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Donald Trump, entouré de la secrétaire à la Sécurité intérieure Kirstjen Nielsen et du vice-Président Mike Pence

Donald Trump fait machine arrière sur la séparation des enfants et de leurs parents arrivés clandestinement aux Etats-Unis à la frontière avec le Mexique

12 min

Le président des Etats-Unis a annoncé, hier, qu'il était déterminé à mettre fin à la séparation des familles de migrants ayant franchi illégalement la frontière avec le Mexique. Cette mesure avait provoqué une vague d'indignation mondiale et un véritable malaise au sein de son parti républicain.

Donald Trump, entouré de la secrétaire à la Sécurité intérieure Kirstjen Nielsen et du vice-Président Mike Pence
Donald Trump, entouré de la secrétaire à la Sécurité intérieure Kirstjen Nielsen et du vice-Président Mike Pence Crédits : Mandel Ngan / AFP - AFP

S'agit-il vraiment d'un retournement spectaculaire ? Donald Trump a décidé, hier, de mettre fin aux séparations des familles de migrants arrivées illégalement aux Etats-Unis, qui ont provoqué une vague d'indignation mondiale. Mais l'incertitude demeure sur les 2.300 enfants et jeunes migrants qui ont été séparés de leurs parents depuis début mai après leur arrestation à la frontière avec le Mexique. Après plusieurs jours de polémique, d'indignation du camp démocrate au camp républicain, de réprobation dans le monde, jusqu'au Pape François qui a déclaré, hier, que les problèmes migratoires ne seraient pas résolus par le populisme, Donald Trump a finalement décidé, hier soir, de mettre un terme à sa politique de séparation des enfants de leurs parents, entrés illégalement aux Etats-Unis. A la frontière avec le Mexique, les enfants étaient séparés de leurs parents pour être emmenés dans d’autres centres de rétention. Les images de ces mineurs, parfois très jeunes, en pleurs, derrière des grilles, ont bouleversé aux Etats Unis et au-delà. Hier soir, le président américain a donc signé un décret visant à interdire cette pratique, même si les conditions d’application de ce décret texte restent encore très floues. Léger soulagement, chez les familles de migrants qui se trouvent actuellement au sud du Texas. Reportage de Grégory Philipps, à MacAllen, dans la vallée du Rio Grande.

Les autres titres du journal

Tour de vis supplémentaire, en Hongrie, contre les migrants et les ONG qui les aident : le gouvernement veut criminaliser leurs actions. La Hongrie compte 400 demandeurs d'asile mais c'est au nom de la lutte contre l'invasion migratoire que le Premier ministre hongrois Viktor Orban a fait promulguer plusieurs lois contre les migrants et ceux qui les accompagnent. Les autorités peuvent rejeter une demande d'asile sans l'examiner. Quant aux associations et ONG qui étaient chargées par le gouvernement d'étudier les candidatures à l'exil, elles pourraient désormais être punies pour ce travail : un an de prison pour assister des réfugiés dont la vie n'est pas en danger. Ce nouvel arsenal législatif cache une modification de la constitution. Précisions à Budapest, de Florence Labruyère.

Le gouvernement songe-t-il à de nouvelles privatisations ? Après celles d'Aéroports de Paris, de la Française des Jeux et d'Engie, les prochaines cessions de participations de l'Etat pourraient concerner notamment Orange, Air France-KLM ou encore le secteur automobile, avec Peugeot et Renault, selon le journal Les Echos. Ces cessions éventuelles, partielles ou totales, serviraient à éponger, notamment,  la dette de 35 milliards de dette de la SNCF entre 2020 et 2022

Le gouvernement veut inscrire l'environnement dans l'article 1 de la Constitution : Pour les ONG, c'est un symbole fort qui permettra de mieux protéger la planète. Nicolas Hulot a annoncé, hier, que la défense de l'environnement serait inscrite dans l'article 1 de la Constitution, et non dans l'article 34 comme envisagé initialement.

Le bras de fer budgétaire continue entre le gouvernement, les Régions et les Départements : Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin a condamné, hier, des manœuvres "politiciennes" après que plusieurs régions ont fait savoir qu'elles refuseraient de signer un contrat avec l'Etat pour limiter la progression de leurs dépenses. Le président de l'organisation Régions de France, Hervé Morin, a déclaré mercredi qu'au moins une demi-douzaine de régions ne comptaient pas entrer dans ce dispositif de contractualisation,  en dénonçant un Etat "donneur de leçons" et peu vertueux en matière budgétaire. Des Régions aux Départements en passant par les Villes, les 322 principales collectivités françaises vont devoir faire des économies : 13 milliards d'euros d'ici à 2022. C'est en tout cas le but du Contrat de maîtrise des dépenses publiques, annoncé l'été dernier, et que l'Etat veut leur faire signer. Ces collectivités ont jusqu'au 30 juin pour se décider. Mais les présidents de conseils départementaux ont, hier, voté majoritairement contre ces "pactes financiers", lors de leur Assemblée générale. Reportage de Tiphaine Honoré.

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