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Les principaux acteurs de l'échiquier politique en Italie

Poussée spectaculaire des forces "anti-sytème", eurosceptiques et d'extrême droite en Italie : pays ingouvernable ?

12 min

Le Mouvement 5 étoiles devient le premier parti politique en Italie. La Ligue (extrême droite) devance son allié, Forza Italia de Silvio Berlusconi. Leur coalition est en tête après les élections législatives et sénatoriales où la gauche s'écroule. Faute de majorité, l'Italie est bloquée.

Les principaux acteurs de l'échiquier politique en Italie
Les principaux acteurs de l'échiquier politique en Italie Crédits : Vincent LEFAI, Sabrina BLANCHARD / AFP - AFP

Poussée spectaculaire des forces "anti-sytème", eurosceptiques et d'extrême droite en Italie, un nouveau paysage qui rime avec blocage : Les Italiens ont voté, hier, pour renouveler la Chambre des députés et le Sénat. Selon des résultats encore partiels, les partis qui se présentent comme "anti-système" enregistrent une nette poussée. Dans la coalition de droite qui arrive en tête des élections législatives et sénatoriales, la Ligue, parti d'extrême droite, devance pour la première fois son allié de droite, Forza Italia de Silvio Berlusconi. Leur coalition recueillerait entre 30 et 41% des voix selon les projections. La Ligue avait martelé, dans cette campagne émaillée de violence contre les migrants, un discours anti-immigration et méfiant à l'égard de "Bruxelles", dans un pays en proie à l'euroscepticisme et où quelque 690.000 migrants ont été accueillis depuis 2013. Le tweet, hier, de Marine Le Pen, "L'Union européenne va passer une mauvaise soirée" s'est donc vérifié dans les urnes. Quant au mouvement 5 Etoiles, fondé par l'humoriste Bepe Grillo, il devient le premier parti politique en Italie. La coalition de centre gauche au pouvoir autour du Parti démocrate de l'ancien président du Conseil Matteo Renzi arrive troisième. Mais faute de majorité, le scénario qui se dessine, c'est un blocage politique en Italie. Les deux chambres du nouveau Parlement siégeront pour la première fois le 23 mars prochain. Les discussions formelles en vue de constituer un gouvernement ne devraient pas commencer avant début avril. Analyse de Mathilde Imberty, notre correspondante à Rome et focus sur la coalition de droite et d'extrême droite avec notre envoyé spécial à Milan, Olivier Poujade, avec Raymond Albouy à la technique.

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Un premier convoi humanitaire de l'ONU doit tenter, aujourd'hui, de faire parvenir de l'aide aux habitants de la Ghouta orientale en Syrie, où le président  Bachar al-Assad s'est dit déterminé à poursuivre son offensive contre les insurgés : Les bombardements ont fait 659 morts depuis le 18 février. Les forces pro-gouvernementales syriennes ne seraient plus qu'à 3km environ de la ville de Douma. Correspondance d'Omar Ouahmane.

La Syrie et le nucléaire iranien au programme de la visite de Jean-Yves Le Drian, aujourd'hui à Téhéran : Le chef de la diplomatie française va tenter de sauvegarder l'accord sur le nucléaire tout en demandant des gages à l'Iran sur son programme balistique et ses ambitions régionales. Téhéran fait par ailleurs face à un défi intérieur, depuis deux mois : des femmes s'élèvent contre le port obligatoire du voile en public.   C'est le Choix de la rédaction à suivre,dans le journal de 7h30.

Les portes du salon de l'Agriculture à peine refermées, hier à Paris, la profession a déjà le regard tourné vers la PAC2020 : Le 55e salon de l'Agriculture s'est achevé, hier soir, avec une fréquentation en forte hausse ; plus de 672.000 visiteurs soit 50.000 de plus cette année, par rapport à 2017. Curieux et politiques se sont bousculés dans ce salon, alors que le modèle agricole français est en pleine mutation : traité commerciaux internationaux type Mercosur, réforme de la carte des zones agricoles défavorisées, revenu des agriculteurs, etc. La profession a déjà le regard tourné vers la PAC2020. Qu'en attendent les agriculteurs ? Reportage d'Anne-Laure Chouin.

Les principaux lauréats de la 90e cérémonie des Oscars
Les principaux lauréats de la 90e cérémonie des Oscars Crédits : Gal ROMA, Laurence CHU / AFP - AFP

La 90e cérémonie des Oscars marquée par les suites de l'affaire Weinstein et la question de la diversité : Le réalisateur mexicain Guillermo del Toro, qui a remporté  l'Oscar du meilleur film et celui du meilleur réalisateur pour son conte fantastique "La Forme de l'eau", a tenu à se présenter, sur scène, comme un "immigré". Et de déclarer, "Je trouve que la plus belle chose que produit notre art et notre industrie, c'est d'effacer les lignes dans le sable"."Nous devrions continuer à faire ça, quand le monde voudrait les faire plus profondes." a t-t-il affirmé, en référence à Donald Trump, qui durcit la politique migratoire aux Etats-Unis.  Frances McDormand, Oscar de la meilleure actrice pour "3 Billboards, Les panneaux de la vengeance", a fait lever son auditoire, et appelé les hommes d'Hollywood à s'intéresser davantage aux projets portés par des femmes. Au palmarès encore,  Gary Oldman remporte l'Oscar du meilleur acteur pour "Les heures sombres". Le compositeur français Alexandre Desplat décroche son deuxième Oscar pour la bande-originale de "La Forme de l'eau". A noter encore, Jordan Peele, cinéaste noir, a reçu l'oscar du meilleur scénario original, pour son film d'horreur "Get Out", qui critique le racisme bien-pensant. Il a remercié sa mère "qui [lui] a appris à aimer même face à la haine".

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