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Pour la première fois, des tirs de roquettes directement attribués à l'Iran ont visé des positions israéliennes. L'Etat hébreu riposte et cible des bases militaires iraniennes en Syrie

L'armée israélienne a frappé, cette nuit, des dizaines de cibles militaires iraniennes en Syrie, en représailles à des tirs de roquettes attribués à l'Iran sur ses positions dans le Golan

12 min

Est-ce un nouvel accès de fièvre ou le début d'une escalade qui pourrait mener à une confrontation directe entre Israël et l'Iran sur le sol syrien ? Pour la première fois, des tirs de roquettes directement attribués à l'Iran ont visé des positions israéliennes. Tsahal a riposté.

Pour la première fois, des tirs de roquettes directement attribués à l'Iran ont visé des positions israéliennes. L'Etat hébreu riposte et cible des bases militaires iraniennes en Syrie
Pour la première fois, des tirs de roquettes directement attribués à l'Iran ont visé des positions israéliennes. L'Etat hébreu riposte et cible des bases militaires iraniennes en Syrie Crédits : Laurence CHU / AFP - AFP

Israël dit ne pas chercher "l'escalade" militaire avec l'Iran : C'est ce qu'indique un porte-parole, ce matin, de l'armée israélienne, alors que Tsahal reconnait avoir frappé des "dizaines" de cibles militaires iraniennes en Syrie, en représailles à des tirs de roquettes attribués à l'Iran sur la partie du plateau du Golan occupée par Israël, près de la Syrie. C'est la première fois que l'Iran lance une attaque contre Israël depuis la Syrie et qu'Israël lance une telle offensive contre l'Iran et ses positions en Syrie. "Si la pluie nous tombe dessus, la tempête s'abattra sur eux", c'est l'adage qu'a repris le ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman, ce matin, pour justifier les représailles d'Israël contre des positions iraniennes en Syrie. Précisions d'Etienne Monin, correspondant de France Culture à Jérusalem.

Ce regain de tensions entre Israël et l'Iran survient au lendemain de l’annonce de Donald Trump de retirer les Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien ; décision justifiée, notamment par le président américain, par le manque d'effort de Téhéran pour limiter son influence au Proch et au Moyen-Orient,  de la Syrie au Yémen, en passant par le Liban. Aujourd'hui, l'accord sur le nucléaire iranien peut-il être sauvé, malgré le retrait des Etats-Unis? La Grande-Bretagne, l'Allemagne et la France veulent y croire... Emmanuel Macron s'est d'ailleurs entretenu, hier, au téléphone  avec le président iranien Hassan Rohani.  Les deux hommes disent vouloir œuvrer ensemble, à la préservation du texte, signé en 2015 à Vienne. Qu'importe, cette décision américaine aura de lourdes conséquences économiques. Les Etats-Unis vont retirer à Airbus et à Boeing les autorisations de vendre des avions de ligne à l'Iran, a déclaré le secrétaire américain au Trésor. Les entreprises ont 6 mois, tout au plus, pour se retirer du marché iranien, sous peine de sanctions américaines extra-territoriales. La France, notamment, a beaucoup à perdre sur le plan économique. Analyse d'Adrien Bossard.

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L'Europe est désormais "en charge de garantir cet ordre multilatéral que nous avons créé à la fin de la Deuxième Guerre mondiale et qui est parfois aujourd'hui bousculé",  a déclaré Emmanuel Macron, hier soir, à la télévision publique allemande, au lendemain du retrait des Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien : Emmanuel Macron, qui se voit remettre, aujourd'hui en Allemagne, à Aix-la-Chapelle, le Prix Charlemagne, qui salue l’engagement européen d'une personnalité politique, a par ailleurs exhorté, Angela Merkel à être "à la hauteur" des réformes en Europe, manière de faire pression sur le parti conservateur de la chancelière allemande,  qui refuse de voir l'argent des contribuables allemands mis à disposition de la zone euro dans le cadre d'une réforme de la zone, dont Emmanuel Macron se fait le champion.  Il doit prononcer à la mi-journée, son quatrième discours sur l'Europe en un an, après Athènes, la Sorbonne et le parlement européen de Strasbourg. Précisions de  Ludovic Piedtenu.

Un gouvernement "anti-système" pourrait bientôt voir le jour en Italie :  La Ligue (extrême droite) et le Mouvement 5 Etoiles doivent poursuivre  leurs discussions, aujourd'hui, pour tenter de former un gouvernement. Le dialogue a été relancé, hier, par Silvio Berlusconi, le milliardaire qui a dirigé la droite italienne pendant 25 ans. Analyse à suivre dans le journal de 7h30.

"Etes-vous pour ou contre le pacte ferroviaire porté par le gouvernement ?" : C'est la question qui sera posée aux cheminots sous la forme d'une consultation organisée du 14 au 21 mai par les syndicats de la SNCF, une "vote-action" selon leurs termes. Ils l'ont annoncé, hier soir, à l'issue d'une longue réunion intersyndicale. Les modalités pratiques restent à définir plus précisément. Mais l'unité syndicale est préservée, du moins en apparence. Reportage et analyse de Raphaël Ebenstein.

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