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Données du HCR et de l'OIM sur les arrivées et décès de migrants en 2018 en Europe (datant de mi-septembre)

L'Espagne, en première ligne, désormais, de la crise migratoire n'arrive pas à obtenir de l'aide de ses voisins européens, dont l'Italie

13 min

564 migrants ont été récupérés en Méditerranée par la garde civile espagnole. Trois autres ont été retrouvés morts. Un bateau de pêche espagnol est coincé en mer, après avoir secouru 12 migrants. L'Italie, notamment, refuse de les accueillir et le parlement, à Rome, durcit la politique migratoire.

Données du HCR et de l'OIM sur les arrivées et décès de migrants en 2018 en Europe (datant de mi-septembre)
Données du HCR et de l'OIM sur les arrivées et décès de migrants en 2018 en Europe (datant de mi-septembre) Crédits : Simon MALFATTO, Valentina BRESCHI / AFP - AFP

L'Europe une fois de plus désunie sur la politique migratoire : quand l'Espagne porte secours à un demi-millier de personnes, l'Italie durcit sa politique contre les migrants et les Vingt-huit se déchirent, notamment, sur le pacte mondial des migrations de l'ONU qui doit être adopté dans deux semaines. Après la Grèce et l'Italie, l'Espagne est devenue la principale porte d'entrée des migrants dans une Europe tentée de fermer ses ports. Nouvelles preuves de la crise migratoire, s'il en fallait : 564 hommes, femmes et enfants ont été secourus, hier, au Sud de l'Espagne, par la garde civile. Ces migrants se trouvaient à bord d'une douzaine d'embarcations précaires. Trois cadavres ont été retrouvés en mer, dans la soirée. L'Espagne a demandé de l'aide, hier, à ses voisins européens, pour accueillir un bateau de pêche espagnol qui a secouru une douzaine de migrants, jeudi dernier. Ces migrants disent préférer mourir que de repartir en Libye mais ce bateau est persona non grata à Malte et en Italie, notamment. A Rome, hier soir, le parlement a adopté, un décret-loi controversé durcissant la politique d'immigration en Italie ; texte voulu par Matteo Salvini, le ministre de l'Intérieur, chef de la Ligue d'extrême droite. Le gouvernement italien a annoncé, hier, qu'il ne signerait pas le pacte de l'ONU sur les migrations comme s'y était engagé, en 2016, le précédent exécutif de centre-gauche de Matteo Renzi. Ce pacte mondial pour les migrations doit être définitivement adopté les 10 et 11 décembre prochains, à Marrakech. Ce texte non contraignant divise l'Europe et crispe, au-delà des Vingt-huit, du Québec à l'Australie en passant les Etats-Unis et Israël. Analyse complète de Marie-Pierre Vérot.

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Le Brésil n'accueillera pas la COP25, pour le climat, l'an prochain et se rapproche de la ligne des Etats-Unis et du climato-sceptique de Donald Trump : avant même l'arrivée, en janvier, de Jair Bolsonaro à la présidence, le Brésil se rapproche des Etats-Unis et du climato-sceptique Donald Trump. Pour justifier le renoncement à accueillir la COP25, le Brésil évoque des raisons budgétaires mais les ONG de défense de l'environnement craignent l'arrivée du climato-sceptique Jair Bolsonaro à la tête du Brésil, alors que l’équivalent d’un terrain de football disparaît toutes les 7 secondes en Amazonie. Reportage d'Anne Vigna. Par ailleurs, Jair Bolsonaro, qui veut placer "le Brésil avant tout" selon son slogan présidentiel, rencontre aujourd'hui,  John Bolton, proche conseiller de Donald Trump ; le président des Etats-Unis, qui ne cesse de vanter les bienfaits de l'"America first" - "l'Amérique d'abord". Entre les deux hommes, une même vision de l'Amérique, avec le Vénézuela du socialiste Nicolas Maduro dans leur viseur, notamment. Enjeu, aussi, pour les Etats-Unis,  faire du Brésil.un allié de Washington dans la guerre commerciale contre Pékin.

Les gilets jaunes se préparent à manifester de nouveau, samedi, à Paris : "Il faut que le président et le Premier ministre organisent le dialogue avec les représentants des "gilets jaunes" et la préfecture de police parce qu'on ne peut pas revivre un samedi noir comme on l'a vécu samedi dernier", a demandé, hier soir, l'adjointe à la maire de Paris chargée de la sécurité, Colombe Brossel, alors qu'un nouvel appel à manifester sur les Champs-Élysées est lancé pour ce samedi. Elle a chiffré les dégâts des débordements de la manifestation du samedi 24 novembre sur les Champs-Élysées à "plusieurs centaines de milliers d'euros" pour l'espace public. Hier, un porte-parole des gilets jaunes, reçu avant-hier, par le ministre François de Rugy, a refusé de rencontrer le Premier ministre Edouard Philippe d'ici samedi. De son côté, François Ruffin, député de La France insoumise de la Somme, se joindra à l'assemblée générale du mouvement contestataire "La Fête à Macron", prévu ce soir place de la République à Paris. François Ruffin souhaite que la contestation des "Gilets jaunes" gagne les métropoles.

La France insoumise secouée par des tensions internes : après l’épisode politico-judiciaire sur les comptes de campagne le mois dernier, après l'exclusion de plusieurs membres de la liste aux élections européennes, certains Insoumis dénoncent des méthodes autoritaires de la direction du parti, une organisation chaotique et un flottement de la ligne politique. Résultat : le parti de Jean-Luc Mélenchon essuie une série de départs. Reportage d'Alexandra du Boucheron.

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