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Des manifestants à Narbonne le 1er novembre, avant la manifestation du 17/11

Mouvement des "gilets jaunes" : Emmanuel Macron met en garde contre les récupérations politiques, un risque qui embarrasse les syndicats

12 min

Emmanuel Macron assure "entendre la colère" de ceux qui veulent manifester samedi contre l'augmentation du prix des carburants. Mais il met en garde les "gilets jaunes" contre toute récupération politique. Les leaders syndicaux nationaux sont pris de court par le mouvement qui se veut populaire.

Des manifestants à Narbonne le 1er novembre, avant la manifestation du 17/11
Des manifestants à Narbonne le 1er novembre, avant la manifestation du 17/11 Crédits : Idriss Bigou-Gilles / Hans Lucas - AFP

"Bonjour tristesse et salut la cohérence" : Emmanuel Macron a ironisé, hier soir, au 20h de TF1, sur tous ceux, qui, de l'extrême droite à la France Insoumise, en passant par Les Républicains et le Parti socialiste, soutiennent la mobilisation des "gilets jaunes" samedi,  contre la hausse des prix des carburants,  et les choix fiscaux de l'exécutif.  Si le chef de l'Etat assure "entendre la colère" de ceux qui veulent manifester après-demain,  il met en garde les Français contre les récupérations politiques. En citant notamment La France insoumise et "une partie des socialistes", il a dénoncé ceux "qui sont en train de s'opposer à des choses qu'ils avaient (autrefois) eux-même voté". "Bonjour tristesse et salut la cohérence", a-t-il ironisé.  "Quand vous avez ensemble des gens qui veulent plus d'emplois publics et des gens qui veulent moins d'impôts", en visant cette fois-ci les responsables de droite. "Je dis juste aux Français, on est en train de vous mentir et vous manipuler", a-t-il ajouté, depuis le porte-avions Charles de Gaulle, où il a passé la nuit, au large de Toulon. Emmanuel Macron a tenté de faire comprendre aux Français quel était le cap de sa politique, à la long terme. Analyse de Stéphane Robert.

Les syndicats seront-ils de la partie, samedi ? Parmi les responsables nationaux, pris de court par le mouvement populaire, personne n'enfilera de gilet jaune, mais des branches syndicales pourraient se greffer aux manifestations. Précisions d'Anne-Laure Chouin.

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Theresa May rallie de haute lutte son gouvernement au projet d'accord sur le Brexit : la Première ministre britannique a, désormais, la lourde tâche de convaincre le parlement, et notamment les rebelles de son camp conservateur. Apres cinq heures de discussions hier, Theresa May a fini par convaincre ses ministres de soutenir son projet d'accord sur le Brexit. Mais tout reste à faire : la Première ministre britannique va tenter, à partir aujourd’hui, de rallier le parlement à sa cause, de faire taire les critiques de l'opposition,  mais aussi et surtout les rebelles dans son propre camp conservateur. Des Tories sont vent debout contre la solution trouvée, pour empêcher le retour d'une frontière physique en Irlande : l'idée serait de maintenir l'ensemble du Royaume-Uni dans une union douanière. Theresa May va présenter cet accord technique, lors d'une allocution devant la Chambre des Communes, qui se prononcera en décembre. En cas de vote négatif, elle devra revoir sa copie, et pourrait quitter son poste. Correspondance à Londres d'Antoine Giniaux.

Procès Tron : Plus de sept ans après le début de l'affaire ayant entraîné sa démission du gouvernement, l'ex-secrétaire d'Etat Georges Tron connaîtra, aujourd'hui, le verdict de la cour d'assises qui le juge pour  viols et agressions sexuelles sur deux anciennes employées municipales.

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