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Des étudiants en médecine de l'Université centrale du Venezuela ont manifesté contre Nicolas Maduro, président socialiste élu mais contesté

Venezuela : nouvelle manifestation de l'opposition, deux journalistes français arrêtés, deux chiliens expulsés

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L'appel à manifester de l'opposant Juan Guaido a été suivi, hier par des dizaines de milliers de personnes. Celui qui s'est autoproclamé président du Venezuela présente, aujourd'hui, son plan pour sortir le pays pétrolier de son naufrage économique et social et s'affirmer face à Nicolas Maduro.

Des étudiants en médecine de l'Université centrale du Venezuela ont manifesté contre Nicolas Maduro, président socialiste élu mais contesté
Des étudiants en médecine de l'Université centrale du Venezuela ont manifesté contre Nicolas Maduro, président socialiste élu mais contesté Crédits : Ivan del Carpio / DPA / dpa Picture-Alliance - AFP

Des dizaines de milliers de Vénézuéliens sont de nouveau descendus dans la rue, à l'appel de l’opposition."Guaido président", "Maduro usurpateur" : c'est en criant ces slogans, en tapant sur des casseroles ou en faisant sonner des cornes de brume que des dizaines de milliers de Vénézuéliens ont manifesté, hier, dans les rues de Caracas et d'autres villes du pays, à l'appel de l'opposition au président socialiste Nicolas Maduro. Une semaine après s'être proclamé président par intérim et fort du soutien de plusieurs pays, dont les Etats-Unis, Juan Guaido a invité ses partisans à investir les rues, de midi à 14h, pour exiger le départ de Nicolas Maduro et l’entrée d’aide humanitaire dans le pays. Reportage à Caracas de Benjamin Delille.

Deux journalistes français arrêtés, deux Chiliens expulsés : la presse étrangère subit les conséquences de la crise politique au Venezuela. Deux journalistes français étaient en détention depuis 24 heures et deux de leurs confrères chiliens ont été expulsés après avoir été détenus plusieurs heures. Pierre Caillé et Baptiste des Monstiers, reporters de l'émission du journaliste et animateur Yann Barthès sur la chaîne française TMC, filmaient le palais présidentiel mardi soir quand ils ont été interpellés, ont indiqué des sources diplomatiques à l'AFP.  Les journalistes français ont été arrêtés avec "leur producteur dans le pays, Rolando Rodriguez", a précisé le Syndicat national des travailleurs de la presse (SNTP). "Depuis, le contact a été perdu avec eux", a ajouté le SNTP, principal syndicat de journalistes au Venezuela. Par ailleurs, deux journalistes chiliens, également arrêtés mardi soir près du palais présidentiel, ont été expulsés mercredi soir, a annoncé le syndicat.   Rodrigo Pérez et Gonzalo Barahona travaillent tous les deux pour la chaîne de télévision chilienne TVN.  Ils avaient été arrêtés mardi soir par des membres de la sécurité présidentielle avec deux journalistes vénézuéliens.

Mais pourquoi l'Europe, et la France notamment, n'affichent pas la même fermeté qu'au Venezuela face au Cameroun de Paul Biya ? C'est la question que posent les opposants à l'inamovible président camerounais après l'arrestation de Maurice Kamto,  arrivé second de la présidentielle d'octobre dernier. La diaspora camerounaise, notamment, demande des comptes aux chancelleries européennes. Précisions de Claude Guibal.

Les autres titres du journal

Edouard Philippe favorable au rapatriement des djihadistes français susceptibles d'être relâchés par les forces kurdes dans le nord-est de la Syrie : mieux vaut qu'ils soient jugés en France plutôt que de se disperser "dans la nature pour fomenter d'autres actions".

La proposition de loi "anti-casseurs" devant les députés : Le gouvernement a obtenu, hier, à l'Assemblée le rétablissement partiel de l'article 1er sur les fouilles, contesté jusqu'au sein de la majorité, de la proposition de loi visant à prévenir les violences dans les manifestations. Les députés ont poursuivi l'examen du texte par celui de l'article 2, qui autorise les préfets à interdire de manifestation, "par arrêté motivé", toute personne "à l'égard de laquelle il existe des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace d'une particulière gravité pour l'ordre public".

Au procès du viol du "36", l'heure du verdict pour les deux policiers : la cour d'assises rend son verdict aujourd'hui, après deux semaines et demi d'audience qui ont laissé des doutes planer sur ce qu'il s'est réellement passé au 36 Quai des orfèvres dans la nuit du 22 au 23 avril 2014. Deux ex-policiers de la prestigieuse BRI, la brigade de recherche et d'intervention, qui clament leur innocence, ont-ils violé une touriste canadienne ? Hier, l'avocat général Philippe Courroye a requis sept années d'emprisonnement contre ces hommes.

Les négociations sur l'assurance-chômage ne reprendront pas aujourd'hui comme prévu : le patronat a suspendu sa participation, irrité par l'insistance d'Emmanuel Macron à vouloir créer un système de bonus-malus, pour taxer les contrats courts. Ce n'est pas la bonne solution, estime Jean-Eudes du Mesnil du Buisson, secrétaire général de la CPME qui privilégie d'autres solutions pour aider les précaires à obtenir un logement ou un crédit. De son côté, Denis Gravouil, le négociateur pour la CGT propose d'adapter le système de bonus-malus sur les contrats courts en partageant le malus entre grands patrons et sous-traitants.

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