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Sommet de la Francophonie : une diplomate rwandaise, archifavorite comme secrétaire générale, suscite la polémique

13 min

L’organisation internationale de la Francophonie, réunie à Erevan (Arménie), doit nommer à sa tête la diplomate rwandaise Louise Mushikiwabo, consacrant ainsi la victoire de l'Afrique, mais aussi celle d'Emmanuel Macron, héraut d'une vision plurilinguiste de la défense du français.

La prochaine nomination de Louise Mushikiwabo consacre le "retour" de l'Afrique à la tête de l'Organisation internationale de la Francophonie, qui avait toujours été dirigée par des Africains avant la canadienne Mickaëlle Jean : cette logique a eu raison des critiques qu'a suscitées la candidature rwandaise de Louise Mushikiwabo, en particulier sur son rapport assez lointain avec la francophonie. Espace qui compte 274 millions de locuteurs dans le monde, l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) s'apprête à nommer à sa tête une diplomate rwandaise, Louise Mushikiwabo. Cette candidature a suscité une polémique. Le Rwanda a en effet remplacé le français par l'anglais en tant que langue obligatoire à l'école en 2008, et a rejoint le Commonwealth, pendant anglophone de l'OIF, un an plus tard. C'est d'ailleurs en anglais que le président rwandais Paul Kagame avait annoncé la candidature de sa ministre, à Paris en mai.  "Y a-t-il au monde un pays moins bien placé que le Rwanda pour prétendre présider aux destinées de la francophonie linguistique ? Sans doute pas", écrivaient mi-septembre dans une tribune au quotidien français Le Monde Charles Josselin, Pierre-André Wiltzer, Hélène Conway-Mouret et André Vallini, quatre anciens ministres français chargés de la francophonie.  L'entourage d'Emmanuel Macron souligne que le plurilinguisme du Rwanda, loin d'être un handicap, "illustre parfaitement" la politique inclusive du président, qui veut défendre le français sans l'opposer aux autres langues, une position contestée par nombre de "puristes". La langue n'est cependant pas le seul grief fait à la candidature rwandaise, accusée d'être contraire à la charte de l'OIF, qui a inscrit "le soutien aux droits de l'Homme" parmi ses missions premières. Le Rwanda pratique "censure, menaces, arrestations, violences, assassinats" contre les journalistes qui osent dénoncer l'autoritarisme de ses dirigeants, a récemment dénoncé Reporters sans frontières. Mais pour Jean-Baptiste Lemoyne,  secrétaire d'Etat français en charge de la Francophonie, le soutien de la France à la diplomate rwandaise Louise Mushikiwabo s'explique naturellement : "le centre de gravité de la francophonie est aujourd'hui en Afrique", continent sur lequel se trouvent 27 des 54 membres de l'OIF ayant droit de vote, représentera 85% des francophones en 2050, sur un total de 700 millions, contre 274 aujourd'hui, selon l'OIF. Enjeux diplomatiques décryptés par Elise Delève, notre envoyée spéciale au XVIIe sommet de l'OIF en Arménie. Interview de Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'Etat français en charge de la Francophonie, au micro de Stanislas Vasak.

Carte mondiale des membres, observateurs et membres associés à l'Organisation internationale de la francophonie
Carte mondiale des membres, observateurs et membres associés à l'Organisation internationale de la francophonie Crédits : Vincent LEFAI, Sophie RAMIS / AFP - AFP

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9e jour sans remaniement, depuis la crise provoquée de Gérard Collomb : la recomposition du gouvernement ne sera pas annoncée avant le retour sur le sol français d'Emmanuel Macron, actuellement en Arménie au sommet de la Francophonie. L'opposition ne cesse d'ironiser sur la situation. Reportage d'Olivia Chandioux.

Coût humain et financier des catastrophes naturelles avec la sécheresse dans 62 départements en France, une alerte orange pour pluies inondations, dans le sud-est et en Corse, tandis que l'ouragan Michael ravage la Floride (Etats-Unis), tuant au moins une personne. En dehors de ce lourd tribut humain, le coût financier des catastrophes liées au réchauffement climatique a été multiplié par deux et demi au cours des vingt dernières années, selon un rapport de l'ONU, publié hier. Entre 1998 et 2017, les coûts engendrés par l'ensemble de ces phénomènes ont atteint 2.900 milliards de dollars. 77% de ces pertes étaient dues à des conditions météorologiques extrêmes qui se multiplient avec le réchauffement, indique le Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophes. De 1978 à 1997, le montant était de 1.300 milliards de dollars, dont 68% étaient imputables aux aléas climatiques tels que les tempêtes, les inondations et la sécheresse.

A un mois des élections de mi-mandat aux Etats-Unis, le monde du spectacle se divise sur ses soutiens politiques : Donald Trump reçoit, aujourd'hui, à déjeuner à la Maison Blanche le rappeur Kanye West, l'un de ses plus fervents supporters, preuve, selon le président américain, de sa popularité auprès de l'électorat noir. Par ailleurs, dans le sillage de l'acteur Tom Hanks ou du chanteur-comédien John Legend, Taylor Swift, chanteuse de country du Tennessee passée à la pop, est maintenant critiquée par Donald Trump. Ce week-end, la chanteuse de 28 ans est entrée sur le terrain politique, sortant de la réserve qu'elle affichait sur ce sujet, pour expliquer qu'elle voterait pour les candidats démocrates lors des élections législatives de mi-mandat dans son Etat d'adoption du Tennessee. Elle a justifié son choix en mettant en avant des causes qui lui sont chères : la lutte contre le racisme, les droits des minorités LGBT et l'égalité entre les sexes.

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