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Giuseppe Conte, avocat de 53 ans, sans aucune expérience politique et jusqu'alors inconnu du grand public, est chargé de former le prochain gouvernement italien

L‘Italie a enfin un nouveau président du Conseil : Giuseppe Conte, professeur de droit de 53 ans, sans aucune expérience politique, a maintenant la lourde tâche de former un gouvernement

11 min

Giuseppe Conte a été officiellement chargé de former le prochain gouvernement italien. La composition de son équipe est l'objet d'âpres négociations entre le Mouvement 5 étoiles (anti-système) et la Ligue (extrême droite). Les populistes inquiètent déjà l'Union européenne.

Giuseppe Conte, avocat de 53 ans, sans aucune expérience politique et jusqu'alors inconnu du grand public, est chargé de former le prochain gouvernement italien
Giuseppe Conte, avocat de 53 ans, sans aucune expérience politique et jusqu'alors inconnu du grand public, est chargé de former le prochain gouvernement italien Crédits : Vincenzo PINTO / AFP - AFP

L‘Italie a enfin un nouveau président du Conseil :  Giuseppe Conte, professeur de droit de 53 ans, sans aucune expérience politique, homme du compromis entre la Ligue, parti d’extrême-droite, et le Mouvement 5-Etoiles, qui se revendique comme anti-système. Giuseppe Conte a maintenant la lourde tâche de composer le gouvernement le plus eurosceptique de l’histoire de l’Italie, selon le programme commun des deux partis qui l'ont porté au pouvoir. Il a tenté de rassurer Bruxelles et les 27 partenaires européens de Rome, alors que son futur gouvernement, au programme populiste, veut augmenter les dépenses publiques tout en baissant les impôts dans la troisième économie de la zone euro. Reportage à Rome de Mathilde Imberty et correspondance à Bruxelles de Pierre Bénazet.

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En Allemagne, l’office fédéral chargé des réfugiés est au cœur d’un scandale de fraude :  A Brême, au nord-ouest du pays, des fonctionnaires sont accusés d’avoir fourni illégalement des papiers à quelque 1.200 demandeurs d’asile. Pour tenter de faire toute la lumière sur cette affaire, le ministère de l’intérieur s’est enfin décidé hier à prendre des mesures. Précisions, à Berlin, de Cyril Sauvageot.

Bras de fer entre la Ville de Paris et le gouvernement dans la crise des migrants : Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a annoncé, hier, l'évacuation, "à bref délai", des quelque 2.300 migrants vivant sur des campements à Paris, en rappelant sèchement la Ville à ses responsabilités sur ce dossier qui oppose le gouvernement à la maire Anne Hidalgo. Reportage à suivre dans le journal de 7h30.

Donald Trump pourrait bien ouvrir un nouveau front sur la guerre commerciale : A quelques jours de la fin du délai exonérant l'Europe de taxes punitives sur l'acier et l'aluminium, le président américain envisage d'imposer de nouvelles taxes douanières sur les importations de véhicules aux Etats-Unis, y compris les camions et les pièces détachées. Donald Trump a demandé au secrétaire au Commerce Wilbur Ross d'envisager d'initier une enquête, pour déterminer "si le recul du nombre de véhicules et la baisse de la production de pièces détachées menacent d'affaiblir l'économie nationale, notamment en réduisant la recherche développement, les emplois pour les travailleurs qualifiés dans le secteur du véhicule connecté, du véhicule autonome (...) et les autres technologies de pointe", a encore précisé le ministère.

Visite d'Emmanuel Macron en Russie : l'occasion d'un rapprochement avec Vladimir Poutine sur les dossiers iranien et syrien ? La guerre en Syrie est une source de divergence entre les deux hommes mais ils pourraient se rapprocher pour sauver l'accord sur le nucléaire iranien après le retrait des Etats-Unisdu texte signé en 2015. Donald Trump souhaitait notamment élargir l'accord et inclure une limitation de l'influence de l'Iran dans la région,  notamment aux côtés du régime de Bachar al-Assad en Syrie. Dans le dossier syrien, Vladimir Poutine a demandé, publiquement, l'évacuation à terme, de "toutes les forces étrangères en Syrie", dont les combattants iraniens, ce que demandaient déjà les Etats-Unis et ce à quoi Emmanuel Macron avait dit réfléchir, lors de sa visite d'Etat à Washington. Damas a réagi à cette double pression de Moscou et de Washington. Analyse d'Eric Biégala.

Des conseillers de Pôle emploi vont-ils se retrouver au chômage ?  Le comité central de l'entreprise publique se réunit aujourd'hui pour en discuter, après que la ministre du Travail Muriel Pénicaud a évoqué la suppression de 4.000 postes d'ici 2022, pour accompagner la baisse du nombre de chômeurs, l'an dernier. Mais ce nombre est reparti à la hausse, hier, avec 0,2%, au 1er trimestre 2018, selon l'INSEE. Jean-Marie Pillon, maître de conférence à l'université Paris-Dauphine, joint par Benjamin Delille, s'interroge sur la pertinence de supprimer des postes à Pôle emploi, sachant que les 55.000 fonctionnaires de l'agence sont déjà débordés.

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