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Le président russe Vladimir Poutine

Surenchère verbale avant une éventuelle escalade militaire en Syrie

13 min

Le chef de l'ONU appelle "à éviter une situation hors contrôle" en Syrie, alors que la tension entre Washington et Moscou est encore montée d'un cran, hier, sur d'éventuelles représailles à l'attaque chimique présumée près de Damas, au cœur de nouvelles réunions aujourd'hui.

Le président russe Vladimir Poutine
Le président russe Vladimir Poutine Crédits : Alexey NIKOLSKY / SPUTNIK / AFP - AFP

Surenchère verbale avant une éventuelle escalade militaire en Syrie : Après les tweets va-t-en-guerre, hier matin, de Donald Trump, avertissant la Russie de l'arrivée de missiles américains "beaux, nouveaux et 'intelligents!", Moscou a, de son côté, annoncé le déploiement de sa police militaire dans la ville syrienne de Douma, près de Damas. Dans ce dernier réduit rebelle, au moins 48 personnes seraient mortes de gaz toxiques, le week-end dernier, selon les Casques blancs syriens. Ces informations sont réfutées par les autorités russes, toujours déterminées à abattre tout missile américain qui viserait des cibles syriennes. Vladimir Poutine dit encore espérer que la raison l’emportera. Correspondance à Moscou de Jean-Didier Revoin. Si Donald Trump semble déterminé à passer à l'action, le Pentagone préfère temporiser. Analyse à Washington de notre correspondant Grégory Philipps. 

En accord avec ses alliés américain et britannique, la France annoncera "dans les prochains jours" une "décision"sur la Syrie : A Londres, le gouvernement de Theresa May se réunit en urgence aujourd'hui,  afin de "discuter de la réponse à apporter aux événements en Syrie". Hier déjà, la Première ministre britannique a ordonné à des sous-marins de se mettre à portée de tir de la Syrie. Selon le quotidien Daily Telegraph, la Grande-Bretagne fait le nécessaire pour être en mesure de tirer des missiles de croisière Tomahawk contre des cibles militaires en Syrie. C'est en accord avec ses alliés américain et britannique que la France annoncera "dans les prochains jours" une "décision"sur la Syrie,  a expliqué Emmanuel Macron, assurant que les bombardements viseraient "les capacités chimiques" du régime de Damas. A l'Assemblée Nationale, la prudence est de mise, quelque soit le bord politique, de l'Insoumis Eric Coquerel, au LR Eric Ciotti,  en passant par le socialiste Stéphane Le Foll, ou la députée en Marche Sonia Krimi ; propos recueillis par Aurélien Colly.

Les autres titres du journal

La Syrie, la grève de la SNCF, l'évacuation de Notre-Dame-des-Landes, les réformes sociales et économiques : Emmanuel Macron va répondre aux questions de Jean-Pierre Pernaut au journal de 13H, aujourd'hui, sur TF1. C'est la première partie d'une offensive médiatique destinée à marquer le premier anniversaire de la présidentielle. Avant RMC-BFMTV et Mediapart, dimanche soir, le chef de l'Etat est l'invité, aujourd'hui, du journal de 13h de  Jean-Pierre Pernaut sur TF1 et LCI. Le chef de l'Etat s'exprimera depuis l'école primaire de Berd'huis, un petit village normand. Emmanuel Macron va tenter de se défaire, une fois de plus, de l'image de "président des villes" que l'opposition veut lui coller à la peau. Sur les territoires ruraux qui se sentent abandonnés, Hervé Morin, président de l'Association des Régions de France et président de la région Normandie, interpelle Emmanuel Macron, au micro d'Estelle Schmitt.

4e jour d'expulsion à Notre-Dame-des-Landes : Tous les accès à la ZAD sont bloqués, ce matin, par les gendarmes. Hier, le Premier ministre Edouard Philippe a écarté toute pause dans les expulsions. La journée de mercredi a été marquée par de nouveaux heurts entre les forces de l'ordre et les occupants de la ZAD ; cocktails molotov, jets de pierre du côté des zadistes contre gaz lacrymogènes et grenades assourdissantes du coté des gendarmes. La charge a été donnée après le pique-nique citoyen organisée dans l'un des champs. De nombreux "anciens", retraités y participaient et ont été blessés, comme le raconte une opposante mais le directeur général de la gendarmerie, le général Lizurey, justifie, lui, la manière dont ses hommes ont procédé (au micro France Bleu Loire Océan d'Anne Patinec)

Le débat à l'Assemblée Nationale se poursuit sur la réforme ferroviaire : Avant un vote mardi prochain, les députés ont adopté, cette nuit, le principe des tarifs sociaux (pour les familles nombreuses, les personnes handicapés) étendu à l'ensemble des opérateurs, dans le cadre de l'ouverture à la concurrence du rail. Alors que se profile le troisième épisode de grève perlée, à partir de 20h ce soir et jusqu'à dimanche matin, les cheminots semblent toujours aussi déterminés à contester la réforme de la SNCF. Le gouvernement, qui comptait amadouer les syndicats réformistes, n'y est, pour l'heure, pas parvenu. Analyse d'Annabelle Grelier.

Mea culpa, bis repetita pour le patron de Facebook : Après le Sénat avant-hier, Mark Zuckerberg a été entendu par la Chambre des représentants aux Etats-Unis. Costume et cravate sombres, les yeux rougis par la fatigue, le créateur du réseau social était auditionné après le scandale de Cambridge analytica. La société britannique a récupéré à leur insu les données personnelles de 87 millions d'utilisateurs de Facebook, pour influencer la dernière présidentielle américaine en faveur de Donald Trump. Devant les élus américains, Mark Zuckerberg a jugé qu'une régulation d'Internet était désormais "inévitable".

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Le gouvernement met une dernière main à la nouvelle trajectoire des finances publiques
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