Madrid de Marie-Hélène Ballestero.

Focus sur les précédents français d'ouverture à la concurrence d'entreprises monopolisitiques, alors que les cheminots suspendent à 8h, ce matin, leur grève, pour mieux la reprendre dimanche prochain : L'ouverture du rail à la concurrence est nécessaire pour l'exécutif, potentiellement désastreuse pour les syndicats. Si la France a connu plusieurs vagues d'ouverture d'entreprises publiques monopolistiques,  la comparaison la plus pertinente avec le cas actuel de la SNCF est sans doute celle avec les autres entreprises publiques dites de réseaux :  celles concernent notamment l'electricté, les transports et les telecommunications. Ces trois secteurs stratégiques ont tous dû s'ouvrir à la concurrence sur injonction de l'Europe. Analyse d'Anne-Laure Chouin.

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