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La Première ministre britannique Theresa May offre sa démission contre l'adoption de son accord de Brexit

Brexit : Theresa May propose de démissionner si son plan est accepté, sans convaincre un Parlement divisé

13 min

La Première ministre britannique Theresa May a promis de quitter ses fonctions si son accord de Brexit était adopté par les députés à Londres, abattant sa dernière carte pour tenter débloquer la situation chaotique au Parlement, incapable de se mettre d'accord, hier, sur une alternative.

La Première ministre britannique Theresa May offre sa démission contre l'adoption de son accord de Brexit
La Première ministre britannique Theresa May offre sa démission contre l'adoption de son accord de Brexit Crédits : Adrian DENNIS / AFP - AFP

Theresa May offre sa démission contre l'adoption de son accord de Brexit : La Première ministre britannique a promis, hier, de quitter ses fonctions si son accord de sortie de l'Union européenne était adopté, tentant désespérément de convaincre un Parlement qui a dit non à tous les scénarios possibles sur le Brexit. La conservatrice cherche par tous les moyens à faire valider le traité de sortie qu'elle a négocié avec Bruxelles. Le Daily Mail s'interrogeait, après cette décision "spectaculaire": "Son sacrifice sera-t-il vain?" Le parti nord-irlandais DUP, son allié au Parlement, a fait savoir dans la soirée qu'il ne "soutiendrait pas" cet accord, après l'avoir qualifié de "toxique". Et les députés britanniques sont en effet toujours incapables de trouver un compromis. Lors d'une série de votes "indicatifs", quelques heures après l'annonce de la Première ministre, ils ont voté contre huit scénarios alternatifs, parmi lesquels une sortie sans accord ("no deal") ou un renoncement au Brexit.  "Le Parlement a finalement son mot à dire. Non. Non. Non. Non. Non. Non. Non. Non", ironisait The Guardian en Une. Et de déplorer dans son éditorial: "Une fois encore, les questions vitales sur l'avenir du pays sont submergées par les eaux troubles de la politique interne au parti conservateur". Analyse, à Londres, de Louise Bodet.

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Aux Etats-Unis, le groupe Monsanto subit une deuxième défaite judiciaire de taille, condamné à verser plus de 80 millions de dollars à un retraité atteint d'un cancer, une maladie qu'un tribunal de San Francisco  attribue au Roundup, le désherbant vedette de Monsanto. Pour le jury, le géant de l'agrochimie est coupable de n'avoir rien fait  pour prévenir des dangers possibles de son produit à base de glyphosate. Correspondance de Grégory Philipps.

Carte de la pollution de l'air autour des écoles et crèches d'Ile-de-France et dans l'agglomération marseillaise : Pour la première fois, deux associations environnementales, Respire et Greepeace, ont réalisé des cartes scolaires de la pollution de l'air. Sur la carte des établissements franciliens publics et privés, allant de la crèche aux lycées, 682 ont un air extérieur qui ne respecte pas les normes fixées en France pour la pollution au dioxyde d’azote. Le dioxyde d'azote (NO2) est un gaz nocif pour la santé principalement issu des moteurs diesel en ville. C’est mieux sur les particules fines mais l’association rappelle néanmoins que 85% des établissements ne sont pas dans les recommandations de l’OMS sur ces polluants, des recommandations plus strictes que les normes françaises. Par ailleurs, des milliers de jeunes Marseillais dont les écoles ou les crèches sont situées dans des zones fortement polluées au dioxyde d'azote sont "en danger", dénonce Greenpeace. "Pour qu'ils puissent respirer sans danger, c'est l'ensemble du trafic routier qui doit être réduit" explique l'ONG écologiste, selon qui 25% des écoles et crèches marseillaises sont situées dans des zones fortement polluées, où l'air extérieur contient des concentrations de dioxyde d'azote à des niveaux supérieurs à ceux fixés par les directives européennes. Explications à Paris d'Anne-Laure Barral et reportage d'Isabelle Dor à Marseille.

Classement mondial sur la transition énergétique : alors que l'Assemblée nationale examine en commission, ce matin,  les freins à la transition énergétique, une étude du groupe Edmont de Rothschild a établi, hier, un classement des bons et des mauvais élèves en la matière. La Suisse, la Colombie et la Suède constituent le trio de tête des champions de la transition énergétique, en termes de consommation d'énergie par personne, d'émissions de CO2, de consommation d'énergies fossiles et d'efficience énergétique. La France se classe 7e, les Etats-Unis 48e le Qatar se retrouve en 60e et dernière position. Mais globalement, les résultats sont encore insuffisants pour préserver l'environnement. Précisions de Laura Dulieu.

Le Parlement européen entérine l'interdiction du plastique à usage unique dans l'UE dès 2021 : la mesure concernera les bâtonnets de coton-tige, les couverts, assiettes, pailles, mélangeurs de boissons ou supports de ballons ainsi que les récipients pour aliments ou boissons en polystyrène expansé tels que ceux utilisés par les établissements de restauration rapide.  L’interdiction vaudra également pour les produits à base de plastique oxodégradable, souvent des sacs, qui se décomposent, avec le temps, en microparticules et pénètrent d’autant plus facilement dans la chaîne alimentaire. Le texte renforce aussi le principe du pollueur-payeur, en particulier pour l'industrie du tabac, qui devra couvrir à partir de 2023 les coûts de collecte et de recyclage des filtres à cigarettes, une plaie pour l'environnement, puisqu'il s'agit du deuxième produit en plastique à usage unique le plus jeté dans l'UE.  "Un mégot jeté à l'océan pollue entre 500 et 1.000 litres d'eau", a souligné la Belge Frédérique Ries (groupe Alde, libéraux).

Emmanuel Macron et Edouard Philippe devront effectuer un mini-remaniement gouvernemental en raison des ambitions électorales de Nathalie Loiseau pour les européennes et Mounir Mahjoubi et Benjamin Griveaux désormais rivaux pour les municipales de 2020 à Paris.

"Gilets jaunes" : la manifestation envisagée sur les Champs-Elysées samedi dans le cadre de l'acte 20 des "gilets jaunes" va être interdite, a annoncé Christophe Castaner, estimant qu'il s'agissait d'une "provocation à de nouvelles violences". Le ministre de l'Intérieur était auditionné, hier, par les députés de la commission des lois de l'Assemblée nationale à propos des violences commises lors de manifestations des "Gilets jaunes". Christophe Castaner s'est félicité du maintien de l'ordre assuré samedi dernier. Il s'agit, selon lui, du début d'une meilleure gestion de la sécurité. Reportage de Rosalie Lafarge.

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