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Le Premier ministre Edouard Philippe

Une main "tendue mais ferme" selon Matignon : Edouard Philippe reçoit les syndicats de cheminots pour discuter de la dette, sans toucher à la réforme de la SNCF

12 min

Une longue journée de réunions à Matignon à propos de la SNCF : le Premier ministre Edouard Philippe reçoit les différents acteurs du système ferroviaire pour des entretiens bilatéraux, à commencer par les syndicats de cheminots, une première depuis le début du conflit ferroviaire.

Le Premier ministre Edouard Philippe
Le Premier ministre Edouard Philippe Crédits : Vincent LOISON / AFP / POOL - AFP

Une longue journée de réunions à Matignon à propos de la SNCF : Le Premier ministre Edouard Philippe reçoit les différents acteurs du système ferroviaire pour des entretiens bilatéraux, à commencer par les syndicats de cheminots, pour discuter, notamment, de la dette du ferroviaire mais sans toucher à la réforme de la SNCF. L'UNSA ouvre le bal à 8h, ce matin. Ce dialogue, inédit à ce niveau, - jusqu'à présent c'était la ministre des Transports qui gérait le dossier, - n'empêchera pas un 8e épisode de la grève "en pointillés" à la SNCF, à partir de ce soir 20h et jusqu'à jeudi 7h55. Les discussions à Matignon s'annoncent tendues. Reportage de Raphaël Ebenstein.

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Autre conflit social, également regardé de près par le gouvernement : 14e journée de grève pour les salaires, aujourd'hui, chez Air France, depuis le mois de février. Si le trafic s'améliore, avec près de 85% des vols maintenus aujourd'hui, en raison d'une moindre mobilisation chez les pilotes, l'avenir reste incertain. L'intersyndicale doit se réunir, cet après-midi, pour acter de nouveaux préavis de grève ou, au contraire,  suspendre le mouvement. C'est le souhait de la direction,  alors que le conflit a coûté 300 millions d'euros à la compagnie aérienne, depuis le mois de février.  La direction explique qu'aucune négociation ne peut s'"engager" actuellement, car il faut trouver un successeur, après le 15 mai à Jean-Marc Janaillac. Le PDG d'Air France a annoncé sa démission vendredi, après le rejet, par les salariés, du projet de sortie de crise de la direction.

Le parti islamiste Ennahdha serait légèrement en tête des élections municipales, en Tunisie : Ennahda prendrait la capitale, Tunis  et recueillerait 25% des voix au niveau national, talonné par le parti présidentiel Nidaa Tounès, donné à 22% par un institut de sondages, loin devant les autres formations tunisiennes.  Il s'agissait des premières élections municipales libres, sept ans après la révolution de Jasmin et la chute de Ben Ali. Pourtant, seuls 3 électeurs sur 10 se sont déplacés aux urnes, hier, en Tunisie, signe des désillusions de tout un pays où le chômage, à 15% au niveau national, grimpe à 30% chez les jeunes. Reportage à suivre dans le journal de 7h30

En Turquie, le président Recep Tayyip Erdogan a promis, hier, de lancer de nouvelles opérations militaires et d'élever la Turquie au rang de "puissance globale", en dévoilant sa profession de foi pour les élections présidentielle et législatives de juin prochain. A moins de 50 jours du double scrutin anticipé (le 24 juin), le président turc a, comme à son habitude, fait, hier, un long discours, mêlant questions de politique intérieure et dossiers litigieux à l’étranger, décochant aux passages, quelques flèches aux capitales européennes et à Washington. Correspondance à Istanbul d'Alexandre Billette.

Téhéran met en garde, une nouvelle fois, les Etats-Unis et leur président Donald Trump en cas de dénonciation de l'accord nucléaire iranien le 12 mai prochain.   Les Américains "regretteront comme jamais dans l'Histoire" de sortir de l'accord de Vienne, a déclaré, hier, le président iranien Hassan Rohani. L'Iran affirme disposer de plans pour faire face à une éventuelle dénonciation du texte de 2015. Simple mise en garde ou véritable menace ? Décryptage avec Thierry Coville, spécialiste de l'Iran, chercheur à l'IRIS (Insitut de relations internationales et stratégiques", joint par Olivier Poujade.

Semaine à hauts risques, en Arménie : Malgré ce qui apparaît comme la victoire de la "révolution de velours" la semaine dernière,  le pays n’est pas encore sorti de la crise politique. Certes, les députés du parti au pouvoir, de l’ancien Président Serge Sarkissian, ont promis d’élire, demain, l'opposant Nikol Pachinian au poste de Premier ministre. Mais la constitution rend extrêmement difficile la dissolution du Parlement, pourtant réclamée par la rue arménienne. Correspondance régionale, depuis Tbilissi, Régis Genté.

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