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Le général Kim Yong Chol; plus haut responsable nord-coréen à fouler le sol américain depuis 18 ans, prépare avec le secrétaire d'Etat Mike Pompeo le sommet entre Donald Trump et Kim Jong-un

Le grand bal diplomatique continue pour préparer l’hypothétique sommet entre Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne

11 min

Après le feu, la détente, la fureur, voici de nouvelles discussions entre les Etats-Unis et la Corée du Nord : le bras droit de Kim Jon-un, le général Kim Yong Chol, plus haut responsable nord-coréen à fouler le sol américain en 18 ans, prépare, à New York, le sommet du 12 juin avec Donald Trump.

Le général Kim Yong Chol; plus haut responsable nord-coréen à fouler le sol américain depuis 18 ans, prépare avec le secrétaire d'Etat Mike Pompeo le sommet entre Donald Trump et Kim Jong-un
Le général Kim Yong Chol; plus haut responsable nord-coréen à fouler le sol américain depuis 18 ans, prépare avec le secrétaire d'Etat Mike Pompeo le sommet entre Donald Trump et Kim Jong-un Crédits : HO / US Department of State / AFP - AFP

Le grand bal diplomatique continue pour préparer l’hypothétique sommet entre Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un le 12 juin prochain à Singapour sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne : La rencontre avait été annulée la semaine dernière par le président des Etats-Unis, avant d'être remise à l'ordre du jour. Pour remettre la rencontre sur les rails, Kim Yong-chol, le bras droit du maître de Pyongyang, a atterri à New York, il y a quelques heures. Cet ancien chef du renseignement nord-coréen doit s'entretenir en tête-à-tête avec Mike Pompeo, le secrétaire d’Etat américain. Des délégations américaines se rencontrent également à Panmunjom, dans la zone démilitarisée qui sépare les deux Corées, pour mettre au point, là encore, l'ordre du jour du sommet du 12 juin. Des réunions se tiennent aussi à Singapour, cette fois pour coordonner la logistique. La visite de deux jours de Kim Yong-chol aux Etats-Unis, destinée à mettre au point un accord sur le dénucléarisation de péninsule coréenne, est suivie de très près. en Corée du Sud. Correspondance à Séoul de Frédéric Ojardias (pour RFI et France Culture).

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Le bras-de-fer à distance entre les Etats-Unis et l'UE sur les taxes d'aluminium et d'acier, se poursuit à distance, au siège de l'OCDE à Paris, avec Emmanuel Macron en première ligne : Donald Trump doit dire s'il relève, demain, les barrières douanières  à 25 % sur l'acier  et 10 % sur l'aluminium importés aux Etats-Unis. Et hier, Emmanuel Macron est monté au créneau dans ce dossier, lors de la réunion annuelle de l'OCDE, à Paris. Le président français a dénoncé "les menaces de guerre commerciale", lourdes de conséquences. Et de brandir le spectre des années 1930.  Washington n'a pas apprécié ces critiques du président français sur le "repli, le protectionnisme et le mirage d'une prospérité isolée", même si l'administration américaine n'a jamais été directement nommée. Preuve des tensions, les Etats-Unis ont bloqué le communiqué final de la réunion annuelle de l'OCDE, contre l'avis des autres 33 pays membres de cette institution. Mais Richard Trumka, président de l'American Federation of Labor, le plus gros syndicat aux Etats-Unis (interrogé par Marie Viennot), espère que Donald Trump tiendra bon sur les sujets commerciaux.

Les autorités ukrainiennes tentent de justifier leur "opération spéciale" autour de la "mort" et de la "résurrection" du journaliste russe critique du Kremlin Arkadi Babtchenko en invoquant un complot fomenté par la Russie, qui crie elle à la "provocation". Après 24 heures d'indignation, Kiev a révélé mercredi que le pseudo assassinat du journaliste n'était qu'une mise en scène de l'Ukraine destinée selon elle à déjouer le meurtre du journaliste, voire celui d'autres personnes, commandité par Moscou.  Le chef des Services de sécurité ukrainiens (SBU), Vassyl Grytsak, a affirmé qu'un Ukrainien recruté par les "services de sécurité russes" et présenté comme l'"organisateur" avait été arrêté. Les autorités n'ont toutefois fourni aucune information sur son identité. La Russie s'indigne mais fait peu de déclarations : correspondance à Moscou de Claude Bruillot.

Réforme des retraites: le gouvernement lance une "large consultation citoyenne" : Six semaines après l'ouverture de discussions avec les syndicats, l'exécutif élargit le débat sur un engagement phare d'Emmanuel Macron.  "Il s'agit de créer un système universel où un euro cotisé donne les mêmes droits", rappelle dans un communiqué le Haut commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, qui se dit "persuadé qu'un sujet d'une telle ampleur nécessite une large consultation citoyenne".  "L'objectif" de la réforme "est d'arriver à un schéma simple: qu'il s'agisse d'un fonctionnaire, d'un salarié du privé ou d'un indépendant, s'ils gagnent la même somme d'argent pendant 40 ans, l'un et l'autre auront la même retraite", a-t-il expliqué dans une interview au Parisien, rappelant dans la lignée des propos d'Emmanuel Macron que l'âge de départ à la retraite, aujourd'hui 62 ans, "devrait être conservé". Le sujet est complexe, mais l'exécutif invite les citoyens à réfléchir sur le sujet, jusqu'au 25 octobre, notamment, via la plateforme participez.reforme-retraite.gouv.fr. Explications de Rémi Ink.

Conséquences de la dépénalisation de l’avortement en Irlande : Le gouvernement irlandais peaufine le texte législatif qui encadrera la dépénalisation de l’avortement, adoptée par référendum, vendredi dernier. Après le oui massif des Irlandais à l'abolition d'un amendement de la Constitution, les habitants d’Irlande du Nord réclament, à leur tour, un assouplissement de la législation qui encadre l’interruption volontaire de grossesse. Contrairement au reste du Royaume-Uni, les Nord-Irlandais sont soumis à des règles strictes sur l'avortement et demandent à Theresa May, la Premiere ministre britannique, de réfléchir à des réformes. Correspondance d'Antoine Giniaux.

Nouveau rebondissement en Italie : Carlo Cottarelli, l'économiste pro-austérité, ancien du FMI, chargé de former un gouvernement, a finalement décidé, hier, de geler la formation de son équipe. Et ce, pour laisser du temps, au Mouvement 5 Etoiles, anti-système, et à la Ligue, d'extrême droite, de négocier, de nouveau, un éventuel gouvernement populiste. L'idée a été relancée hier soir, après une entrevue entre Luigi di Maio, le chef de file des 5 Etoiles et le président de la république Italienne, Sergio Mattarella. Compromis proposé : ne pas nommer Paolo Savona, un économiste eurosceptique, à la tête du ministère de l'Economie et des Finances. Le président italien avait mis son veto, dimanche soir. Analyse à suivre dans le journal de 7h30.

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