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Répartition par parti des deux votes clés des députés britanniques : l'accord de sortie de l'UE proposé par la Première ministre Theresa May et la motion de censure contre le gouvernement

Theresa May sauve sa tête à Londres, mais les discussions sur le Brexit restent dans l'impasse

12 min

La Première ministre britannique a survécu de justesse, hier soir, à une motion de censure déposée par l'opposition travailliste. Theresa May doit retourner, aujourd'hui, à la difficile mission qui lui est assignée : sauver le Brexit et présenter, lundi, un plan B au texte rejeté par les députés.

Répartition par parti des deux votes clés des députés britanniques : l'accord de sortie de l'UE proposé par la Première ministre Theresa May et la motion de censure contre le gouvernement
Répartition par parti des deux votes clés des députés britanniques : l'accord de sortie de l'UE proposé par la Première ministre Theresa May et la motion de censure contre le gouvernement Crédits : Paz PIZARRO, Jonathan WALTER / AFP - AFP

Theresa May sauve sa tête mais Jeremy Corbyn, le leader de l'opposition travailliste, fustige un gouvernement "zombie" : Estimant que la Première ministre conservatrice a perdu "la confiance et le soutien" du Parlement britannique, après le rejet massif, mardi, de son accord de Brexit par les députés britanniques, Jeremy Corbyn l'a appelée, hier, à "faire ce qui est juste et démissionner", à moins de trois mois de la sortie de l'UE prévue le 29 mars. La motion de censure déposée par le Labour a finalement été rejetée par 325 voix contre 306. Theresa May a jusqu'à lundi pour présenter au parlement un plan B sur le Brexit. "Il est maintenant temps de mettre nos intérêts personnels de côté", a déclaré Theresa May dans la soirée devant Downing Street, après avoir rencontré le leader des libéraux démocrates, le chef des nationalistes écossais du SNP au Parlement et celui du parti nationaliste gallois Plaid Cymru.  "Déçue" que Jeremy Corbyn ait refusé le dialogue, elle a précisé que sa porte restait "ouverte". Les discussions se poursuivront aujourd'hui mais Theresa May va devoir montrer patte blanche si elle veut aboutir à un compromis. "Ces discussions transpartisanes ne peuvent pas porter sur des changements cosmétiques à son accord, qui a déjà été rejeté. Nous devons discuter de vraies alternatives et un deuxième référendum doit être sur la table", a tweeté le chef des nationalistes écossais du SNP au Parlement, Ian Blackford, après sa rencontre avec la cheffe du gouvernement. Le SNP, comme le parti libéral démocrate, le parti nationaliste gallois Plaid Cymru et les Verts plaident pour un second référendum, pressant le chef de l'opposition travailliste Jeremy Corbyn de soutenir pleinement cette option. Reportage à Londres d'Antoine Giniaux.

Alors que les discussions sur le Brexit sont dans l'impasse, le secteur aéronautique s'inquiète d'une sortie du Royaume-Uni sans accord : avant la date prévue de sortie du Royaume-Uni de l'Union prochaine, le 29 mars prochain, il y a "encore le temps de négocier", estime la chancelière allemande Angela Merkel. Mais les milieux économiques s'inquiètent, de leur côté,  du risque d'une sortie de l'UE sans accord  ni période de transition pour amortir le choc. Dans le secteur aéronautique, par exemple,  les industriels évoquent ds problèmes de planification et d'anticipation des commandes. Illustration, par Anne-Laure Chouin, des craintes économiques dans une entreprise emblématique de la coopération européenne : Airbus.

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Le Service National Universel sera testé dès juin dans 13 départements : Les contours du futur Service National Universel sont dévoilés ce matin, notamment à l'AFP et dans le Point, par le secrétaire d'Etat à la Jeunesse chargé de mettre en oeuvre le SNU. Gabriel Attal explique que cette mesure-phare du programme d'Emmanuel Macron  démarrera bien en juin prochain, avec 3.000 premiers volontaires de 16 ans venant de 13 départements : du Nord, des Ardennes,  de l'Eure, du Val d'Oise,  de Loire-Atlantique, du Morbihan, de Haute-Saône, du Puy-de-Dôme, de Creuse, du Cher, des Hautes-Pyrénées, du Vaucluse et  de Guyane. Les quinze premiers jours de ce service national universel  seront dédiés à la cohésion, en hébergement collectif, dans des internats, des bâtiments de l'armée ou des centres de formation. Les journées commenceront par le port de l'uniforme, le salut au drapeau et la Marseillaise. Chaque jeune ira dans un autre territoire que le sien. Il y aura ensuite quinze jours dédiés à l'engagement individuel  auprès d'une association, d'une collectivité locale ou d'un corps en uniforme plus tard dans l'année. Dès 2020 tous les départements seront concernés, pour atteindre, à terme - au plus tard en 2026, toute une classe d'âge soit 800.000 jeunes de 16 ans, l'année qui suit la classe de 3e. Précisons de Claire Chaudière.

Le grand débat n'attire pas encore les foules dans l'Indre : Quelques réunions commencent à être planifiées, on peut les retrouver sur le site internet du grand débat. Mais, clairement, ça ne se bouscule pas au portillon. Certains diront qu’il faut laisser un peu de temps pour que tout cela s’organise. D’autres reconnaîtront qu’il n’est pas évident de mobiliser les Français ni de trouver des volontaires pour organiser les réunions. Reportage de Rosalie Lafarge à Levroux, une petite commune de l'Indre située près de Châteauroux.

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